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vendredi, 21 août 2020 19:27

Crédit jeune entrepreneur : Une main tendue aux jeunes togolais face aux difficultés de financements classiques

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Si bon nombre de pays africains affichent étonnamment des taux de chômage parmi les plus bas au monde, la Banque africaine de développement (BAD) recommande d’encourager davantage la création d’« emplois décents ».

 

Selon la Banque mondiale, les jeunes représentent 60 % de l’ensemble des chômeurs africains. Les gouvernements africains luttent contre le chômage à plusieurs niveaux et certains suggèrent pour cela d’encourager l’industrie ou encore de renforcer la formation professionnelle.

L’Organisation internationale du Travail (OIT) a signalé en 2016 que jusqu’à 70 % des travailleurs africains sont des « travailleurs pauvres », le taux le plus élevé dans le monde. Et l’organisation d’ajouter que « la part de jeunes travailleurs pauvres a augmenté de près de  80 % ces 25 dernières années ».

Bref, « le chômage des jeunes est une bombe à retardement ».

Que font les autorités togolaises pour accompagner les jeunes à sortir du chômage ?

Grâce aux réformes réalisées dans plusieurs secteurs, en l’occurrence le secteur économique, ceci combiné aux initiatives sociales prises en faveur du financement du secteur informel et de l'agriculture, le Togo a le taux de chômage le plus bas de l'Afrique de l'Ouest.  En effet, selon les chiffres rendus publics en 2015 à l'issue d'une étude Questionnaire des indicateurs de base du bien-être (QUIBB), seulement 3,4% de togolais sont au chômage et le taux de sous-emploi se stabilise à 24,9%.

 

La solution à la problématique du chômage passe par le souci de financement des jeunes entrepreneurs et ainsi à chaque Togolais de jouer sa partition dans le développement national.

Pour faciliter l’accès aux sources de financement aux jeunes togolais, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) a été lancé en octobre 2012, géré par le ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de la Jeunesse. Il met à la disposition des jeunes entrepreneurs des services non financiers (formation, renforcement de capacités, suivi-évaluation) et financiers comme les garanties de financement et le Crédit jeune entrepreneur (CJE). En quoi consiste ce dernier ?

Le nom est assez évocateur. Le Crédit jeune entrepreneur a été lancé en octobre 2013, fruit d’une collaboration entre le Faiej et 05 institutions de microfinance réparties sur le territoire. Le CJE offre un accompagnement financier aux jeunes dans l’établissement et le démarrage de leurs projets d’entreprise. C’est une main qui leur est tendue face aux difficultés de financements classiques qui exigent des garanties réelles et un apport élevé en fonds propres.

Il s’agit d’un système de prêt qui permet de financer à hauteur de 95% le coût total du projet avec un plafond limité à 2.500.000 francs CFA. Dans le cas d’une association de promoteurs, le plafond est fixé à 6.000.000. Le taux applicable est de 4,5% avec un différé maximum de six (06) mois et ce, selon la nature de l’activité, sur une durée maximale de trente-six (36) mois. Précisément, le jeune promoteur ne rembourse que les intérêts du différé, ceci pour lui éviter une lourde charge financière. Par ailleurs, une épargne d’un taux de 1,5% du montant total des investissements est réservée sur le compte du bénéficiaire pour renforcer ses capacités.

En ce qui concerne les modalités, il faut avoir bénéficié avec succès de la formation initiale du Faiej ou toute autre formation en techniques de création et gestion d’entreprise ; avoir un plan d’affaires bancable ; soumettre une demande de financement ; remplir une déclaration sur honneur ; fournir une caution morale ; avoir une garantie sociale ; accepter que le Faiej assure le suivi des activités jusqu’au remboursement intégral du crédit ; accepter les conditions du fonds en matière de recouvrement. Tout jeune âgé de 18 à 35 ans, porteur de plan d’affaires certifié Faiej peut bénéficier du Crédit jeune entrepreneur (CJE).

Le crédit couvre tous les secteurs d’activités, principalement le secteur agricole, la transformation agro-alimentaire, la production céréalière, l’artisanat, les technologies de l’information, de la communication et des énergies renouvelables.

Les jeunes entrepreneurs profitant de tous ces mécanismes de financement qu’offre le gouvernement pourront toujours booster leurs entreprises avec les diverses réformes menées par la Cellule Climat des Affaires (CCA) dont l’enjeu majeur consiste à faire du Togo, la destination privilégiée des investissements à l’effet de financer le plan National de Développement (PND 2018-2022).

Lu 303 fois Dernière modification le vendredi, 21 août 2020 20:01

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