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samedi, 25 avril 2020 18:17

L'OMS s'attend à ce que 700 000 personnes meurent du paludisme en 2020

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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2020, l’OMS s’associe au Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme afin de promouvoir « Zéro Palu ! Je m’engage », une campagne de terrain qui vise à ce que le paludisme reste une priorité politique, à mobiliser des ressources supplémentaires et à donner aux communautés les moyens de prendre en main la prévention et la prise en charge de la maladie.

 

Causé par des parasites transmis lors d'une piqûre de moustique femelle de l’espèce Anopheles infectés, le paludisme se caractérise par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, des diarrhées et des nausées. La période d'incubation est en moyenne de 7 jours. En l’absence de traitement, des complications graves peuvent survenir : il s’agit avant tout d’une atteinte cérébrale (“neuropaludisme”) qui survient lorsque les cellules sanguines infectées par le parasite atteignent le cerveau, entraînant un délire, une perte de connaissance, un coma ou la mort.

Le décès peut aussi être lié à un œdème pulmonaire (une accumulation de liquide dans les poumons pouvant entraîner de graves problèmes respiratoires), à une insuffisance de certains organes tels que les reins ou le foie, ou à une rupture de la rate, qui peuvent tous causer la mort.

Le paludisme est présent dans 89 pays du monde. En 2018, 228 millions de cas et 405 000 décès ont été comptabilisés dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). “Les enfants âgés de moins de cinq ans constituent le groupe le plus vulnérable touché par le paludisme ; en 2018, ils ont représenté 67 % des décès imputables au paludisme dans le monde (soit 272 000).” 

Et pour l'année 2020, les prévisions de l'organisation sanitaire semblent encore plus inquiétantes à cause de la pandémie de Covid-19, qui met à l'épreuve les systèmes de santé de plusieurs États africains.

L'OMS s'attend à ce que 700 000 personnes meurent du paludisme cette année, selon RFI. "Bien que le Covid-19 représente une menace majeure pour la santé, il est essentiel de maintenir les programmes de prévention et de traitement du paludisme", explique à nos confrères le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale pour l’OMS pour l’Afrique. "Nous ne devons pas revenir en arrière."

Le manque de financement dans la lutte contre cette maladie est la principale cause de subsistance du paludisme. "La plupart des financements viennent de pays étrangers. Les pays locaux financent peu la lutte contre le paludisme", explique le Dr Spès Ntabangana à RFI. "Il y a encore beaucoup d’efforts à faire de ce côté."

Un groupe de scientifiques a d'ailleurs mis en avant une possible éradication du paludisme d'ici 2050. Mais pour ce faire ils préconisent une augmentation des investissements dans la recherche et la prévention.

Lu 316 fois Dernière modification le samedi, 25 avril 2020 18:46

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