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samedi, 02 novembre 2019 20:53

Politique: Gerry Komandega Taama ''Parfois, je ne comprends pas le président de l'ANC''

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Parfois, je ne comprends pas le président de l'ANC.

Oui, je sais, je vais me faire allumer par les habituels thuriféraires de cette formation politique, et même me faire taper sur les doigts par mes propres collaborateurs, mais ma liberté d'opinion ne sera jamais émasculée par mon engagement politique.

Ensuite, et je l'ai abondamment dit lors de notre congrès et aux lendemains, la perspective d'alternance politique au Togo n'est possible dans notre pays lors des élections présidentielles de 2020 qu'au second tour, si nous parvenons à l'avoir. A mon sens, aucun parti politique n'est en mesure de battre Unir au premier tour au Togo. C'est mon analyse personnelle, et je peux me tromper. De même, au vu des forces politiques en présence dans l'opposition, l'ANC est le parti le mieux placé pour aller à un second tour, et profiter de l'apport des autres formations politiques pour éventuellement réaliser l'alternance, en s'appuyant sur des réserves de voix qui manqueront cruellement au parti au pouvoir au second tour.

C'est pour cette raison que j'avais salué l'investiture de Jean-Pierre Fabre comme candidat de son parti; l'ANC. Que les jeux soient enfin très clairs. Que chaque parti sérieux aille travailler sur le terrain et les discussions se feront au second tour, suivant les résultats du premier tour.

Malheureusement, les choses prennent un tout autre tour. Nous sommes à trois mois de la campagne électorale, et je vois tous ces partis traditionnels s'enfermer dans leur tour d’ivoire, alors que les élections locales ont montré la grosse faiblesse structurelle de l'opposition dans son ensemble qui n'a recueilli qu'environs 20% des suffrages. Beaucoup de partis traditionnels comme l'ANC n'ont plus de membres dans les bureaux de vote, et devront composer avec des délégués si insaisissables. Et il y a un retard de 30% à remonter.

Dans toutes nos prévisions au NET, nous tablons pour 2020 sur environs 10% de l’électorat pour le parti. Nous restons des outsiders au premier tour et nous l'assumons. Mais ces 10% peuvent devenir déterminants lors d'un second tour, sauf si miracle comme en Guinée ou avec 15%, Condé a pu se positionner à un second tour. Mais il faut dans ce cas plusieurs candidats qui font des résultats médians.

Donc, oui, je ne comprends pas le président de l'ANC. Au lieu de remplir sa vocation nationale en allant rattraper l'énorme retard du 20 juin 2019, on se complaît dans une fonction de maire d'une commune de Golfe 4 qui n'a pas été emportée à la haute volée, (des alliances ont été nécessaires pour être élu maire et personnellement, j'ai toujours considéré que se présenter à cette élection locale était une erreur, mais qui suis-je pour juger?), et qui ne représente qu'une des 117 communes du Togo.

Le débat sur cette photo qui circule depuis quelques jours, montrant le maire assis devant une photo du chef de l'Etat , avec des rideaux d'un bleu douteux, aurait paru grotesque, s'il n'avait pas été la marque de fabrique de la maison mère. Par le passé, toute personne qui aurait été dans la même position aurait été vilipendée et habillée de toutes sortes de sobriquets malfaisants par les mêmes personnes de l'ANC qui défendent leur président actuellement. Et à moi de me poser la question: Avait-il besoin de célébrer ce mariage? La commune de Golfe 4 dispose de 4 maires adjoints, dont la première adjointe est un cadre important du parti, anciennement présidente du groupe parlementaire de l'ANC à l'Assemblée nationale. Pourquoi ne pas laisser les activités de la commune à Mme Ameganvi et s'occuper de la pré-campagne électorale nationale, en prenant assez rapidement le statut de présidentiable, alors qu'il est présentement réduit à celui de simple maire, dont l'autorité de tutelle est le préfet. Même pas le ministre.

A l’approche de la date fatidique du scrutin présidentiel de 2020, certaines attitudes donnent malheureusement l'impression qu'on a déjà renoncé à se battre. Que la victoire est déjà acquise.

Bref, j'ai réfléchi a haute voix. Je sais que je vais me prendre une envolée de bois vert, mais ça fait aussi un moment que vous devez savoir que je me formalise peu de ces commentaires. Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre.

L'homme politique que je suis me refuse de me laisser emprisonner par des postures dogmatiques.

Je suis et resterai un homme libre.

Gerry

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