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lundi, 28 octobre 2019 17:39

Les trois malédictions de la coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise

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 Antoine Folly de l'Union pour les Démocrates Socialistes (UDS-Togo) membre de la coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise explique au mieux les raisons qui ont milité à l'éclatement de ce regroupement politique crée en août 2017 pour renverser le gouvernement de Faure Gnassingbé.

 

Selon le site icilome qui relate les propos du président de l'USD-Togo, sur une radio locale ce lnndi, "pour comprendre ce qui se passe réellement au sein de la Coalition, il faut remonter au jour de sa créationé", a-t-il dit.

« Je crois qu’il faut relativiser les choses. Pour comprendre ce qui se passe, il faut remonter à la création de la Coalition des 14. La C14 a été créée autour d’une plateforme revendicative qui comprenait trois points essentiels : Le retour à la Constitution de 1992, le déverrouillage des institutions et le droit de vote de la diaspora. Donc initialement, la C14 n’était pas une coalition pour aller aux élections », a souligné Antoine Folly.

Selon Antoine Foly, la Coalition des 14 a été un « regroupement politique soudée » quand il s’agissait de défendre ces trois revendications fondamentales précitées. Mais c’est dès que les objectifs ont changé que les dissensions ont commencé.

« Au départ, ce que nous voulions à travers cette plateforme revendicative, c’était la mise en place d’une transition pour que tous les acteurs se mettent ensemble pour opérer les réformes et préparer les futures élections. Malheureusement, cette orientation n’a pas été celle retenue par la médiation de la CEDEAO qui nous amené plutôt sur la voie des élections. Et à partir de ce moment-là, il y a eu une première fissure au sein de la C14. Il y a ceux qui ne veulent pas aller aux élections, et ceux qui ont adhéré à cette orientation vers les élections. Donc la ligne de ceux qui ne veulent pas aller aux élections était celle du Parti National Panafricain. Et le PNP a quitté la coalition », a-t-il expliqué.

Et de poursuivre : « Ceux qui étaient restés après cette première fissure, étaient ceux-là qui étaient dans la logique d’aller aux élections pour résoudre la crise. Mais il y a eu une deuxième fissure au sein même de ceux qui étaient restés en ce moment-là. Et cette fissure concerne ceux qui étaient d’accord que la C14 devienne une coalition électorale et ceux qui ne voulaient pas. C’est cette deuxième fissure qui a conduit au départ de l’ANC, du Parti des Togolais et du CAR. Et nous sommes restés 7 partis au sein de la Coalition. Alors il est apparu une troisième fissure au sein des 7 qui étaient restés. Mais cette fissure est liée à une orientation stratégie puisque nous étions tous d’accord sur la stratégie unitaire et de désignation de candidat unique ou de liste commune pour les élections locales ».

Selon Antoine Folly, cette troisième fissure est due au fait qu’il y a une partie des 7 partis de la C14 qui approuve que le candidat unique à la prochaine présidentielle soit choisi en dehors de la coalition, alors qu’une autre partie oppose un refus catégorique.

Ce camp dont fait partie l’ADDI du Prof. Aimé Gogué et le PSR du Prof. Wolou Komi estime que le candidat unique de la C14 doit être uniquement choisi au sein de la C14.

« Mais quoi qu’on dise, la C14 reste la C14. A ce jour, il reste 5 partis. La CDPA, le DSA, les FDR, Les Démocrates, l’UDS-Togo », a rappelé Antoine Folly.

Lu 287 fois Dernière modification le lundi, 28 octobre 2019 17:59

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