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lundi, 06 juillet 2020 20:55

Privatisation de la NSCT: La convention de concession se précise ce mardi

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Le 29 juin 2020 à l'hémicycle, les députés ont autorisé l'ouverture du capital de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT).

 Une semaine après, le gouvernement décide d'aller vite à la signature de la convention de concession, laquelle selon les informations se concrétisera ce mardi.

Qu’est ce qui a motivé cette privatisation?

L'adoption du projet de loi donne le quitus à l'État de rentrer en négociation avec le Groupe OLAM en vue de lui céder tout ou partie de sa participation dans le capital de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT).

Le vote dudit projet de loi est en adéquation avec l'axe 2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022) qui vise une transformation agricole selon l'approche chaîne de valeur en vue de l'amélioration de la productivité pour atteindre la sécurité alimentaire, l'équilibre de la balance commerciale agricole, la création massive d'emplois décents pour les jeunes et l'augmentation des revenus des producteurs.

Pour le gouvernement, il faut désormais aller à une superficie importante (aujourd’hui elle varie entre 1 et 10 hectares), une importante main d’œuvre pour la récolte, de gros camions pour le transport, des pistes pratiques, des magasins de conservation, des usines (ceux de Dapaong, Blitta et Tsévié ont fermés faute de stocks importants de coton et de coton de qualité pour faire face au marché international).

D’une part, par an il y a un besoin d’acheter des intrants pour sept à dix milliards ce que l’État n’arrive plus à faire. D’autre part, il faut appuyer les cotonculteurs financièrement pour faire face aux urgences que nécessite la culture du coton… face à ces besoins, l’État n’arrive plus aussi à les satisfaire.

Autres motifs avancés par le gouvernement, il s’agit du raffermissement de l’encadrement avec un (01) conseiller agricole pour 400 producteurs contre (01) conseiller pour 1300 environ actuellement, renforcer la fourniture des informations météo et également délivrer des conseils adaptés via des solutions digitales ;

Groupe OLAM ambitionne la transformation du coton

Le choix du Groupe OLAM fait suite à un voyage d'échanges des autorités dans quelques pays africains dans lesquels opère ledit Groupe notamment la Cote d'Ivoire et le Tchad du 11 au 13 mars 2020 avec des résultats probants.

Des rencontres de restitution ont été organisées à l’attention, aussi bien des producteurs de coton que du personnel de la NSCT. Il en ressort que les acteurs ont marqué leur accord pour l’entrée d’un partenaire stratégique, notamment le Groupe OLAM au sein de la filière pour induire un développement substantiel et durable.

Dans son plan d'investissement, le Groupe OLAM ambitionne la transformation du coton avec l'implantation des usines textiles au Togo.

Le Groupe OLAM, va aussi œuvrer avec l'Etat pour assurer la sécurisation de l'approvisionnement en intrants en vue de rendre disponibles à temps, en quantité en qualité des semences, des engrais, des pesticides et des services de mécanisation dont ont besoin les producteurs; réaliser l'aménagement de pistes afin de contribuer au désenclavement de certaines zones de production cotonnière tout en desservant d'autres spéculations agricoles facilitant le transfert de la production vers les centres d'agrégation et les unités de transformation; garantir dans une certaine mesure un prix planché rémunérateur sur une période aux producteurs.

Il s'agit donc d'insuffler un nouveau souffle au secteur du coton avec le Groupe OLAM.

Le secteur cotonnier apporte quatre (4) points à l'économie lorsque la production dépasse cent mille (100 000) tonnes.

« Nous veillerons à ce que les intérêts des travailleurs soient protégés et préservés, le développement de la marque "coton made in Togo" afin de jouir d’un différentiel de prix par rapport à la qualité », a laissé entendre Sani Yaya, ministre de l'économie.

En l'état actuel de la filière, M. Bataka a indiqué qu'il s'agit d'insuffler une énergie nouvelle et de faire venir un partenaire stratégique qui a de l'expérience, une expertise et les moyens pour investir dans cette filière qui mobilise 150.000 exploitants, pratiquement 500.000 personnes qui travaillent directement ou indirectement.

Par ailleurs, en arrivant à un accord avec l’opérateur, le Gouvernement espère doubler la production de l’or blanc dans un délai de 03 ans. Le Togo qui ambitionne d’atteindre les 200 000 tonnes de coton-graines à l’horizon 2022, a enregistré une dernière campagne en deçà des objectifs, avec seulement 116 000 t récoltés sur 150 000 espérés.

Pour ce fait, les principaux indicateurs de performances sur lesquels l'accent est mis afin de garantir une amélioration de l'ensemble de la filière sont entre autres, l'augmentation substantielle du revenu des cotonculteurs dans trois (3) ans; l'amélioration du rendement de la production de 600 kg/ ha aujourd'hui pour atteindre un niveau de performance d'au moins 900 à 1000 kg/ ha sur le court terme, avec le développement de la culture attelée et de noyaux d'élevage, en association avec d'autres spéculations telles que le soja et les cultures maraîchères au profit des producteurs vulnérables; le renforcement du parc industriel; la participation à la recherche développement pour une optimisation du schéma cultural, de l'utilisation des intrants et l'appui conseil; l'implication de la réhabilitation des pistes rurales cotonnières pour améliorer la collecte du coton graine et participer également au désenclavement des zones de production agricole.

OLAM va investir directement pour améliorer la production car l’État n’a pas de dettes envers les producteurs donc pas de charges pour OLAM.

Pour rappel, le capital actuel de la NSCT s’élève à 02 milliards FCFA, détenus à raison de 60% par l’Etat et 40% par les actionnaires.

Au terme du vote, l'Etat togolais qui mise sur le développement de l'industrie textile, ouvrira les négociations avec le groupe singapourien Olam afin de lui céder 51% et conserver 9% de participation dans le capital de la NSCT.

 Si la plupart des privatisations ont échoué au Togo, c’est la complicité entre le Conseil d’Administration (CA) et les investisseurs dans le respect strict du cahier de charge d’où la nécessité que le nouveau conseil CA pense réellement avec intégrité à la nation, notamment à l'amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs de la filière coton. Ceci nécessite, un CA où les togolais seront représentatifs et constitueront un contrepoids pour ne pas laisser les investisseurs faire à leur tête.

La vision du Président de la République se résume en la production, l’exportation et la transformation sur place avec à terme la construction d’une usine de filature ce que OLAM fera.

Il est très important de préciser qu’il n’y aura pas  de licenciement du personnel. Il y aura au besoin de nouveaux recrutements.

Lu 340 fois Dernière modification le lundi, 06 juillet 2020 23:20

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