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mardi, 26 novembre 2019 12:36

CLPA 2019/Invité : Moha EL-AYACHI « la BAD, l’UA et la CEA se battent pour s’assurer de la mise en œuvre de la Déclaration de l’Union africaine sur les problèmes et les défis fonciers en Afrique »

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(horizon news, Abidjan/26/11/2019): La gouvernance foncière connait plusieurs insuffisances et incertitudes qui constituent des obstacles majeurs au développement en Afrique. Le African Land Policy Centre (ALPC) est chargé de diriger la mise en œuvre du Programme foncier de l’Union Africaine visant à améliorer la, politique foncière, au niveau régional.

 

Pour renforcer les capacités humaines et institutionnelles nécessaires pour mettre en œuvre le programme foncier, de l’Union Africaine, avec le soutien financier de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), l’ALPC a mis en place un Réseau d’excellence sur la gouvernance foncière en Afrique (NELGA).

Membre du Comité scientifique de la troisième édition de la Conférence sur la politique foncière en Afrique, organisée par le Centre de la politique foncière en Afrique, sous l’initiative conjointe de l’UA, de la CEA et de la Banque africaine de développement (BAD) du 25 au 29 novembre à Abidjan (Côte d’ivoire), Moha EL-AYACHI, est Enseignant-Chercheur, Coordonnateur du Réseau NELGA, «… la femme a toujours des difficultés pour réclamer ses droits. Aujourd’hui avec le lancement des réseaux sur la gouvernance foncière, il y a un mouvement de nouvelles idées qui émergent parce que ce réseau comprend les hommes et les femmes qui sont tous concernés par les mêmes informations de gestion foncière… », a-t-il fait savoir à l’envoyé spécial horizon news à Abidjan.

Horizon news : Quels sont les instruments de lutte contre la corruption dans le secteur foncier en Afrique ?

Moha EL-AYACHI : D’abord c’est la sensibilisation ! C’est impératif que les populations soient impliquées dans la connaissance de ce fléau qui mine le développement. Deuxièmement, c’est le renforcement des capacités des acteurs au niveau du continent et de chaque pays ce qui devrait augmenter, l’intelligence, la réflexion et le savoir de se comporter avec le foncier et bien sûr avec les partis prenants dans la gestion du foncier. Ces deux instruments sont très importants puisque la BAD, l’UA et la CEA se battent pour s’assurer que tous les partenaires d’Afrique vont également dans le même sens pour mettre en œuvre la Déclaration de l’Union africaine sur les problèmes et les défis fonciers en Afrique.

En quoi ces instruments peuvent influencer la gouvernance dans la gestion des fonciers ?

Moha EL-AYACHI : Les mesures et stratégies qui sont prises datent de 10 ans déjà. La mise en œuvre des orientations passe par  la coopération bilatérale entre les différents partenaires. Cette coopération vise à mettre un accent particulier sur la sensibilisation l’égalité entre les hommes et les femmes sur l’accès au foncier parce que c’est une question d’habitude, et de coutume. Si on analyse les textes réglementaires en Afrique, on remarque que la majorité reconnait le droit de la femme à l’accès au foncier malheureusement, la femme a toujours des difficultés pour réclamer ses droits. Aujourd’hui avec le lancement des réseaux sur la gouvernance foncière, il y a un mouvement de nouvelles idées qui émergent parce que ce réseau comprend les hommes et les femmes qui sont tous concernés par les mêmes informations de gestion foncière.

Quel est le rôle des chefs coutumiers dans la gestion foncière?

Moha EL-AYACHI : Aujourd’hui, c’est important de reconnaitre la place importante des chefs coutumiers dans la stabilité de nos différents pays. Leur attachement à la terre se comprend car c’est grâce à eux qu’on a gardé un minimum de terres pour les communautés sinon, on aura tout perdu  dans le temps de l’accaparement des terres par des individus qui font des investissements parfois qui dépassent les règles de l’art. Leur rôle est important, et il faut collaborer avec eux, être avec eux pour pouvoir avoir des solutions d’améliorer la gestion foncière et l’équité, les instruments fonciers dans les communautés.

En quoi consiste réellement la corruption dans le secteur foncier?

Moha EL-AYACHI : On le sent par exemple lorsque vous lancez un projet d’investissement, pour s’acquitter des terres d’état, le processus prend beaucoup du temps, cela s’explique par les barrières qu’on mette au niveau des institutions parce que certains employés qui y sont issus préfèrent entraver la procédure pour que les choses n’évoluent pas. L’autre côté, c’est par exemple, les transactions qui sont liées aux mauvaises déclarations pour les valeurs des terres, des biens. Ces genres de pratiques de corruption, se font sentir dans la vie quotidienne.  C’est important de les combattre à tous les niveaux.

Propos recueillis par Joseph G.

Lu 110 fois Dernière modification le jeudi, 28 novembre 2019 17:22

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