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mercredi, 22 avril 2020 10:51

L’Araa a permis aux producteurs togolais de faire face aux difficultés de financement du secteur agricole.

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L’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA), est une structure technique spécialisée dans le domaine agricole au sens large et chargée de l'exécution d'un certain nombre de missions relatives à la mise en œuvre de la politique agricole de la CEDEAO et a son  siège à Lomé.

 

L’ARAA est sans équivoque contribue à la mise en œuvre de la politique agricole régionale, l’ECOWAP, dont la vision est adossée sur une agriculture moderne et durable, fondée sur l’efficacité et l’efficience des exploitations familiales et la promotion des entreprises agricoles grâce à l’implication du secteur privé.

La principale réalisation de la toute jeune institution, créée en septembre 2013, est la coordination de la mise en œuvre de 9 projets régionaux d’un coût de € 97 millions.

Au nombre des réalisations de l’ARAA, il est cité l’opérationnalisation de la Réserve régionale de sécurité alimentaire avec un premier achat de 11 250 tonnes (t) de céréales en cours de stockage au Burkina Faso, au Ghana, au Niger et au Nigeria.

Elle a aussi favorisé  l’accès au crédit agricole sur les filières vivrières pour les petits producteurs ouest africains et renforcer la sécurité alimentaire grâce au développement de partenariats innovants entre IMF-OP-ONG.

Au Togo, l’Araa a contribué largement au financement des petits producteurs agricoles, à travers la capitalisation  d’un partenariat innovant suite à une expérience développée par Inades-Formation Togo et ses partenaires entre 2010 et 2011, avec l’appui financier de l’UE et la collaboration de 2 Institutions de microfinance (FUCEC-Togo et WAGES). Ceci a permis  aux producteurs togolais  de faire face aux difficultés de financement du secteur agricole.

Ce partenariat a permis à plus de 4 000 agriculteurs d’obtenir un crédit à court terme pour acheter leurs intrants (crédit intrant) et/ou pour stocker leur récolte avant de la commercialiser (crédit warrantage). Cette expérience montre que, dans un contexte où beaucoup d’institutions financières ont délaissé le secteur agricole, au moyen d’un appui externe à une OP, même naissante, et de mécanismes appropriés et incitatifs de garantie, il est possible de construire un partenariat durable entre OP et IMF.

On cite  entre autres comme résultats : La lutte contre les mouches des fruits dans près d’une dizaine d’Etats ; l’appui aux pays dans la prise en compte de la nutrition ; la protection sociale et le droit à l’alimentation dans les documents de politique ; la réalisation d’études de capitalisation sur la promotion de l’emploi des jeunes dans le secteur agropastoral ; le renforcement des capacités des organisations des producteurs au niveau régional sont entre autres des objectifs poursuivis par l’agence.

Par ailleurs, elle a favorisé l’accès au crédit agricole sur les filières vivrières pour les petits producteurs ouest africains et renforcé la sécurité alimentaire.

Le projet a contribué en termes d’effets et impacts à accroitre la productivité agricole. Les femmes ont pu accéder aux crédits pour développer l’agriculture. L’accès au crédit intrant permet de diminuer le coût intrant (le crédit auprès de l’IMF étant nettement moins cher que le crédit usurier) et donc d’augmenter la quantité d’engrais utilisée, ce qui a pour conséquence directe une augmentation du rendement.

Lu 260 fois Dernière modification le mercredi, 22 avril 2020 11:08

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