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samedi, 02 mai 2020 12:12

Nouveau quinquennat de Faure Gnassingbé : Le PND comme un guide, et le Partenariat public-privé, gage de croissance économique

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Fortifié par ses performances lors des deux (02) dernières publications du Doing Business (2019 et 2020) dans lesquelles il a gagné cinquante-neuf (59) places, le Togo veut maintenir le cap des réformes au cours des cinq (05) prochaines années sous la houlette du chef de l’Etat, nouvellement réélu.

 

Avec la pandémie du covid-19 qui a des conséquences inévitables sur toutes les prévisions il est évident que le pays procédera à de nécessaires réajustements et reverra ses ambitions à la baisse.

Dans un récent entretien avec FDI Intelligence, le chef de l’Etat a attribué les récents succès du pays en matière de facilitation des affaires et l’attrait des Investissements directs étrangers (IDE) au Togo, à l'engagement politique, le pragmatisme ainsi que le leadership des plus hautes autorités du pays.

« Notre pays est résolument déterminé à adopter une série de réformes. L'objectif est de rendre l'environnement des affaires plus attractif, de mobiliser davantage d'investissements et de réaliser une forte croissance économique à moyen terme », a affirmé le Chef de l’Etat. Pour lui, « l'engagement politique, le pragmatisme et le leadership des plus hautes autorités du pays » ont été les catalyseurs de l’amélioration du climat des affaires et de l’attraction des investissements directs étrangers (IDE) au Togo.

Avec dans le viseur la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022) et un taux de croissance de 7,6%, le Togo compte mobiliser les 2/3 des ressources nécessaires, soit environ 3000 milliards de francs CFA (5,4 milliards $),  auprès du secteur privé sur 4622,2 milliards FCFA (environ 8,3 milliards $). Les dépenses d’investissement public, quant à elles, sont attendues à 1623,1 milliards de FCFA (2,9 milliards $), représentant 35% du coût global.

Ce PND s’articule autour de trois axes principaux ; Primo, ériger le Togo comme hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ; Le deuxième axe vise à développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives ; Avec le troisième volet de cette stratégie de développement, Lomé entend consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.

L’objectif, in fine, du PND étant de créer massivement des emplois et de la richesse, les bénéfices tirés permettront d’accroitre les actions du gouvernement au profit des populations les plus vulnérables.

Le 03 mai prochain, Faure Gnassingbé entamera son 4è mandat après sa réélection le 22 février dernier avec un score de 70.72%.

Durant ce nouveau quinquennat, les pouvoirs publics comptent accorder une place de choix aux partenariats public-privé (PPP) dynamiques et s’engageront résolument à accompagner le secteur privé : « Nous sommes fermement résolus à faire du secteur privé l'acteur clé et le moteur de notre économie en lui accordant une grande attention et en faisant preuve de flexibilité et de souplesse dans la gestion de nos partenariats ».

Dans l’amélioration de l’environnement des affaires, le Togo n’a aucunement l’intention de se reposer sur ses lauriers. Et s’il a déjà, de par le passé, évoqué le côté compétitif de la volonté réformatrice du Togo, Faure Gnassingbé décline toute idée de concurrence : « Notre pays n'est pas en concurrence avec ses voisins, mais préfère travailler en étroite collaboration avec eux pour faire de la région ouest-africaine un endroit dynamique pour investir et faire des affaires. Le Togo reste attaché à l'intégration rapide de l'Afrique dans une économie continentale robuste et dynamique », a-t-il conclu.

Pour faire des PPP un véritable levier de développement au Togo, l’expérience montre que nombreux défis doivent être relevés ; l’Etat va devoir rassurer les investisseurs. Cela suppose que les investisseurs privés devront pouvoir trouver auprès du gouvernement togolais la mise en œuvre de mesures d’atténuation du risque financier ou de paiement ; limitation du risque politique ; l’adoption d’une fiscalité et de mesures douanières incitatives ; la lutte contre la corruption.

Lu 328 fois Dernière modification le samedi, 02 mai 2020 12:34

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