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lundi, 14 octobre 2019 14:29

Identité juridique pour tous : L’Afrique apporte des innovations dans ses systèmes d’enregistrement des faits d’état civil

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(Horizon news: Lusaka,14/10/2019): Comment combler les lacunes liées aux systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil en Afrique d’ici 2030?

 

Selon la Banque Mondiale, plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde dont la moitié en Afrique, n’avaient pas de preuve d’identité juridique. La plupart des naissances sur le continent noir n’étant pas enregistrées, des actes de naissances ne sont pas délivrés par une autorité civile. Ainsi, de nombreux enfants ne sont pas reconnus ou protégés par la loi dès leur naissance.

Par exemple, au Tchad, le taux d’enregistrement des faits d’état civil est l’un des plus faibles : seuls 12% d’enfants de moins de 5 ans sont enregistrés à la naissance selon le rapport EDS MICS 2014-2015.

Dans de nombreux pays, les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil (CRVS) sont sous-financés alors que les pouvoirs publics investissent dans des systèmes onéaux d’identification biométrique pour chaque élection. La conséquence, c’est qu’un système CRVS incomplet et peu fiable limite la capacité des pouvoirs publics d’utiliser les données à des fins de planification et de prestation de services.

L’initiative africaine pour l’amélioration des CRVS, constitue une opportunité pour enrôler tous les pays du continent à avancer d’un pas.

Conscient de l’importance des systèmes CRVS, la Cinquième Conférence des Ministres Africains en charge de l’Enregistrement des Faits d’Etat Civil (COM5), s’est ouverte à Lusaka, Zambie, du 14 au 18 octobre prochain, organisée par la Commission de l’Union Africaine en collaboration avec la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), la Banque Africaine de Développement(BAD) et le Gouvernement de la Zambie sous le thème ; « Des systèmes innovants d’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil : fondement pour la gestion de l’identité juridique ».

Selon, Oliver Chinganya, Directeur du Centre africain pour les statistiques, UNECA, la fonction d'enregistrement civil reste essentielle aux systèmes d'enregistrement et constitue la clé pour déverrouiller l'identité légale. « L’appel du Secrétaire général adjoint des Nations Unies à la réduction du fossé identitaire de 300 millions d’ici à 2025, est une tâche gigantesque mais réalisable si nous relevons les défis de nos systèmes d’enregistrement», explique-t-il. Aussi, ajoute-t-il « la CEA s’active à promouvoir la numérisation qui doit porter sur l’innovation et les solutions technologiques. L’identité numérique est de plaider en faveur de l’harmonisation et de la mise en œuvre de plateformes d’identité numérique en Afrique ».

(Oliver Chinganya)

Pour combler les lacunes en matière d’identité, l’ONU prône aussi une approche pleinement intégrée des systèmes CRVS et de la gestion de l’identité pour l’intérêt d’un système complet d’identité légale de la naissance à la mort.

A cet effet, « l’Union Africaine (UA) ambitionne passer à un enregistrement des naissances de 350 millions de personnes d’ici 2030 en vue d’accélérer l’agenda 2063 pour booster le programme de développement, l’inclusion financière, la protection sociale, l’égalité des sexes, la bonne gouvernance, les migrations, la couverture sanitaire universelle et l’intégration  du continent », souligne Victor Harrison, Commissaire aux affaires économiques e la commission de l’UA.

Quant à la Banque Africaine de Développement (BAD), Charles Lufumpa, Economiste en chef et vice-président par intérim, annonce que « l’intuition financière sera aux côtés des pays pour relever le défi de l’amélioration de la vie de millions de personnes tout en renforçant les capacités d’enregistrement des faits d’état civil et de production de statistiques de l’état civil ».

Les CRVS pleinement opérationnels incluent l’enregistrement des naissances, des mariages et des décès, forment la base d’un système d’identité juridique exhaustif, solide et durable.

L’identité numérique intégrée aux systèmes d’état civil, appelle à la protection des apatrides, à gérer les déplacements forcées, les réfugiés et à améliorer l’efficacité de l’aide humanitaire.

Le Programme des Nations Unies pour l’identité juridique pour tous doit être adopté en 2019 en réponse aux défis auxquels les Etats membres sont confrontés dans la réalisation des ODD.

Lu 325 fois Dernière modification le lundi, 14 octobre 2019 15:10

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