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lundi, 27 juillet 2020 13:33

Visioconférence sur la crise malienne : Le président Ivoirien Alassane Ouattara, « Nous sommes de tout cœur avec le peuple malien mais nous n’accepterons pas le désordre »

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Les chefs d'Etat de la CEDEAO à Bamako le 23 juillet 2020 Les chefs d'Etat de la CEDEAO à Bamako le 23 juillet 2020

L’ampleur de la crise malienne dans la sous-région a obligé le 23 juillet une importance délégation de cinq chefs d’États de région Nigeria, Niger, Côte d’Ivoire, Ghana et Sénégal a tenté une médiation  afin de trouver un accord entre le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) et les protestataires.

 

Malgré leur détermination, les pourparlers n'ont pas trouvé une solution consensuelle à la crise face aux protestataires qui campent sur leur position ; « la démission du président IBK ».

L’échec de la médiation a suscité un sommet extraordinaire de l'Afrique de l'Ouest ce lundi 27 juillet par visio-conférence avec pour objectif ; faire un compte-rendu à l'ensemble des chefs d'Etat de la Cédéao et prendre les «mesures fortes pour accompagner le Mali.

Ce lundi, les chefs d’Etat de la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ne sont pas passés par mille chemins pour appeler une fois le peuple malien à un sursaut national.

Le président en exercice de la Cédéao, le président nigérien Mahamadou Issoufou, a estimé que la résolution de crise politique qui ébranle le Mali «exige une union sacrée de tous les Maliens», à l'ouverture du sommet virtuel des États d'Afrique de l'Ouest. «La situation nous interpelle tous, mais elle interpelle au premier chef tous les Maliens. Cette situation exige d'eux un sursaut national. Elle exige l'union sacrée de tous les Maliens», a déclaré M. Issoufou, dans un communiqué de la présidence du Niger.

Pour le président Ivoirien Alassane Ouattara, « Nous sommes de tout cœur avec le peuple malien mais nous n’accepterons pas le désordre ». Avant de faire la proposition qu’il serait souhaitable que les députés élus démissionnent pour une nouvelle élection apaisée. « Aucune violence et trouble ne sera accepté et nous demandons aux maliens de respecter les approches de solutions de la CEDEAO pour une sortie de crise », a-t-il ajouté selon le correspondant de RFI à Niamey.

IBK, le président accuse d’ores et déjà l’imam Dicko, leader de la contestation de manipuler les maliens en exigeant sa démission et la déstabilisation des institutions de la république.

« L’imam Dicko souhaite ma démission afin de remettre le pays entre les mains de la secte islamique. Il manipule le peuple malien », a indiqué IBK.

En tout cas, IBK peut compter sur le soutien des chefs d’Etat de la sous-région qui ne veulent pas entendre parler de la démission du « président malien démocratiquement élu » pour son second mandat avec 67,17% des suffrages en 2018.

Par ailleurs, un soutien de taille à la CEDEAO, c’est la France, lourdement engagée militairement au Mali avec la force antidjihadiste Barkhane de plus de 5.000 hommes.

Dans un communiqué du 24 juillet, le ministère français des Affaires étrangères a salué la forte implication de la Cédéao et sa décision de tenir un sommet extraordinaire ce lundi 27 juillet. «La France reste cependant préoccupée par le retard pris dans la mise en œuvre des recommandations déjà émises», poursuit le Quai d'Orsay, estimant qu'elles permettraient de «rétablir la légitimité des institutions mises en cause, la Cour constitutionnelle et l'Assemblée nationale» et de «répondre aux demandes de l'opposition et la société civile, dans le strict respect de la Constitution». La France «appelle donc l'ensemble des parties à faire preuve de responsabilité et à s'engager dans un dialogue sincère pour aboutir à des mesures consensuelles avant l'échéance du 31 juillet fixée par la Cédéao».

Rappelons que la Cédéao a notamment proposé le 19 juillet la formation d'un gouvernement d'union nationale et d'une nouvelle Cour constitutionnelle sur une base consensuelle chargée de résoudre le litige autour des résultats des législatives de mars-avril.

Lu 167 fois Dernière modification le lundi, 27 juillet 2020 14:39

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