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vendredi, 26 juin 2020 12:55

Environnement des affaires: Pourquoi les investisseurs doivent choisir le Togo ?

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Avec dans le viseur, la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022) et un taux de croissance de 7,6%, le Togo compte mobiliser les 2/3 des ressources nécessaires, soit environ 3000 milliards de francs CFA (5,4 milliards $),  auprès du secteur privé sur 4622,2 milliards FCFA (environ 8,3 milliards $).

 

Les dépenses d’investissement public, quant à elles, sont attendues à 1623,1 milliards de FCFA (2,9 milliards $), représentant 35% du coût global.

Ainsi, donc, dans l’amélioration de l’environnement des affaires, le Togo n’a aucunement l’intention de se reposer sur ses lauriers. Au contraire, l’ambition est de poursuivre davantage sa dynamique.

Le Président de la République, Faure Gnassingbé l’a rappelé dans un entretien avec FDI Intelligence, consacré à ses priorités pour le prochain mandat. « Notre pays est résolument déterminé à adopter une série de réformes. L'objectif est de rendre l'environnement des affaires plus attractif, de mobiliser davantage d'investissements et de réaliser une forte croissance économique à moyen terme », a affirmé le Chef de l’Etat.

Pour lui, « l'engagement politique, le pragmatisme et le leadership des plus hautes autorités du pays » ont été les catalyseurs de l’amélioration du climat des affaires et de l’attraction des investissements directs étrangers (IDE) au Togo.

Avec un PIB de 5,3 milliards de dollars pour une population estimée à 7,4 millions d’habitants, le Togo qui enregistre un PIB par habitant de 672 dollars, appartient à la catégorie des pays les moins avancés. En termes de ventilation sectorielle, le secteur primaire contribue à 24,4% à la formation du PIB ; le secteur secondaire qui repose en particulier sur l’industrie du ciment, l’extraction des phosphates et les boissons, représente 15,6% ; les services centrés autour du commerce, de l’activité portuaire, aéroportuaire et bancaire contribuent à hauteur de 43,9% ; le solde (16,1%) étant constitué des impôts et taxes. Ces dernières années, les indicateurs sont davantage convenables, ce qui attire beaucoup de partenaires vers le pays.

Le clinker (environ 13% des recettes d’exportation), le phosphate (10%) et le coton fibre sont les trois principaux produits d’exportation. La mise en service en octobre 2014 de nouveaux quais pour la manutention conteneurisée font du port autonome de Lomé, une plateforme de transbordement de premier plan dans la sous-région.

Par ailleurs, le climat des affaires au Togo, tel que jaugé par le classement Doing Business 2019, s’est nettement amélioré avec un gain de 40 places. Il s’agit de la plus importante progression comptabilisée au niveau du continent africain sur l’année, ce qui a permis au pays de se hisser à la 97ème place mondiale sur 190 pays évalués.

L’économie est marquée par une légère augmentation du taux de croissance. En 2018, il a atteint 4,9% puis 5,3% en 2019 et devrait atteindre 5,5% en 2020. A long terme, si les changements structurels de l’économie tels qu’esquissés dans le Programme national de développement (PND) interviennent et si l’investissement privé est de taille, le potentiel de croissance pourrait atteindre les 7%. L’inflation a été très modérée en 2018 (0,9%) en moyenne annuelle après un résultat négatif en 2017 (-0,2%).

Depuis 2016, les autorités ont conduit une politique constante de réduction du déficit public qui est passé de 9,5% du PIB en 2016 à 2,9% en 2019 et à une prévision de 1,9% pour 2020. Ce résultat a pu être atteint grâce à une difficile mobilisation additionnelle des revenus fiscaux (17,6% en 2019 contre 16,7% du PIB en 2016) et à la contraction de l’investissement public, passé de 13,8% du PIB en 2016 à 10,1% en 2019.

Un accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) a permis au Togo de rétablir les équilibres macro-économiques. L’objectif principal de ce compromis est de ramener la dette publique à un niveau soutenable. De fait, la dette publique, dont le périmètre inclut celle des sociétés publiques, poursuit sa décrue avec un chiffre de 70% du PIB en fin d’année 2019 (contre 81,1% vers la fin de 2016) et un passage sous la barre des 70%, correspondant à la norme Uemoa, en 2020.

Face à ce choc sanitaire mondial, le Togo doit être innovant tout simplement dans la recherche des financements au moment où l’Afrique sera dans une récession économique qu’elle n’a jamais connue depuis 25 ans selon le FMI.

En tout cas, le Togo est un pays dynamique par l’engagement des autorités à aller à l’assainissement dans la gestion des finances. Le pays dispose d’un certain nombre d‘atouts c’est-à-dire de la confiance des bailleurs.

En s’intéressant davantage au secteur privé, le Togo veut aussi passer en revue toutes les préoccupations du monde des affaires afin de permettre au secteur d’être un véritable levier de croissance économique, aux côtés des pouvoirs publics.

« Nous sommes fermement résolus à faire du secteur privé l'acteur clé et le moteur de notre économie en lui accordant une grande attention et en faisant preuve de flexibilité et de souplesse dans la gestion de nos partenariats », a indiqué Faure Gnassingbé.

Lu 141 fois Dernière modification le vendredi, 26 juin 2020 13:04

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