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lundi, 25 novembre 2019 16:13

Foncier: L’Afrique s’engage à remporter la lutte contre la corruption dans le secteur

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« Remporter la lutte contre la corruption dans le secteur foncier : voie viable pour la transformation de l’Afrique », c’est autour de ce thème que s’est ouverte ce 25 novembre à Abidjan (Côte d’ivoire) la troisième édition de la Conférence sur la politique foncière en Afrique, organisée par le Centre de la politique foncière en Afrique, sous l’initiative conjointe de l’Union africaine (UA), de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de la Banque africaine de développement (BAD.

 

65% des terres arables ne sont pas encore utilisées en Afrique, dans un continent où les premiers dirigeants comptent sur l’agriculture pour accroitre la transformation économique. Au même moment, le foncier est devenu l’élément principal de la corruption, un secteur où les droits des femmes sont brimés, les législations et les bonnes pratiques d’utilisation des terres sont en lambeaux, l’administration et la gestion sont criardes, bref, la gouvernance foncière ne contribue pas à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), car elle ne permet pas d’éliminer la pauvreté et la faim; de promouvoir une agriculture durable; de faire progresser l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes; ni de promouvoir une croissance économique inclusive.

Conscients de l’importance de la terre pour la transformation de l’Afrique et pour s’assurer que le secteur foncier joue effectivement son rôle dans le développement de l’Afrique, les chefs d’État africains ont adopté la Déclaration de l’Union africaine sur les problèmes et les défis fonciers en Afrique en 2009. Ce faisant, ils se sont engagés à établir et maintenir des systèmes solides de gouvernance foncière fondés sur des principes d'équité, d'efficacité et de durabilité.

« La terre est un atout fondamental sur lequel les économies sont construites et les droits de propriété sont essentiels pour créer un environnement propice à attirer les investissements du secteur privé. Un secteur foncier qui fonctionne bien encourage les propriétaires fonciers et les investisseurs, soutient les marchés fonciers, réduit les inefficiences et utilise des mécanismes pour résoudre les conflits fonciers. En créant un climat d'investissement positif grâce à une gouvernance foncière efficace, les gouvernements peuvent contribuer à réduire le coût des activités commerciales et les risques d'investissement tout en renforçant leur attractivité », a fait savoir Dr. Stephen Karingi, Directeur, Développement du secteur privé et finances, de la CEA.

Au niveau de l’UA, c’est indéniable qu’une gouvernance foncière efficace est essentielle à la réalisation du développement de l’Afrique, en particulier de l’Agenda 2063 d’où l’appel de l’institution à une distribution équitable des terres aux jeunes et femmes qui doivent jouir de leurs droits. « Il y a nécessité que nos instituions en charge du foncier s’engagent contre la corruption pour une gestion efficace des terres, l’harmonisation du cadre juridique », a lancé Sacko Josefa Correia, Commissaire, agriculture et économie rurale à l’UA.

De sa part, Charles  Boamah, vice-président principal de la BAD, est convaincu que si l’Afrique s’engage pour la sécurité foncière, dans 30 ans, « la pauvreté devrait être réduite considérablement, passant probablement par le développement des infrastructures matérielles notamment les routes, irrigation…

La Conférence consiste à approfondir les capacités en matière de politique foncière en Afrique grâce à un meilleur accès aux connaissances et aux informations sur l’élaboration et la mise en œuvre de politiques foncières, c’est pourquoi « le grand défi reste la mise en place d’une législation et réglementation fortes dans les Etats pour renforcer la sécurisation et les acquis des droits fonciers aux populations. Pour étayer ceci, les présidents africains ont désigné 2018 comme l’année pour ‘’gagner la lutte contre la corruption’’. L’Union africaine est engagée à combattre ce problème;  elle a signé plusieurs traités visant à assurer la démocratie, l’état de droit et la bonne gouvernance. Cependant, il reste beaucoup à faire », a déclaré Sansan KAMBILE, ministre de la justice de la Côte d’ivoire.    

Dans son rapport 2018, l'organisation de lutte contre la corruption, Transparency International dresse un bilan sombre de la corruption en Afrique subsaharienne. Le continent est la région du monde au plus bas du classement de l’Indice de perception de la corruption (IPC). La moyenne en termes de note de l’IPC pour les pays d’Afrique est de 32 sur 100.

La conférence d’Abidjan fait suite à la deuxième conférence tenue en novembre 2017 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et viendra compléter les initiatives existantes en matière de politique foncière.

GADAH J.

Lu 87 fois Dernière modification le mardi, 26 novembre 2019 11:07

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