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dimanche, 21 juillet 2019 18:26

HCTE: L'heure a sonné pour la diaspora consciente au service du développement socioéconomique de la nation togolaise

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A l’image des pays de la sous région qui ont réussi à trouver en leur diaspora une opportunité de croissance et du développement socioéconomique tels que le Ghana, Nigéria, côte d’ivoire, Bénin Niger, Mali, Sénégal, Nigéria et autres, dont les fils et filles de l'étranger, contribuent chaque année au développement de leurs pays, belle est l’expérience, dont d’autres pays peuvent s’inspirer abondamment ! Selon la Banque Mondiale, en 2015, 427 millions US$ sont rentrés au pays.

Evidemment, le Togo est l’un des pays qui depuis quelques années ambitionne aller à une croissance économique à deux chiffres avec la participation de sa diaspora estimée à plus de 2 millions dans le monde et qui contribue chaque année à environ 10% du PIB.

Après avoir lancé son Programme National de Développement (PND) 2018-2022, dont 65% du budget proviendrait du secteur privé, le gouvernement a tout simplement voulu mettre à contribution la diaspora pour faire du Togo un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région, développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives et enfin, consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.

« Le Togo a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils. Un Togo émergent ne peut se construire sans sa Diaspora », disait Prof. Robert Dussey, Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Togolais de l'Extérieur.

Du coup, un ambitieux programme est élaboré afin d’amener la diaspora à investir au pays. Comment l’amener à contribuer davantage au développement du pays ? C’est à cette question que le gouvernement a tenté de répondre à travers une feuille de route des togolais de l’extérieur rendue publique. Ce dispositif décliné en trois grands axes prend en compte non seulement la valorisation du capital humain, économique et social de la diaspora, le renforcement de la communication entre le gouvernement et la diaspora, mais aussi la défense de l’intérêt des togolais de l’extérieur.

Justement, pour atteindre ces objectifs, le ministère en charge des togolais de l’extérieur a lancé le projet du Haut Conseil des Togolais de l'Extérieur (HCTE) dans le souci de fédérer les différentes communautés des Togolais éparpillés dans le monde afin de capitaliser leur potentialité pour le développement du pays, malheureusement.

Malheureusement, une certaine diaspora confondant toujours « la vitesse et précipitation » n’a pas su mettre à profit cette opportunité offerte, pis encore, faire la différence entre la politique et le développement socioéconomique et dont l’imagination est de voir partout le noir dans les actions et programmes du gouvernement, a tenté de mettre le feu à la paille. Heureusement, les pièges destructifs de ces brebis galeuses ont été vite identifiés, car il est temps de mettre la différence entre la diaspora togolaise dite consciente et celle « comédienne et nuisible » à l’émergence de la terre de nos aïeux. Fallait-il passer par mille chemins pour la retrouver? Non ! Il s’agit de la Diaspora Togolaise de Belgique (DTB), laquelle, dans une déclaration en date du 15 juillet 2019 est contre la mise en place du HTCE. Sérieusement, il est difficile de cerner les justes raisons de ce communiqué laconique.

« Pourquoi subitement et précipitamment, les autorités publiques togolaises ont-elles décidé de mettre en place un HCTE alors qu’elles ont toujours combattu cette diaspora en lui déniant le droit d’être recensé, d’être éligible et de voter ? », s’interroge la Diaspora Togolaise de Belgique (DTB) dans sa déclaration. Par conséquent, cette association de la diaspora invite les organisations de la diaspora à exprimer clairement et explicitement leur rejet d’un HCTE conçu et financé (sur fonds publics) pour diviser la diaspora et desservir l’intérêt général.

Face à ces insouciances incessantes de ces dignes fils et filles de l’extérieur, une fois encore, le gouvernement togolais a prouvé par sa prise de hauteur, de la sagesse, dans le souci de rétablir la vérité.

