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mercredi, 15 mai 2019 18:27

Politique: Hervé A. Piza "Pour la révision des listes électorales, j’exhorte tous les togolais en âge de voter à aller se faire recenser"

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Le climat politique au Togo présente un signe d’apaisement depuis les élections du 20 décembre 2018 mais pas plus que le 08 mai dernier quand les députés de la 6è législature ont opéré les réformes constitutionnelles attendues par les togolais depuis 2006. Diversement satisfaits ou non, plusieurs acteurs politiques se sont exprimés quant au devenir de l’environnement politique à quelques semaines des élections locales. « Bien que beaucoup d'eau ait coulé sous les ponts, les togolais devraient comprendre que c’est un nouveau départ démocratique. Aujourd’hui, nous avons une nouvelle constitution, et donc, une autre figure pour le Togo. Nous sommes très satisfaits », a fait savoir Hervé Piza, président de l’association « Conscience Patriotique » dans un entretien dans les lignes à suivre.

 

Votre avis par rapport au vote des réformes par la nouvelle assemblée nationale

Dans un premier temps, il faut dire qu’au niveau de la Conscience Patriotique, nous sommes satisfaits parce que c’est la question qui a divisé les togolais et qui est à la base de l’absence de certains togolais aux élections législatives de 2018 ; le vote des réformes en effet vient de mettre un terme à l’Accord Politique Global (APG) et à tous les dialogues puisque la constitution a tout réglé. C’est vrai, que tous les acteurs politiques togolais n’ont pas la même appréhension de la chose mais toujours est-il que c’est un départ. Au préalable, le Togo disposait d’une constitution qui ne limitait pas les mandats, contrairement, à la nouvelle, votée, qui comporte également le scrutin à deux tours, la base de toute démocratique. Par ailleurs, la constitution prévoit aussi des articles qui stipulent la mise en place du Sénat et du conseil économique social, du conseil régional. Bien que beaucoup d'eau ait coulé sous les ponts, les togolais devraient comprendre que c’est un nouveau départ démocratique. Aujourd’hui, nous avons une nouvelle constitution, et donc, une autre figure pour le Togo. Nous sommes très satisfaits et invitons aussi le pouvoir de faire en sorte que l’esprit des réformes soit respecté, que les interprétations diverses soient prohibées. Que chacun, aille juste dans la pure interprétation faite par les députés.

Vous avez eu un siège à l’assemblée nationale avec votre liste. Comment se porte le terrain ?

Les élections du 20 décembre 2018, au niveau de la Commission Electorale Locale Indépendante de wawa Akébou se sont bien déroulées, ce qui a permis à la Conscience patriotique de disposer 01 siège. Sur le terrain, nous ne sommes pas aussi des inconnus. Evidemment, nos parents, nos frères avec lesquels nous avons grandis et qui nous ont fait confiance, ne nous ont pas déçus. Il est vrai que, la conscience patriotique n’est pas un parti de l’opposition, elle est avant tout, une association à but non lucratif œuvrant dans le domaine social et qui se retrouve souvent avec les idées du président de la république sur le plan social parce que le social ne se résume pas seulement au gouvernement. Faut-il toujours attendre l’état pour aider nos parents et frères les cadres que nous sommes? Notre association a commencé les œuvres humanitaires sur le terrain bien avant les législatives. Je pense que c’est cela qui a donné cette mayonnaise aux législatives, parce que, nous ne nous opposons pas à personne mais à la conscience patriotique, nous nous opposons à la faim, aux maladies… notre mission, c’est le développement, l’humanitaire et nous continuerons. Après les résultats des législatives, sur le terrain, des rencontres de remerciements ont été organisées et dans la foulée, nous avons accompagné les préfectures de Kougnowou Akébou et Zogbégan par des produits pharmaceutiques, et construit un bâtiment scolaire pour la communauté de Mangoassi; A vrai dire, pendant, la campagne électorale, les vrais maux dont souffrent nos parents ont été décelés, et nous sommes arrivés à la conclusion, qu’ils n’ont pas besoin d’être un président ou ministre ou directeur général parce que la majorité des populations, ce sont des commerçants et des paysans qui ont besoin de l’eau potable, des dispensaires, des marchés modernes, de nouvelles pistes rurales pour convoyer leurs produits agricoles. Pour le moment, je peux vous rassurer que le terrain, se porte très bien.

