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vendredi, 18 octobre 2019 22:05

Guinée : Le parquet requiert 5 ans de prison contre les membres du FNDC

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Le procès d’Abdourahmane Sanoh et ses pairs du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) rassemblant des partis d'opposition, des syndicats et des membres de la société civile contre le 3è mandat d’Alpha Condé, l’actuel président de la république, qui se déroule à Dixinn a été renvoyé au 22 octobre prochain pour le délibéré.

 

Le procureur Sidy Souleymane Ndiaye a requis ce vendredi, contre sept des huit prévenus la peine d’emprisonnement de cinq ans, assortie d’une amende de deux millions de francs guinéens chacun (194 euros).

Il a demandé la relaxe du huitième prévenu.

Déjà mercredi, les responsables du FNDC ont comparu devant le tribunal de première instance de Dixinn, dans une atmosphère tendue à Conakry.

« Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés et je m’engage à poursuivre le combat contre un changement de la Constitution. Il faudrait que ça soit très clair ! Amouanfé. Ça ne passera pas quel que soient les moyens que vous allez utiliser.  Ça ne passera pas ! C’est ça la volonté du peuple », avait martelé, Abdourahmane Sanoh, coordinateur du FNDC devant les juges.

Dans leurs plaidoiries, les avocats des responsables du FNDC ont plaidé pour la relaxe pure et simple de leurs clients.

Les violences que traverse la Guinée préoccupent la communauté internationale. Dans un communiqué conjoint signé mercredi, les Nations Unies, la CEDEAO,  la Délégation de l’Union européenne, les Etats-Unis, la France, la Belgique, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont interpellé le Gouvernement guinéen et proposé des pistes de sortie de crise et d'apaisement.

"La crise politique que traverse la République de Guinée est source de préoccupations pour la communauté internationale. L’insuffisance de dialogue entre les différents acteurs politiques provoque une escalade de la tension avec des recours à la violence, susceptible de porter gravement atteinte aux acquis démocratiques. Nous appelons tous les acteurs à renouer le dialogue dans le cadre du comité de suivi (...). La communauté internationale est convaincue que la seule voie vers la stabilité, la croissance et la démocratie réside dans l'esprit de collaboration et de consultation de toutes les parties prenantes afin de développer une Guinée pacifique et prospère. Il est ainsi indispensable d’organiser dans les délais légaux des élections, législatives et présidentielles, libres, crédibles et transparentes, dans le respect du cadre constitutionnel et dans un environnement apaisé. Une éventuelle libération rapide des personnes détenues de façon préventive serait de nature à aider à l’apaisement".

Lu 201 fois Dernière modification le vendredi, 18 octobre 2019 22:37

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