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lundi, 02 septembre 2019 15:47

Agriculture: Le Togo veut booster l’industrie de transformation de la noix de cajou

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Le Togo pourrait disposer d’une usine de transformation de la noix de cajou (anacarde) pour booster cette filière et ses exportations. Lors de sa visite au Japon, dans le cadre de la TICAD 7, le 28 août dernier, le Chef de l’Etat Togolais Faure Gnassingbé, et le Japonais Export Trading Group ont engagé des pourparlers afin d’installer une unité industrielle de transformation de cette culture au Togo.

 

Export Trading Group opère au Togo depuis 10 ans, notamment dans le commerce du café, du cacao et des légumineuses, apportera son appui aux pouvoirs publics dans la mise en place de cette unité. Le Togo table sur une production de 24 000 tonnes au cours de l’année 2019, et 30 000 tonnes annuelles d’ici 4 ans. Sur la période, la filière devrait générer 20 000 emplois.

Déjà, en octobre 2018, le pays instituait une taxe au cordon douanier fixant le prélèvement sur le kilogramme de la noix de cajou transformée à 5 FCFA et celui sur le kilogramme de la noix de cajou brute à 45 FCFA. Cette mesure fiscale vise à promouvoir la transformation de cette culture.

Toujours en 2018, le Togo a bénéficié du Projet de durabilité et de renforcement des capacités commerciales de l’anacarde et du karité au Togo (PRODAK) financé à hauteur de $ 5,6 millions sur trois ans par le Cadre Intégré Renforcé (CIR) pour améliorer la qualité de l’anacarde, du karité et de leurs dérivés et d’accroître sensiblement les revenus des acteurs de ces deux filières.

Au Togo, on croit bien que l’installation de cette unité devrait créer des emplois et de la richesse, mais aussi, marquera une étape décisive dans la politique de transformation de la noix de cajou et du développement de la filière.

L’anacarde au Togo a un avenir très prometteur car identifié comme une filière très porteuse. Aujourd’hui, l’anacarde représente le deuxième produit de rente à l’exportation derrière le coton. « Avec une capacité d’exportation de 20 000 tonnes pour la campagne 2018, déjà nous sommes classé comme deuxième produit. C’est dire que l’anacarde est recherché maintenant comme un produit cher; c’est pourquoi affectueusement nous l’avons nommé "l'or gris". L’or gris!…, ça booste l’économie de la population africaine en général et en particulier celle de la population togolaise », a fait savoir M. Mawuko Komla Gozan, Président du conseil d’administration du CIFAT (Conseil Interpersonnel de la Filière Anacarde du Togo).

L’Etat togolais a aidé l’interprofession de l’anacarde à mettre à la disposition des producteurs des plants améliorés pour avoir plus de rendement à l’hectare en apportant son appui technique en termes de renforcement de capacités aux acteurs et l’introduction du matériel végétal au niveau des producteurs.

Cette filière, outre les actions du Gouvernement, obtient l’appui technique et financier de la Coopération Allemande, la GIZ.

Lu 276 fois Dernière modification le lundi, 02 septembre 2019 16:51

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