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lundi, 22 avril 2019 08:44

Projet Plaine de Djagblé : A qui profite réellement le projet, aux autochtones ou aux acquéreurs?

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M Honoré Tchawalassou M Honoré Tchawalassou

En lançant le Projet de Développement Rural de la Plaine de Djagblé (PDRD) à hauteur de 9,6 milliards FCFA, le gouvernement a le souci de doter le canton de Djagblé et ses environs d’infrastructures socio-économiques de base: aménagements hydroagricoles avec une maitrise de l’eau sur une superficie de 340 hectares, ainsi que les ouvrages connexes, désenclavement de la zone du projet par la construction de pistes rurales, amélioration et promotion de la production de riz et des cultures maraîchères ; promotion de la pisciculture ; amélioration de l’accès des populations à l’eau potable; construction d’infrastructures scolaires et de santé.

 

Le PDRD luttera contre la pauvreté et la malnutrition, de créer de nouveaux emplois et d’améliorer le cadre de vie des populations. Il y a quelques jours, le coordonnateur du PDRD a été saisi par un groupe de personnes se réclamant d’un comité élargi des acquéreurs mis en place dans le cadre du projet pour s’occuper des préoccupations des acquéreurs auprès des collectivités. Ce groupe réclame ses ayants droits de possession de parcelles sur le périmètre du projet. Une telle réclamation risque d’étouffer le projet au profit des autochtones, voire détourner ses objectifs réels qui visent à réduire la pauvreté dans les zones du projet. Il y a nécessité d’aller au recadrage du projet par les premiers responsables mais aussi d’une large sensibilisation à l’endroit des collectivités pour éviter la mesquinerie et la duplicité dans la vente continue des parcelles aux allogènes. « Il a été demandé tout simplement au comité des acquéreurs de trouver les vrais répondants ayant de parcelles dans le périmètre du projet car les allogènes qui se réclament du projet, détournent le sens réel des objectifs du projet au profit des vrais bénéficiaires », a fait savoir le Coordonnateur du projet Plaine de Djagblé, M Honoré Tchawalassou dans les lignes à suivre.

Que réclame le comité des acquéreurs du Projet de Développement Rural de la Plaine de Djagblé?

Honoré Tchawalassou : Nous avons tenu une réunion concernant les acquéreurs qui sont les allogènes de Djagblé dans le cadre du projet de la plaine de Djagblé. Ces acquéreurs ont acquis des parcelles auprès des collectivités locales. Ces parcelles ne sont pas de la dénomination d’hectare mais de simple lotissement (lots). Après le lancement des travaux du projet, on s’est rendu compte que certaines collectivités locales ont loti des terrains et les avaient vendus à des acquéreurs. Le chef de l’Etat informé, a donc demandé de saisir le comité interministériel d’indemnisation de s’y impliquer pour résoudre rapidement ce problème que nous avons jugé au départ mineur; parce que nous sommes convaincus qu’une solution consensuelle sera trouvée. Il a été recommandé de les accompagner. Normalement, ces zones sont déclarées inondables par les autorités et sont proscrites à l’habitation. Mais, il s’est fait que les gens ont construit. Nous avons techniquement trouvé des solutions, de 41 bâtis à 11 bâtis. Aujourd’hui, toutes ces personnes seront indemnisées sur le budget d’investissement. Pour ceux qui  n’ont pas construit sur leurs parcelles, nous irons  vers un processus d’accompagnement. C’est dans l’optique de les recaser que nous les avons réunis. Ils ont été assistés par un comité et nous sommes au bout du tunnel. Le processus, nous attendons l’achever d’ici 31 décembre 2019. Ceux que nous avons rencontrés, viennent de créer un nouveau problème pour remettre en cause les données déjà existantes mais, il s’est fait que, parmi eux, beaucoup ne se retrouvent pas dans le nouveau contexte du projet. Les solutions que nous avons eu à trouver par le passé, malheureusement, aujourd’hui, ceux qui disent créer un comité, sur 10, 8 ne sont plus concernés, c’est pourquoi, nous leur avons demandé d’aller trouver des vrais répondants qui sont, ceux-là, qui ont réellement des parcelles sur le périmètre du projet. Seuls, leurs plaidoiries sont valables auprès du comité interministériel d’indemnisation.

 

Qu’elles sont les mesures du recasement ?

Honoré Tchawalassou : Par rapport à la nouvelle donne, pas d’expropriation pour les acquéreurs sur le périmètre du projet car l’acquéreur devient propriétaire du périmètre mais c’est l’acquéreur qui veut construire, qu’il faudrait recaser. S’il faudrait recaser, les terres du bas fond n’auront pas la même valeur que celles des terres fermes. Dans nos recherches et les rapprochements faits, quitter le bas fond pour une terre ferme reviendrait plus cher à l’état. Pour réduire le coût à l’état et que le projet ne soit pas jugé non rentable, dans les mesures d’accompagnement, il est prévu que ceux qui disposent d’un lot qu’ils soient recasés avec 1/ lot, ceux qui ont ½ lot, soient recasés avec ¼ de lot et que ceux ont ¼ soit avec ¼ de lot. C’est une proposition du comité interministériel d’indemnisation. Ces mesures ont été retenues avec les concernés, mais, pour  éviter les coûts et les surenchères, on ne dépassera pas un recasement de plus de 2 lots, c'est-à-dire, ceux qui ont 4 lots, seront recasés avec 2 lots. Au-delà de 4 lots, soit, vous passez à l’exploitation des terres, soit, vous les céder sur le périmètre ou vous les louer aux producteurs. Alors, les 50 % serviront à quoi ? Sur des reçus de vente, certaines parcelles  par exemple  sont payées à 800.000 Fcfa mais la zone de recasement coûte le double ou le triple, raison pour laquelle, l’état aura besoin par la suite de ces parcelles, pour d’autres priorités telles que; l’expérimentation des semences améliorées, accroitre la production.

Qu’elle est la légitimité du comité élargi des acquéreurs ?

Honoré Tchawalassou : Ce comité ne comporte que des gens ne disposant pas de parcelles  sur le périmètre. Notre souhait, c’est d’avoir un répondant ou des répondants représentatifs ayant des parcelles sur le terrain du projet. Ce qui est conclu, c’est que ce comité nous revienne avec les vrais répondants pour que le bureau soit en mesure de donner les vraies informations au comité interministériel d’indemnisation.

Et les acquéreurs qui ne se retrouveront pas dans le périmètre du projet, leur sort ?

Honoré Tchawalassou : Les acquéreurs qui ne retrouveront pas leur(s) parcelle (s), ne sont plus concernés par le projet. A vrai dire, le projet concerne plus les autochtones qui sont les vrais bénéficiaires, je veux parler des populations du canton de Djagblé et de ses environs. Les allogènes qui se réclament du projet, détournent le sens réel, les objectifs du projet au profit des vrais bénéficiaires. Acquéreurs ayant des parcelles sur le périmètre, détournent les objectifs du projet alors que le projet vise les populations les plus vulnérables ayant un pouvoir d’achat faible. Nous devons aller rien que vers les objectifs du projet, amélioré les conditions de vie  et les faire sortir de la pauvreté : accès à l’eau potable, désenclaver les zones difficiles d’accès par des pistes rurales etc. Même si ces populations ne bénéficieront pas les acquis du projet parce qu’ils n’ont pas le savoir-faire, qu’elles en bénéficient avec les privés par leur expertise. Fin                        

Propos recueillis par G. Joseph           

Lu 84 fois Dernière modification le lundi, 22 avril 2019 08:49

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