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jeudi, 28 novembre 2019 16:59

CLPA2019 : La sécurité du régime foncier des femmes est essentielle pour leur autonomisation

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(Horizon news, Abidjan/28/11/2019): La plus grande partie des terres en Afrique sont régies par des régimes fonciers qui ne protègent pas de manière explicite ceux dont la vie en dépend, tels que les femmes, les jeunes, les petits producteurs agricoles, les populations autochtones et les communautés dépendant des forêts, des pâturages et des autres ressources naturelles.

 

La situation devient plus déplorable pour les femmes qui d’ailleurs, constituent la majorité des petits producteurs en Afrique. Cette discrimination foncière fondée sur le genre empêche les femmes de bénéficier des retombées de leur labeur et constitue une contrainte relative au progrès du développement africain, particulièrement en ce qui concerne le droit à l’alimentation pour tous.

A en croire, Benjamin Laag, Conseiller pour la coopération économique à l'ambassade d'Allemagne en côte d’ivoire (Abidjan), présent à la Conférence sur la politique foncière en Afrique 2019 (CLPA2019) qui se déroule du 25 au 29 novembre à Abidjan, «En tant que continent doté de vastes ressources agricoles et foncières, l'Afrique devrait pouvoir nourrir tous ses habitants sans aucun problème».

A l’Union Africaine, c’est une certitude que l’Afrique ne peut éliminer la pauvreté ni réaliser un développement inclusif sans la participation des femmes dans la gestion foncière.

« Comme vous le savez, la terre est non seulement un atout essentiel pour la production agricole, mais également un atout fondamental sur lequel reposent les économies. Je peux affirmer avec confiance que la sécurité du régime foncier des femmes est essentielle pour leur autonomisation et pour libérer des avantages sociaux et économiques transformateurs au niveau macro conformément à l'Agenda 2063 et à l'Agenda 2030 de l'UA pour la réalisation des objectifs de développement durable », a fait savoir, l’Ambassadeur Josefa L.C., Commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de la Commission de l’Union africaine,


Si l'héritage demeure une méthode essentielle pour l'acquisition de terres par les femmes, même si les lois et coutumes en matière de succession favorisent souvent les hommes, le constat est réel que les femmes ont moins de chances de se voir attribuer des terres par la distribution ou l'héritage au sein de la communauté en raison de normes liées aux terres ancestrales, et les cadres juridiques légaux peuvent également être discriminatoires ou mal rédigés, notamment en matière de droit foncier, de droit de la famille et de droit civil.

Mais Son Altesse Royale, Drani Stephen Izakare, chef du peuple Madi en Ouganda et membre du Forum des autorités africaines traditionnelles (FATA), a déclaré que les femmes jouissaient déjà des droits fonciers sur le continent, conformément à la culture et aux coutumes africaines.

«La terre appartient déjà aux femmes. En tant que chefs traditionnels, nous ne sommes là que pour le protéger. Pourquoi les femmes nos mères, nos soeurs et nos filles devraient-elles réclamer des droits qui sont déjà les leurs. Nous devrions investir dans les femmes et les soutenir afin qu'elles puissent nous soutenir dans notre devoir de protéger en tant que gardiennes de la terre pour notre peuple. C’est alors seulement que nous pourrons ensemble soutenir le développement de l’Afrique », a déclaré SAR SAR Izakare.

Les experts dans le domaine, suggèrent la nécessité d’aller tout simplement à la gouvernance foncière qui passera d’abord par la sensibilisation, et après par le renforcement des capacités des acteurs au niveau du continent et de chaque pays ce qui devrait augmenter, l’intelligence, la réflexion et le savoir de se comporter avec le foncier et bien sûr avec les partis prenants dans la gestion du foncier.

« La femme a toujours des difficultés pour réclamer ses droits. Mais, aujourd’hui avec le lancement des réseaux sur la gouvernance foncière, il y a un mouvement de nouvelles idées qui émergent parce que ce réseau comprend les hommes et les femmes qui sont tous concernés par les mêmes informations de gestion foncière », a indiqué Moha EL-AYACHI, Enseignant-Chercheur au Maroc, Coordonnateur du Réseau d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique (NELGA).

Sur le contient, l’Union Africaine (UA), la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) et la Banque africaine de développement (BAD) œuvrent pour le renforcement des capacités humaines et institutionnelles nécessaires pour mettre en œuvre la Déclaration de l’Union africaine sur les problèmes et les défis fonciers en Afrique en 2009. Ces trois institutions viennent de lancer, le Groupe de travail thématique commun sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (TTT) en marge de la Conférence sur la politique foncière en Afrique à Abidjan.

 

GADAH J.

Lu 91 fois Dernière modification le jeudi, 28 novembre 2019 17:44

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