Les autorités togolaises tiennent à rappeler que « la mise en place du HCTE s'inscrit dans la vision du Gouvernement, celle d'œuvrer au renforcement de la politique du gouvernement à l'endroit de la diaspora togolaise. Cette initiative vise l'amélioration de la communication et des relations entre le gouvernement et la diaspora »;

Dans un communiqué daté du 17 juillet, le Ministère des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Togolais de l'Extérieur tient à apporter de la lumière au projet du HCTE; « Le ministère tient à préciser que la mise en place d'un HCTE est l'une des recommandations phares ayant sanctionné les grandes assisses de la diaspora togolaise tenues en en 2014 à Paris, Montréal et Lomé. Ce qui justifie que ce projet soit inscrit au rang des priorités du gouvernement pour les togolais de l’extérieur. De surcroit, le Ministère voudrait souligner que dans plusieurs pays ouest africains, le Haut conseil de la diaspora servant d'interface entre le gouvernement et la diaspora, est une institution dont la mise en place est souvent impulsée par les pouvoirs publics », peut-on lire.

« Chers/Chères compatriotes de la DIASPORA, le HCTE est une des recommandations ayant sanctionné vos assises tenues en 2014 en Afrique, Europe, Amérique. Personne n’utilisera vos données personnelles à des fins quelconques Togo. Nous sommes là pour vous servir. Inscrivez-vous », écrit Prof. Robert Dussey sur sa page Twitter.

« Afin d'œuvrer à la mise en place du HCTE, le ministère des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Togolais de l'Extérieur, reste ouvert à toutes contributions et suggestions et en appelle au patriotisme des togolais (e)s de l'extérieur, pour participer, activement au processus de l'élection des Délégués  Pays du HCTE, enclenchés depuis le 15 juillet 2015 », selon le communiqué du Ministère des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Togolais de l'Extérieur.

Le HCTE est accessible á travers le www.diasporatg.org . Cette plateforme en ligne, est un organe consultatif de statut associatif, non partisan, non discriminatoire, á but non lucratif, sans aucune obédience confessionnelle et politique.

La représentativité des Togolais de l'Extérieur sera relevée par une élection en ligne qui sera organisée du 20 Septembre au 30 Septembre pour élire au total soixante-dix-sept (77) Délégués Pays ou Circonscription de résidence sur une cible de cinquante-trois (53) pays répartis sur quatre (4) zones á savoir, quarante-cinq (45) pour l'Afrique, dix-neuf (19) pour l'Europe, six (6) pour l'Amérique et sept (7) Délégués pour l'Asie Océanie.

La période de dépôt des candidatures s'étend du 15 juillet au 10 aout 2019 à minuit GMT.

Les résultats seront annoncés en octobre prochain lors du premier Forum économique de la Diaspora fin novembre.

Élus pour une durée de trois (3), les Délégués Pays du Haut Conseil des Togolais de l'Extérieur ont pour missions entre autres, de représenter et défendre les intérêts de tous les Togolais et Togolaises de l'extérieur sans distinction aucune; assurer la pleine participation des Togolais et Togolaises de l'extérieur au développement économique, social et culturel du Togo; faciliter leur intégration dans la vie nationale; faire mieux connaitre et respecter les conventions, lois et règlements des pays d'accueil; susciter des actions sociales susceptibles d'améliorer les conditions de vie de ces derniers et également, servir d'interface entre le Ministère des Affaires Étrangères de la République Togolaise et les associations et autres regroupements.

Rappelons que, selon la Banque Mondiale, la diaspora a envoyé pour plus de 400 millions $ au Togo en 2018.

Le Togolais résidant au Ghana se positionnent en premier avec 28,9% de fonds transférés au pays en 2017. Ils sont suivis de leurs compatriotes vivant au Nigéria. Ces derniers obtiennent un pourcentage de 24, 4% d'argent envoyé au pays au cours de la même période. Les concitoyens vivant en France viennent en troisième position avec 11, 4% d'argent transféré au pays en 2017. La Côte d’Ivoire et le Bénin occupent les 2 dernières places du Top 5.

Si la contribution de la Côte d’Ivoire n’est pas précisée, il faut noter que le Bénin enregistre un pourcentage de 8, 2%.

Avec 0,7%, les Togolais vivant aux USA, en Hollande et au Canada se taillent la 13è place.

Lu 279 fois Dernière modification le lundi, 22 juillet 2019 22:42

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