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mardi, 28 juillet 2020 16:33

Mali: La coalition d'opposants M5-RFP réaffirme "les propositions de la Cédéao ne semblaient pas répondre aux attentes de l'opposition ni à la volonté du peuple malien"

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Au lendemain de l'adoption d'un plan de sortie crise au Mali par le sommet extraordinaire de la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), la coalition d'opposants au Mali M5-RFP «exige plus que jamais» la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta, a-t-elle indiqué mardi 28 juillet dans un communiqué.

 

«Le M5-RFP, réaffirmant sa détermination à mener son combat pour sauver le Mali menacé de disparition en tant qu'Etat, Nation, Démocratie et République laïque, exige plus que jamais la démission de M. Ibrahim Boubacar Keïta et de son régime qui portent l'entière responsabilité de cette sinistre perspective pour notre pays», indique le mouvement qui mène depuis juin la contestation.

Les dirigeants de la contestation au Mali, dont la figure de proue est l'influent imam Mahmoud Dicko, ont jusqu'à présent refusé d'intégrer un quelconque gouvernement, en soulignant que les problèmes de mal-gouvernance dépassaient les simples questions électorales.

Le 27 juillet par visioconférence, la Cédéao a menacé de sanctions ceux qui s'opposeront à son plan de sortie de crise au Mali, qui prévoit le maintien au pouvoir du président Keïta, mais prône la constitution rapide d'un gouvernement d'union nationale et des élections législatives partielles.

« Les quinze chefs d'État de la Cédéao ont prévu un régime de sanctions contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation, à mettre en œuvre avant vendredi », a déclaré en conclusion des travaux le président en exercice de l'organisation régionale, le chef de l'État nigérien Mahamadou Issoufou.

« Les membres du Conseil de sécurité ont exhorté les parties maliennes à suivre ces recommandations sans délai afin de surmonter les tensions, de donner la priorité au dialogue et de s'abstenir de tout acte susceptible d'alimenter les tensions et de menacer l'Etat de droit », selon un communiqué des Nations unies.

Les dirigeants ouest-africains demandent de mettre tout en œuvre pour obtenir la démission immédiate des 31 députés dont l'élection est contestée, y compris le président du Parlement.

Autres recommandations, la recomposition rapide de la Cour constitutionnelle, la mise en place d'un gouvernement d'union nationale avec la participation de l'opposition et de la société civile.

Mais cela ne semble pas suffisant pour l'opposition : le porte-parole du Mouvement du 5-Juin, Nouhoum Togo, a souligné que les propositions de la Cédéao ne semblaient pas répondre aux attentes de l'opposition ni à la volonté du peuple malien.

Lu 159 fois Dernière modification le mardi, 28 juillet 2020 17:06

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