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jeudi, 02 avril 2020 12:42

Respirateur ou ventilateur artificiel: Outil qui peut sauver la vie des patients atteints de graves complications respiratoires liées au coronavirus

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Essentiels en cas de syndrome de détresse respiratoire (la principale complication du COVID-19), les appareils médicaux d'assistance respiratoire manquent cruellement dans les services de réanimation partout dans le monde.

 

 

Il est l'un des derniers outils qui peut sauver la vie des patients atteints de graves complications respiratoires liées au coronavirus. On le sait, le COVID-19 peut entraîner des troubles inquiétants comme une pneumonie et un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) lors duquel les poumons n’arrivent plus à fonctionner suffisamment pour approvisionner le corps en oxygène. Cette complication nécessite l’admission du patient en réanimation pour que les médecins puissent aider le patient à respirer. Et ce grâce à un appareil : le respirateur artificiel. 

Comment marche un respirateur artificiel ? 

Le respirateur ou ventilateur artificiel est composé de tubes reliés aux voies respiratoires du patient. L’appareil permet ainsi d’assurer les fonctions des poumons lésés en assurant le transport de l’oxygène dans le sang, et ainsi affiner les réglages du respirateur. Ces réglages, permettent en autre, de mettre le poumon au repos, pour limiter les agressions et lui permettre de se régénérer.

Pour établir la connexion entre l’outil et les voies respiratoires, deux procédés existent : soit à l’aide d’un masque placé sur le nez et/ou la bouche du malade, soit un tube glissé dans la trachée. Des prises de sang sont régulièrement réalisées pour vérifier le taux d’oxygène dans le sang. 

Pourquoi les patients sous respirateur artificiel sont-ils en réanimation ? 

Endormis 24 heures sur 24, les patients sont surveillés par les médecins anesthésistes-réanimateurs. Les malades doivent être positionnés sur le ventre plus de 12 heures (souvent entre 16 et 18 heures) car, allongés sur le dos, le bas de leurs poumons risque d’être comprimé. Le placement doit être réalisé avec prudence pour éviter les escarres. Le positionnement sur le ventre permet de mieux aérer les zones postérieures, donc de mieux les ventiler, car il y a ainsi moins de pressions sur ces zones, cela permet aussi une mobilisation des sécrétions qui s’accumulent avec la position allongée sur le dos.

Les malades ont également besoin d’être en service de réanimation car les médecins anesthésistes-réanimateurs ont recours à des curares : ils utilisent une molécule pour paralyser les patients, en complément d’un sédatif dans le but d’éviter tout mouvement respiratoire spontané qui gênerait l’appareil. 

L’appareil permet-il de guérir d’une détresse respiratoire ?

Non, il ne guérit pas les patients atteints d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë. Il les aide à respirer et protège les poumons jusqu’à ce que ceux-ci retrouvent seuls leur fonction. S’il y a une amélioration de l'état de santé du malade, le médecin teste sa respiration. Pour ce faire, il laisse l’appareil connecté, mais le règle de manière à ce que le patient essaie de respirer par lui-même. Si la respiration est naturelle et sans difficulté, le professionnel de santé retire les tubes et coupe le dispositif. 

Avant de décider de déconnecter le patient du respirateur, le médecin s’assure que le patient est capable de respirer par lui-même, que sa fonction respiratoire est restaurée à l’aide de prise de sang régulières, et que le patient ait un état neurologique qui permettent un retrait de la sonde d’intubation en toute sécurité. Souvent, le respirateur est relayé par une ventilation non invasive, c’est-à-dire un masque placé sur le visage qui permet la délivrance d’oxygène à haut débit.

En temps normal, les hôpitaux n’ont pas à faire face simultanément à autant de cas de SDRA. L’arrivée inattendue en novembre dernier du coronavirus a pris les fabricants au dépourvu. De plus, une part importante de ces dispositifs est conçue en Chine, où il est désormais difficile de s’approvisionner.

Valentine P.

Lu 187 fois Dernière modification le jeudi, 02 avril 2020 12:48

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