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mercredi, 02 octobre 2019 12:50

Avec MéToCoB, les journalistes font « UN » pour coordonner la lutte contre la corruption

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Véritable gangrène pour l'économie de par le monde, les méfaits de la corruption sont énormes.

 

Les spécialistes conviennent que les effets de la corruption sont dévastateurs et touchent tous les aspects de la vie sociale, politique des pays. La corruption représente une menace à la stabilité et à la sécurité des sociétés. Elle nuit au développement social, politique et économique. Elle accroît les coûts des entreprises, sape la légitimité des Gouvernements et réduit la confiance du peuple.

Si sur les autres continents, le problème de la corruption est moins alarmant, la plupart des pays africains continuent de s'engouffrer dans les classements en matière de corruption.
Selon le rapport 2018 de Transparency International, le continent africain est la région du monde où la corruption est la plus forte.
Au Togo, malgré la volonté politique du gouvernement de combattre ce fléau avec l’adoption de la loi n°2015-006 du 28 juillet 2015 portant création de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), les lignes ne semblent pas trop bouger.
Selon l'indice de perception de la corruption (IPC) 2018, publié fin janvier 2019 par Transparency International, le Togo a régressé de douze (12) points dans le classement mondial de la corruption occupant la 129ème place sur 180 pays classés avec un score de 30 sur 100 contrairement à 2017 où il était classé 117è avec un score de 32 sur 100 constant depuis 2015.

Ainsi, ne voulant pas rester en marge de la lutte contre ce fléau,  les professionnels des médias publics et privés ont décidé de fédérer leurs énergies en se mettant en association d'où MéToCoB (Médias Togolais contre la Corruption et le Blanchiment), portée sur les fonts baptismaux le 1er octobre à Lomé. MéToCoB entend mobiliser les moyens techniques et financiers pour renforcer les capacités du maximum de journalistes togolais afin qu'ils apportent un plus à la démarche de lutte contre la corruption et le blanchiment d'argent.

Pour Michel Yao Tchamdja, président de MéToCoB, « Nous avons compris à un moment donné qu'il faut que les médias s'impliquent beaucoup plus dans la lutte contre ce fléau qu'est la corruption.  Le premier moyen que nous avons est nos médias parce que le média dans un pays est un instrument très important à partir duquel on peut donner des informations. Dans le domaine de la corruption, le plus souvent il y a ce qu'on appelle la rétention de l'information. Les gens font en sorte que les informations les plus suspectes ne soient pas connues. Donc, notre rôle c'est d'aller au-delà de ces barrières pour trouver les informations qu'elles soient compromettantes ou pas et les distiller dans la population. C'est à partir de ça que les citoyens peuvent savoir comment leur pays fonctionne ».

Il s'agira aussi pour ladite association de rendre visible les actions du gouvernement togolais et de ses partenaires visant à éradiquer la corruption et les infractions assimilées, une menace pour l'économie togolaise.
Pour cela, MéToCoB se donne pour objectif la sensibilisation des citoyens togolais sur le fléau de la corruption.
En vue de la réussite de sa mission, elle compte travailler étroitement avec les structures publiques dont HAPLUCIA, l'OTR, la CENTIF, etc

Charles Yao K

Lu 122 fois Dernière modification le mercredi, 02 octobre 2019 13:01

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