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jeudi, 17 octobre 2019 15:35

Exclusion d’Enregistrement des Faits d’Etat Civil en Afrique: La CEA s’engage à réduire de plus de 300 millions, d’ici à quatre ans

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(Lusaka, Zambie, le 18 octobre 2019 (horizon news): La Cinquième Conférence des Ministres Africains en charge de l’Enregistrement des Faits d’Etat Civil (COM5), s’est ouverte officiellement à Lusaka, Zambie, ce 18 octobre, sous l’initiative de la Commission de l’Union Africaine (UA) en collaboration avec la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), la Banque Africaine de Développement(BAD) et le Gouvernement de la Zambie sous le thème ; « Des systèmes innovants d’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil : fondement pour la gestion de l’identité juridique ».

 

L’Afrique, qui compte 1,3 milliard d’habitants, est confrontée à une grave lacune en matière d’identité juridique, qui fait que nombre d’Africains existent sans être connus de leur gouvernement et sans aucun moyen de prouver qui ils sont.

« Selon l’UNICEF, en Afrique subsaharienne, deux nourrissons sur trois ne sont toujours pas enregistrés à la naissance et trois sur quatre n’ont pas de certificat de naissance. On prévoit en outre que, si les tendances actuelles se maintiennent, le nombre d’enfants de moins de 5 ans non enregistrés dans la région atteindra près de 115 millions en 2030. La Banque mondiale complète ces estimations en indiquant que la moitié des quelque 1,3 milliard de personnes sans preuve d’identité légale que compte la planète vivent en Afrique », informe Vera SONGWE, la Secrétaire Exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) à l’ouverture des travaux.

Les personnes ne disposant pas de preuve juridique de leur identité se rendent invisibles aux yeux de la loi et sont laissées ainsi sans protection et souvent incapable de faire leurs droits, comme le droit à l’éducation, l’accès à la santé, à la protection sociale et aux services financiers.

En Afrique subsaharienne, seuls 46% des enfants de moins de cinq (05) ans ont vu leur naissance enregistré.

Les dirigeants africains sont inquiets face à ces chiffres qui montrent à quel point le continent est à la traine en ce qui concerne l’accès des enfants, des femmes et des hommes aux droits fondamentaux et aux possibilités qu’offre l’état civil.

Si des dispositions idoines ne sont pas prises, les objectifs fixés pour atteindre l’Agenda 2063 de l’UA et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 risquent de tourner au fiasco ; c’est pourquoi, la Vice-présidente de la république de Zambie, Mme Inonge MUTUKWA Wina tient à attirer l’attention des gouvernants « à mettre en place vite un système robuste d’identité juridique et améliorer les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil (CRVS) pour qu’aucun citoyen ne soit laissé sur le carreau, surtout les femmes en situation difficile avec leurs enfants dans les milieux ruraux, celles qui sont contraintes de se déplacer par force, et les refugiées ». Avant d’ajouter « la situation qui prévaut sur le continent exige une solidarité sincère pour accélérer les procédures d’enregistrement des naissances et autres faits d’état civil ».

L’absence d’identité juridique signifie que l’homme n’existe pas du tout aux yeux de l’État, un scénario qui est extrêmement alarmant et qui va à l’encontre de chacun des efforts de développement humain. 

« L’un des défis est lié à la faiblesse et à la nature archaïque des systèmes d’état civil, qui ne parviennent pas à respecter les principes clés d’exhaustivité, d’universalité et de précision. Je tiens à réaffirmer l’importance d’investissements d’une égale ampleur dans la modernisation des systèmes d’état civil, car ceux-ci constituent une base essentielle pour des systèmes fiables d’identification civile et autres programmes de gouvernance électronique. », plaide Vera SONGWE.

Pour la Secrétaire exécutive de la CEA, l’Organisation des Nations Unies (ONU), soucieuse de relever les défis a lancé un programme sur l’identité juridique pour aider les États membres.

« Les organismes des Nations Unies et, en Afrique, le Groupe de base CRVS coordonné par la CEA, continueront de mener une action cohérente et efficace pour aider les États membres à atteindre l’objectif de ne laisser personne pour compte et ce, en s’attaquant aux causes profondes de l’exclusion. En collaboration avec la Commission de l’Union africaine, d’autres organismes des Nations Unies et la Banque mondiale, la CEA continuera d’aider les États membres à atteindre l’objectif de référence consistant à réduire de plus de 300 millions, d’ici à quatre ans, le nombre de personnes qui n’ont pas d’identité juridique », a déclaré Vera SONGWE.

Lu 166 fois Dernière modification le jeudi, 17 octobre 2019 16:43

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