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mardi, 12 mai 2020 17:31

Covid-19/CEA : La date d’entrée en vigueur du 1er juillet 2020 dans le cadre de la ZLECA a été reportée au moins au 1er janvier 2021

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Selon les prévisions, à compter du 1er juillet 2020, les droits de douane sur 90 % des biens échangés entre États parties à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) doivent être réduits par tranches annuelles égales jusqu'à ce ces droits soient éliminés dans les cinq ans pour les pays ne faisant pas partie des PMA et dans les 10 ans pour les PMA.

 

Malheureusement, compte tenu de l’urgence pour les gouvernements de consacrer leurs efforts à sauver des vies contre le COVID-19, la date d’entrée en vigueur du 1er juillet 2020 dans le cadre de la ZLECA a été reportée au moins au 1er janvier 2021.

« Il n'est évidemment pas possible de commencer le commerce comme nous l'avions prévu le 1er juillet dans les circonstances actuelles. Toutefois, l'engagement politique demeure, la volonté politique demeure d'intégrer le marché africain et de mettre en œuvre l'accord comme prévu », a déclaré Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf en avril dernier.

Le Directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce, à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), M. Stephen Karingi affirme qu’un tel retard offre une fenêtre d’opportunité pour une réflexion créative sur la façon dont la ZLECA peut être reconfigurée pour refléter les nouvelles réalités et les risques du 21ème siècle, déclarant que « cela est nécessaire pour mieux positionner l’économie africaine face aux futurs chocs défavorables émanant de nouveaux virus et du changement climatique, entre autres ».

Il souligne la nécessité de maintenir l’élan et l’ambition de la ZLECA qui existaient avant l’arrivée du COVID -19. Cela, dit-il, permettra à l’Afrique de récupérer et de renforcer sa résilience à long terme.

David Luke, Coordinateur du Centre africain pour la politique commerciale, réitère la nécessité pour l’Afrique de diversifier ses sources de chaînes d’approvisionnement, déclarant que « même les pays développés qui ne dépendent que d’un ou deux pays pour des parties critiques de leurs chaînes d’approvisionnement parlent maintenant de localiser la production ».

Le COVID-19 a mis en lumière le statut sous-développé des chaînes d’approvisionnement et de valeur africaines et la diversification des chaînes d’approvisionnement s’intègre très bien dans le programme d’industrialisation que l’Afrique possède déjà.

« Nous devons réfléchir de manière créative à la manière dont nos cadres de développement existants peuvent être adaptés aux nouvelles opportunités générées par cette crise. Le COVID-19 a souligné l'importance des technologies numériques et les États membres devraient envisager que les négociations préalables sur le commerce électronique coïncident avec les négociations de phase II étroitement liées de la ZLECA», a fait savoir l’expert du commerce à la CEA.

Entrée en vigueur en mai 2019 après de nombreuses et longues négociations entre les Etats, la concrétisation de la Zlecaf devrait notamment créer en Afrique le plus grand bloc commercial régional au monde de plus d'1,3 milliard de consommateurs et cumulant une production annuelle de 2 220 milliards de dollars.

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) révèle que l'instauration de la zlecaf pourrait faire augmenter de 3% maximum le PIB de la plupart des pays du Continent, grâce surtout à la suppression des droits de douane et à la simplification des règles d'origine.

 

 

Lu 161 fois Dernière modification le mardi, 12 mai 2020 17:45

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