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mardi, 02 juin 2020 14:38

Mort de l’afro-américain George Floyd : En portant des critiques sur les principes démocratiques des pays faibles, les États-Unis doivent défendre premièrement les droits de l’Homme

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Une vidéo du 25 mai présente les images d’un policier de Minneapolis qui maintient un homme au sol en appuyant son genou sur son cou jusqu’à ce qu’il ne puisse plus respirer.

 

Le monde entier est indigné face à cette bavure policière aux États-Unis qui a conduit à la mort de l’afro-américain George Floyd. Les manifestations ne semblent outre mesures faiblir et désormais plus de 140 villes du pays sont en émeutes depuis les années 60.

Même si le président Trump, lors de sa première prise de parole sur cette bavure policière et les manifestations qui s’en sont suivies, promet de mettre rapidement fin aux émeutes qui ne traduisent que la colère, l’indignation et la frustration de la population, tout semble indiquer qu’il risque de mettre de l’huile sur le feu lorsqu’il qualifie ces manifestations légitimes d’une « terrorisme intérieur ».

 « Je mobilise toutes les ressources fédérales, civiles et militaires, pour stopper les émeutes et pillages, destructions et incendies. Et protéger les droits des Américains, y compris le 2ème amendement. Si une ville ou un État refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants, alors j’enverrai l’armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux», a déclaré Donald Trump.

Une telle déclaration de résoudre ce problème social par la force face aux manifestants aux mains nues au lieu de dénoncer la bavure policière a surpris les associations de défense des droits de l’homme.

« Nous sommes révoltés que, près de six années après qu’Eric Garner a prononcé les mots “je ne peux plus respirer” en étant tué par la police de New York, des policiers semblent n’avoir toujours pas appris à écouter l’appel à l’aide d’une personne. La vie de cet homme comptait, comme celles d’Eric Garner, de Michael Brown, d’Akai Gurley, de Tamir Rice, de Breonna Taylor et de trop nombreuses autres personnes. Les policiers sont censés protéger la vie, et ce principe a été ignoré par des agents qui ont privé des personnes noires de leur humanité. La police de Minneapolis doit être amenée à rendre compte de ce recours à la force meurtrière, qui est aussi probablement contraire à sa propre politique.», a déclaré Kristina Roth, responsable du programme Justice pénale au sein d’Amnesty International États-Unis.

Le pays de l’oncle démontre encore une fois que le respect des droits humains a du plomb dans les ailes pour le respect des droits des paisibles citoyens. Trump en qualifiant les manifestants de « terrorisme intérieur », ne fait  que raviver la flamme de la révolte d’une minorité impunément méprisée dans un « grand pays démocratique ».

C’est triste tout simplement, quel exemple de démocratie apprend-t-on aux pays en développement et dont l’appareil démocratique est faible.

« Les Etats-Unis sont responsables de nombreuses catastrophes humanitaires dans le monde », selon le Bilan des violations des droits de l'homme aux Etats-Unis en 2019 publié en mars 2020.

De nombreux diplomates américains à l’instar de Eric Stromayer, au Togo s’érige en donneur de leçon sur les principes de la démocratie semant du trouble dans l’esprit des togolais après la publication des résultats du scrutin présidentiel du 22 février 2020.

La démocratie, c’est avant tout le respect des textes que le peuple s’est donné

Légalement, les droits de l’Homme au sein des États-Unis sont ceux reconnus par sa constitution, par les traités ratifiés par le Sénat ainsi que quelques droits articulés par le Congrès.

« Rien n’est plus fondamental pour notre identité nationale que notre foi dans les droits et la dignité de tout être humain », a déclaré le secrétaire d’État américain, Michael Pompeo, en annonçant la publication des rapports. « Nous savons tous que le droit à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur n’appartient pas seulement aux Américains. Il appartient à tout le monde, partout. ».

En portant des critiques sur les principes démocratiques des pays faibles, les États-Unis doivent défendre premièrement les droits de l’Homme

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