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samedi, 04 avril 2020 19:57

Promotion des élevages commerciaux : Au cours de l’année 2019, le Togo a décaissé près de 1,5 milliard FCFA pour subventionner 307 éleveurs

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Selon les spécialistes de la filière élevage, le secteur de l’élevage en Afrique de l’ouest, source de revenu pour 80 millions de personnes et qui connaît une forte croissance, doit se moderniser pour faire face à la concurrence.

 

« La demande en produits animaux, particulièrement des pays côtiers, augmentera de plus de 250% en 2020 », a déclaré un haut responsable du CILSS (Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, 13 pays).

Il convient d’améliorer la compétitivité du secteur élevage dans le marché sous-régional en le modernisant pour résister à la concurrence de plus en plus forte des viandes. La contribution de l’élevage au PIB agricole est de l’ordre de 5% dans les pays côtiers, contre 40% en moyenne pour les pays sahéliens. Les systèmes pastoraux fournissent 50% de la production de viande et 70% de la production de lait, selon le CILSS.

L’élevage du bétail en Afrique de l’ouest occupe plus de 50% de la population rurale des pays du Sahel. Malgré ce potentiel, le secteur reste faiblement valorisé, faisant place à une importation de produits de bétail extra-africaine de plus en plus croissante, notamment du Brésil.​

Au Togo, dans la mise en œuvre de la composante 2 du Programme d’Appui au Secteur Agricole (PASA) consacrée à la relance du sous-secteur de l’élevage, le gouvernement togolais a opté pour la promotion des élevages commerciaux afin d’augmenter les revenus des producteurs. En trois (03) ans, cette initiative a permis de financer plus de 300 éleveurs sur l’étendue du territoire.

Au cours de l’année 2019, le gouvernement a décaissé près de 1,5 milliard de francs CFA dans le cadre du Pasa pour subventionner 307 éleveurs : cinquante (50) dans la région maritime, soixante-dix (70) dans les Plateaux, soixante-sept (67) pour la région centrale, cinquante (50) dans la région de la Kara et soixante-dix (70) dans la région des savanes. Entre autres, cet appui financier a servi à doter les bénéficiaires d’infrastructures et d’équipements d’élevage.

Aussi, le Togo envisage de faire migrer les meilleurs éleveurs opérant à l’échelle familiale à un statut d’éleveurs semi-modernes fonctionnant comme de véritables entrepreneurs en élevage. Ce qui leur permettra d’alimenter les marchés en produits d’élevage (volailles locales et petits ruminants sur pieds). Selon les chiffres communiqués par le ministère en charge de l’Elevage, depuis son lancement en 2017, le programme a permis de passer de 300.000 têtes de bœuf à 475.000 et de 1,5 million à 4,2 millions d’ovins et caprins. De son côté, la production de volailles a connu une hausse de 08 millions à 14,5 millions de têtes.

Malgré les résultats encourageants du secteur, la question de la réalisation du potentiel de l’élevage pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la protection de l’environnement en Afrique subsaharienne se pose avec acuité.

C’est vrai que valoriser l’élevage, c’est d’abord augmenter la production en volume et en qualité. Ensuite, il s’agit de rentabiliser économiquement ce secteur d’activité. Il se trouve que dans de nombreux pays africains, le secteur de l’élevage vient en deuxième position après l’agriculture dans les revenus des familles et dans les économies nationales.

Or, on sait aujourd’hui que, si les populations peuvent avoir accès au lait, aux œufs, à la viande et à d’autres produits d’élevage, elles peuvent ainsi être en mesure de jouir de la sécurité alimentaire et d’être bien nourries. D’un autre côté, on sait également qu’à mesure que le revenu disponible des populations s’accroît, la demande des produits d’élevage ainsi que l’accès à ces derniers a tendance à augmenter.

Rappelons que le PASA bénéficie du soutien de la Banque mondiale et est estimé à un coût global de plus de 26 milliards de francs CFA.

Lu 195 fois Dernière modification le samedi, 04 avril 2020 22:01

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