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mardi, 19 mai 2020 13:51

Entrepreneuriat : A 25 ans, Olubunmi A.Yahya est devenue millionnaire grâce à la vente de poisson fumé en sachets

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Les pays africains doivent faire face à un immense défi en matière de création d’emplois. Déjà, 60 % des jeunes Africains seraient sans emploi. Et chaque année, plus de 10 millions de jeunes actifs entreront sur le marché du travail.

 

L’entrepreneuriat, l’arme antichômage pour les jeunes Africains? Les jeunes diplômés sont les plus touchés par le chômage du fait de l’incohérence entre les filières proposées et les besoins des employeurs, ainsi que par le manque de stimulation des capacités entrepreneuriales dans les cursus.

« Doter un jeune de réelles compétences techniques, c’est en faire un potentiel chef d’entreprise capable de créer des emplois », relève l’ancien directeur général du 2iE.

Et s’il est vrai qu’en Afrique, l’entrepreneuriat ne pourra résorber à lui seul le chômage des jeunes, l’initiative privée entreprise par certain jeune fait montre de modèles encourageants sur le continent.

« Olubunmi Aderinsola Yahya est un exemple parmi tant d’autres. La jeune entrepreneure est la fondatrice de Bspice Products and Services Limited, une entreprise qui élève et commercialise du poisson sous formes diverses et des produits dérivés. Du poisson fumé en sachet, en poudre et de l’huile de poisson. Lors de ses études en aquaculture à l’université d’Ibadan au Nigéria, elle constate que cette filière n’est pas très prisée par les jeunes de sa génération. Pour améliorer l’image du secteur, elle se donne pour objectif de le moderniser en proposant du poisson transformé. Elle mise sur l’emballage du poisson fumé, généralement vendu dans les marchés sans emballage », lit-on sur le site agenceecofin.

Olubunmi Aderinsola Yahya s’inspire d’une expérience académique qui permettait aux étudiants de cette filière de monter de petits projets de vente de poisson pour se faire une clientèle et créer son entreprise. Aujourd’hui, la jeune femme emploie plusieurs personnes et exploite six étangs d’une capacité d’environ 1 500 silures. Grâce à son initiative de proposer du poisson fumé dans un emballage industriel, la filière de l’aquaculture à l’Université d’Ibadan a réussi à attirer de nouveaux étudiants et à nouer des partenariats avec des organisations de développement.

« Quand j’ai commencé, j’ai présenté mes produits à la clientèle existante. Plus tard, j’ai étendu mes livraisons aux supermarchés. Environ 60 millions d’acheteurs au Nigeria utilisent les médias sociaux. C’est un grand marché et c’est ainsi que nous avons pénétré et poussé nos produits à travers nos connexions aux médias sociaux », explique Olubunmi Aderinsola.

Dans l’ensemble, BSpice Fish produit et commercialise du poisson fumé et d’autres produits de poisson transformés tels que le Fish Snack Pack, l’huile de poisson, la poudre de poisson, les épices de poisson et le poisson-chat en morceaux. Au fur et à mesure que sa clientèle s’est élargie, elle a diversifié ses produits. Aujourd’hui, elle transforme et conditionne également d’autres produits qui permettent de cuisiner des mets locaux comme ‘’l’okro’’, ‘’l’ogbono’’ et la soupe ‘’egusi’’.

Le revenu mensuel est maintenant estimé entre 2 et 2,5 millions de nairas pour le poisson-épice B. Il s’agit d’environ (4 000 USD).

Entreprendre c'est prendre la décision de devenir un acteur dans l'économie de son pays, c'est décider de changer la balance des charges financières de son pays.

Lu 328 fois Dernière modification le mardi, 19 mai 2020 14:32

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