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jeudi, 14 novembre 2019 18:49

Modèle de société: Dr Prosper Pitcholo propose une vision pour le Togo où l'économie se repose sur l'humain

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Partant du constat selon lequel le modèle socio-économique actuel du Togo comme dans presque tous les pays africains, fait une distinction quand il s’agit des travailleurs exerçant dans le public ou parapublic et ceux dit du secteur informel; lequel modèle n’est donc pas construit pour se reposer sur le travail de toute la population, exemple de la fonction publique qui n’est pas construite pour s’occuper de tout le monde, encore moins de prendre en charge par le biais de ses programmes et institutions toute la population, Girolle communication a au cours d'une conférence de presse organisée le 14 novembre 2019 à Lomé proposé des solutions qui passent par une réorganisation socio-économique afin de permettre au gouvernement d’être en mesure de prendre en charge toute sa population et de permettre ainsi à tous les Togolais, quel que soit leur métier et l’endroit du territoire où ils l’exercent, d’avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.

 

Pour Dr Prosper Pitcholo, responsable de Girolle communication, « Ici notre économie fonctionne beaucoup plus en comptant sur les ressources naturelles or dans les modèles des pays qui sont organisés autour de la population, vous allez voir que la moitié du budget vient du travail que les gens font ».

Ainsi le but de cette rencontre est d’amener la population togolaise à comprendre les fondements du fonctionnement de notre modèle de société. Un modèle qu'il juge ne pouvant permettre à aucun État de prendre en charge toute la population. Pour cela, il faut revoir les bases structurelles de notre société et mettre en place un modèle qui est centré sur l’humain car, si on regarde très bien, aucune institution n’est ouverte à toute la population dans ce modèle, ce qui distingue les habitants du même pays en ayants droits et en non ayant droits. Seule une infime partie de la population, généralement les fonctionnaires, bénéficient pleinement des services offerts par l’État, que ce soient les normes du travail et les avantages liés et même la santé. Mais en revanche, quand il s’agira pour l’État de s’endetter pour faire face aux salaires et faire fonctionner ses programmes et institutions, ce sera au nom de toute la population.
Du coup ce type d’organisation socio-économique, crée un véritable fossé entre les populations, et avec le temps une véritable distorsion de la société, et une injustice profonde qui ne dit pas son nom.

<< Tout nouveau programme ou institution, s’il n’est pas ouvert à toute la population, contribue à creuser le fossé déjà existant entre les populations. C’est le fondement même de l’injustice sociale dans laquelle vivent les populations dans notre modèle de société. Si nous voulons que la paix règne de façon pérenne dans nos pays, il faut réduire l’écart qui ne cesse de s’élargir entre les populations. Le seul moyen de réussir à réduire cet écart est de mettre en place une organisation socio-économique en mesure d’assurer à chaque citoyen quel que soit son emploi et l’endroit où il l’exerce, d’avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs et la possibilité de finir sa carrière en toute sécurité >>, a expliqué Docteur Prosper Pitcholo.

Plus loin, il pense que l’actuel modèle que nous suivons n’est pas assez organisé pour faire beaucoup de place à la connaissance approfondie de la population. C’est la grande différence entre un pays développé et un pays sous-développé. Ce manque d’organisation commence par les textes fondamentaux sur lesquels devraient reposer les bases structurelles du pays, pour favoriser le financement et le fonctionnement normal des programmes et institutions du pays. Les programmes et institutions quand ils sont mis en place sont élitistes et créent un fossé entre les ayants droits et les non ayants droits. C’est une profonde injustice caractéristique de ce modèle socio-économique. Et quand dans un pays, tous les citoyens n’ont pas les mêmes droits, cela contribue à creuser les inégalités entre les populations. C’est une des causes profondes des conflits qui éclatent sur le continent, car trop de personnes se sentent exclus par leur propre pays. Alors que cette population laissée pour compte doit payer les mêmes taxes et faire face aux augmentations de prix comme tout le monde.

Yao Yao C

Lu 230 fois Dernière modification le jeudi, 14 novembre 2019 18:56

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