Le climat sociopolitique actuel est-il propice à l’organisation des locales ?

Je pense que le gouvernement a toujours démontré sa volonté de faire les réformes. Vous vous rappelez qu’au moment où les élections législatives étaient annoncées, elles devraient être couplées avec les locales, c’est à dire que les dates étaient proches alors que, le climat qui sévissait entre les acteurs politiques n’était pas propice. Mais aujourd’hui, je crois que c’est propice parce que dans un pays, il faut également un contre-pouvoir pour permettre à celui qui gouverne de travailler donc il y avait l’opposition qui a boycotté les élections à l’époque parce que les réformes ne sont pas faites, maintenant, c’est chose due, et vous avez constaté que sur le terrain, la coalition de l’opposition quand bien même divisée, appelle au recensement électoral. A mon humble avis, la participation aux élections locations devait déterminer la gouvernance à la base de tout parti politique. Selon, que votre parti présentera des communes, vous êtes appelés à faire la politique, d’appeler les populations à donner le pouvoir à celui qui légifère au plus haut sommet. Je félicite au passage, les dirigeants de l’opposition et les autres partis qui ont vu jour et souhaitent participer aux locales. Je présume, que, les locales ne devraient pas être les affaires d’une seule personne. Normalement, si les gens s’attendent au parlement pour voter les lois pour le bien de la population, en aspirant d’être des artisans de la démocratie, nous devons bannir le « moi » et préparer l’avenir pour les autres. C’est aussi le début de l’alternance, non seulement avec les frères de l’opposition d’en face, également au sein du parti au pouvoir. Je pense que le climat actuel est convivial, c’est pourquoi tout le monde affûte ses armes pour prendre part à ces locales.

La conscience patriotique est prête pour participer aux locales

Au niveau de la conscience patriotique, une ligne sera donnée puisque c’est une association humanitaire selon que nos idées convergent vers un parti dont nous soutenons les projets et programmes de développement.

La conscience patriotique, ne se limite pas seulement dans les plateaux, c’est sur toute l’étendue du territoire national. Actuellement, nous avons une série d’activités en cours au niveau de Bafilo, et une tournée peut-être à Blitta, Tchamba, Kara, et donc, nous sommes en train de consulter la base et nos partenaires sur le terrain pour déceler ceux que nous pouvons positionner ou soit, accompagné d’autres personnes.

 

Un mot à l’endroit de la révision des listes électorales qui démarre le 16 mai ?

Pour la révision des listes électorales, j’exhorte tous les togolais en âge de voter à aller se faire recenser car c’est par cet acte qu’on exerce son droit civique. Je rappelle, par le passé, les gens ne se sont pas fait enrôler par rapport à un certain nombre de considération mais aujourd’hui, plus de débat car les réformes sont faites. J’invite, à cet effet, tous les partis politiques, ceux qui veulent le bien du pays d’adresser un appel à l’endroit des populations à un recensement massif surtout que la révision électorale ne dure juste trois jours. Que ceux qui n’ont pas eu la chance de se faire enrôler pour les législatives, se mobilisent car les locales, c’est la base de tout développement de la démocratie.

Le mot de la fin

La CENI étant le seul organe de garantie des élections transparentes, j’appelle tous les acteurs politiques à mettre de l’eau dans leur vin pour une campagne sans violence mais responsable par rapport à leur savoir-faire à la communauté, à la base politique loin des programmes politisés. C’est une première depuis 1987, les choses seront compliquées parce que c’est des communes à développer. Alors, il faut un tout pour y arriver comme les hommes d’affaires, les investisseurs, les entrepreneurs, les juristes, les économistes pour obtenir une bonne mayonnaise gage d’une véritable base de développement des collectivités.

Lu 373 fois Dernière modification le mercredi, 15 mai 2019 19:01

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