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samedi, 26 octobre 2019 20:13

La prison civile de Lomé trop plein, de nouveaux horizons s’annoncent

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C’est l’une des recommandations du Comité des Nations Unies contre la torture à l’Etat togolais, lors de la dernière réunion à Genève en juillet 2019. Les conditions dans cette prison ne respectent pas la dignité humaine.

 

« On a pu constater au Togo que la condition des détenus est particulièrement inquiétante. L’état de la prison civile de Lomé, c’est impossible, même pour des raisons de sécurité entre détenus de laisser ce bâtiment tel quel et de continuer à accueillir des détenus dans cet établissement », a confié Sébastien Touze, expert du Comité contre la torture des Nations Unies, rapporteur pour le Togo en juillet dernier.

« A Lomé, la prison a une capacité de 660 personnes dans le quartier des hommes. Actuellement, ils sont pourtant plus de 2200 détenus répartis dans une quarantaine de bâtiments. C’est plus de trois fois que ce qui était initialement prévu ! Cette surpopulation rend les conditions de détention insupportables et inhumaines. Chaque bâtiment fait une trentaine de mètres carré ; ils y sont entassés et enfermés à environ 80 dans chacun, de 17h30 à 6h30 tous les jours. L’atmosphère à l’intérieur est angoissante, l’air manque. Dans ces conditions, les locaux de détention ne remplissent pas les exigences en matière d’hygiène, de salubrité, de ventilation, etc. Durant la nuit, les détenus ne peuvent pas tous se coucher dans le bâtiment. Ils procèdent donc à un système d’alternance : certains restent debout, pendant que d’autres se couchent les uns contre les autres », déplore déjà en 2016, plusieurs organisations de défense des Droits de l’Homme.

Par conséquence, le Comité de l’ONU contre la torture recommande au Togo de « fermer définitivement et sans délai la prison de Lomé, et concevoir un plan général sur la situation des établissements pénitentiaires au Togo ». Et ce comité donne un an aux autorités togolaises pour se conformer à cette recommandation.

Pour répondre à ces recommandations, à en croire le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargé des Relations avec les Institutions de la République, Pius Agbetomey, l’Etat togolais planche sur la question. « Le projet de construction de la nouvelle prison est en étude. D’ailleurs, un terrain a été identifié à cet effet », a-t-il confié.

Pius Agbetomey a annoncé, que la prison sera reconstruite. « Le projet de constructions de nouvelles prisons entamées par le gouvernement permettra de régler ces problèmes de surpopulation. Un Comité ministériel est mis en place à cet effet », a-t-il fait savoir devant les députés.

En dehors des prisons de Lomé et Kpalimé (120 km de la capitale), d’autres centres pénitentiaires tels que, Aného (50 km de la capitale) et Kara (432 km de la capitale) devraient être construits ou réhabilités.

Lu 363 fois Dernière modification le samedi, 26 octobre 2019 20:34

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