Élu en mars 2018 au poste de Premier ministre, cet ancien militaire a suscité un immense espoir d’avancées démocratiques. Abiy Ahmed s’est distingué en libérant certains prisonniers politiques, en levant l’état d’urgence et en faisant davantage respecter la liberté de la presse.

 “Les deux nations partagent des liens ethniques et culturels profonds, écrit le New York Times, mais jusqu’à juillet de l’année dernière elles étaient enfermées dans une situation entre la guerre et la paix, un conflit qui avait séparé des familles, troublé la géopolitique et coûté la vie à plus de 80 000 personnes en deux ans [1998-2000] de violences à la frontière.”
 

Il succède à Nadia Murad, militante irakienne des droits de l’homme et Denis Mukwege médecin congolais ayant prodigué des soins aux femmes victimes de mutilations récompensés l’année dernière. Il recevra son prix le 10 décembre à l’hôtel de ville d’Oslo.

Prix créé en 1901, il devait récompenser” la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix”, selon les dernières volontés d’Alfred Nobel.