Date du jour :

Aujourd'hui = 2799 / Hier = 6592 / Cette semaine = 43612 / Ce mois = 55558 / Total = 1192189

vendredi, 10 juillet 2020 16:40

Filière cotonnière : Le Groupe OLAM s’engage à renforcer la capacité de la NSCT et accroitre simultanément les moyens de subsistance des petits producteurs de coton du Togo

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Les députés togolais le 29 juin 2020 à l'hémicycle ont autorisé le gouvernement à l'ouverture du capital de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) et  de rentrer en négociation avec le Groupe OLAM.

 

Pour les autorités togolaises, cette privatisation est en adéquation avec l'axe 2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022) qui vise une transformation agricole selon l'approche chaîne de valeur en vue de l'amélioration de la productivité pour atteindre la sécurité alimentaire, l'équilibre de la balance commerciale agricole, la création massive d'emplois décents pour les jeunes et l'augmentation des revenus des producteurs.

« OLAM salue le gouvernement du Togo de permettre l'investissement dans la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT). Nous sommes convaincus que le secteur du coton au Togo a des opportunités de croissance importantes qui pourront apporter des avantages aux communautés agricoles, ainsi que soutenir le développement agricole et économique du pays. Cet investissement renforcera la capacité de la NSCT de s'associer avec les producteurs de coton et ceux du secteur pur augmenter les volumes, améliorer les rendements et contribuer à atteindre le plein potentiel du coton togolais, sous la direction du gouvernement du Togo », lit-on dans un communiqué du Groupe OLAM le 08 juillet 2020.

Pour le gouvernement, il faut désormais aller à une superficie importante (aujourd’hui elle varie entre 1 et 10 hectares), une importante main d’œuvre pour la récolte, de gros camions pour le transport, des pistes pratiques, des magasins de conservation, des usines (ceux de Dapaong, Blitta et Tsévié ont fermés faute de stocks importants de coton et de coton de qualité pour faire face au marché international).

D’une part, par an il y a un besoin d’acheter des intrants pour sept à dix milliards ce que l’État n’arrive plus à faire, d’autre part, il faut appuyer les cotonculteurs financièrement pour faire face aux urgences que nécessite la culture du coton… face à ces besoins, l’État n’arrive plus à les satisfaire.

Autres motifs avancés par le gouvernement, il s’agit du raffermissement de l’encadrement avec un (01) conseiller agricole pour 400 producteurs contre (01) conseiller pour 1300 environ actuellement, renforcer la fourniture des informations météo et également délivrer des conseils adaptés via des solutions digitales.

 

Pour sa part, dans son plan d'investissement, le Groupe OLAM ambitionne la transformation du coton avec l'implantation des usines textiles au Togo.

Le Groupe OLAM, va aussi œuvrer avec l'Etat pour assurer la sécurisation de l'approvisionnement en intrants en vue de rendre disponibles à temps, en quantité en qualité des semences, des engrais, des pesticides et des services de mécanisation dont ont besoin les producteurs; réaliser l'aménagement de pistes afin de contribuer au désenclavement de certaines zones de production cotonnière tout en desservant d'autres spéculations agricoles facilitant le transfert de la production vers les centres d'agrégation et les unités de transformation; garantir dans une certaine mesure un prix planché rémunérateur sur une période aux producteurs.

Il s'agit donc d'insuffler un nouveau souffle au secteur du coton avec le Groupe OLAM.

Le secteur cotonnier apporte quatre (4) points à l'économie lorsque la production dépasse cent mille (100 000) tonnes.

En l'état actuel de la filière, il s'agit d'insuffler une énergie nouvelle et de faire venir un partenaire stratégique qui a de l'expérience, une expertise et les moyens pour investir dans cette filière qui mobilise 150.000 exploitants, pratiquement 500.000 personnes qui travaillent directement ou indirectement.

Le Gouvernement espère doubler la production de l’or blanc dans un délai de 03 ans. Le Togo qui ambitionne d’atteindre les 200 000 tonnes de coton-graines à l’horizon 2022, a enregistré une dernière campagne en deçà des objectifs, avec seulement 116 000 t récoltés sur 150 000 espérés.

« OLAM estime que la capacité de la NSCT peut être renforcée pour établir un partenariat avec les agriculteurs togolais afin d'augmenter le rendement, d'améliorer les revenus agricoles et de développer une relation mutuellement bénéfique pour accroitre simultanément les moyens de subsistance des petits producteurs de coton et développer le secteur du coton au Togo », précise le Groupe Olam dans son communiqué.

Pour ce fait, les principaux indicateurs de performances sur lesquels l'accent est mis afin de garantir une amélioration de l'ensemble de la filière sont entre autres, l'augmentation substantielle du revenu des cotonculteurs dans trois (3) ans; l'amélioration du rendement de la production de 600 kg/ ha aujourd'hui pour atteindre un niveau de performance d'au moins 900 à 1000 kg/ ha sur le court terme, avec le développement de la culture attelée et de noyaux d'élevage, en association avec d'autres spéculations telles que le soja et les cultures maraîchères au profit des producteurs vulnérables; le renforcement du parc industriel; la participation à la recherche développement pour une optimisation du schéma cultural, de l'utilisation des intrants et l'appui conseil; l'implication de la réhabilitation des pistes rurales cotonnières pour améliorer la collecte du coton graine et participer également au désenclavement des zones de production agricole.

OLAM va investir directement pour améliorer la production car l’État n’a pas de dettes envers les producteurs donc pas de charges pour OLAM.

Pour rappel, le capital actuel de la NSCT s’élève à 02 milliards FCFA, détenus à raison de 60% par l’Etat et 40% par les actionnaires.

Au terme du vote, l'Etat togolais qui mise sur le développement de l'industrie textile, ouvrira les négociations avec le groupe singapourien Olam afin de lui céder 51% et conserver 9% de participation dans le capital de la NSCT.

L’histoire Olam dure depuis 30 ans. Le groupe est devenu mondial de l'alimentation et de l'agro-industrie opérant dans plus de 60 pays avec un portefeuille de plus de 44 produits agricoles, outre le coton. le groupe Olam traite plus de 1,6 million de tonnes de coton par an et est le plus grand égreneur privé de coton au monde, avec plus de 27 usines d'égrenage et fournissant du coton à plus de 700 usines à travers le monde.

L’histoire d’Olam avec le coton a commencé au Nigéria en 1989.

Le groupe est présent depuis 2008 en Côte d'ivoire et travaille actuellement directement avec 350 000 petits producteurs de coton qui cultivent du coton sur 425 000 hectares à travers l'Afrique.

Le groupe est également présent au Tchad dans le but de relancer l'industrie du coton et de faire du Tchad l'un des principaux producteurs de coton africain de haute qualité. Plus de 250 000 agriculteurs ont planté du coton sur 250 000 hectares, rénové les 07 usines d'égrenage et redémarré le moulin à huile pour produire de coton pour la population locale et des gâteaux déshuilés pour les animaux.

Olam aide les communautés agricoles à améliorer leur capacité à cultiver plus de superficie en leur fournissant des outils agricoles et des animaux de trait.

Il est très important de préciser qu’il n’y aura de licenciement du personnel. Il y aura au besoin de nouveaux recrutements.

Lu 307 fois Dernière modification le vendredi, 10 juillet 2020 17:04

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.

Please publish modules in offcanvas position.