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Le premier vol Ethiopian Airlines de News-York via Lomé a eu lieu à l’aéroport international Gnassingbé Eyadema ce 03 juillet. . En présence du Premier ministre togolais Klassou Selom, de Mme Hrahel Assefa la vice-présidente en charge du commercial, de Djondo Koffi, Président fondateur d’Asky Airline partenaire d’Ethiopian Airlines, une quarantaine de passagers ont pris place à bord du Boeing 787 Dreamliner en direction de la ..
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Politique

Politique (186)

Avant la tenue effective du dialogue tant annoncé par le gouvernement, les leaders des 14 partis politiques de l’opposition posent un certain nombre de préalables parmi lesquels, «  la libération des détenus dans l’affaire des incendies des deux (2) grands marchés du Togo ».

L’Union des Forces de Changement (UFC), ce parti historique est devenu orphelin depuis ce mardi après la présentation du « testament politique » de son leader charismatique Gilchrist Olympio, pendant une vingtaine d’années passées sur la scène politique togolaise ; « Mais l’avenir, de l’UFC, de la contestation politique, et du Togo, devront demain être imaginés et poursuivis par des jeunes hommes et femmes de moins de 80 ans. Des jeunes qui pourront amener à la poursuite de leurs idéaux, avec la même énergie qui a été la nôtre, afin que le Togo puisse redevenir dans un futur proche une terre de fierté et d’excellence en Afrique », a-t-il dit.

Une annonce suivie des conseils pratiques d’un politicien sage à toute la classe politique y compris le chef de l’Etat togolais à cette période de crise politique. « Le président Faure Gnassingbé doit ensuite accepter le principe de ne pas se représenter à la présidentielle de 2020 afin de laisser le champ libre à une consultation démocratique libre », suggère fo Gil.

Ce fils du président de l’indépendance du Togo avait soulevé le peuple togolais dans son ensemble à l’ère démocratique avec sa détermination cruelle de faire tomber le pouvoir du feu Eyadema Gnassingbé, malheureusement il a connu une fin politique tragique, mal compris par la population et abandonné par ses propres lieutenants de bataille dont l’actuellement chef de fil de l’opposition jean pierre Fabre.

Mais avant de rendre le tablier politique, l’homme n’a pas manqué de rappeler à l’opposition le sens d’or de l’unité, la recherche de compromis et l’abandon de la politique politicienne en faveur d’un « peuple » en quête de liberté : « l’opposition togolaise doit être unie, et doit développer un projet clair et responsable pour préparer la compétition d’idées à laquelle tous les partis devront prendre part », a indiqué Gilchrist Olympio.

« « À nos compagnons de lutte, et à la classe politique dans son ensemble, je voudrais dire que le temps des postures et des déclarations fracassantes est révolu. A ce temps doit succéder celui de la vérité et du courage. Celle de reconnaitre les limites de certaines stratégies et celui de travailler fermement pour un compromis acceptable par tous », a-t-il ajouté.

Que va devenir le parti UFC sans son « leader » au moment où des divisions d’intérêts secouent les principaux membres depuis quelques mois ? Deux camps s’opposent actuellement. Ceux qui pensent que l’UFC doit se retirer du gouvernement et redéfinir une nouvelle stratégie de lutte démocratique et l’autre camp qui soutient bec et ongle le maintien de l’accord UFC/RPT-UNIR pour aboutir à une alternance pacifique dans le pays.

Un accord que regrette Gilchrist Olympio de n’avoir pas abouti aux résultats escomptés dans l’intérêt du peuple ; « C’est la raison pour laquelle nous avons fait la démarche de nous engager dans un accord de gouvernement avec le régime en place en 2010, mais, nous ne sommes pas aveugles. Force est de constater que les termes de cet accord ne sont pas entièrement réalisées. Malgré ces insuffisances, nous avons fait le difficile choix de rester fidèle à notre engagement, conscients du fait que les espérances de changement et notre vision d’un Togo nouveau sont toujours à réaliser », a-t-il laissé entendre.

Selon les indiscrétions, un comité est mis en place en vue de préparer un congrès dans les jours à venir. Ceci doit permettre de réviser les statuts du parti et renouveler les instances dirigeantes.

 

 

ALLOCUTION DE MR. GILCHRIST OLYMPIO, PRESIDENT DE L’UNION DES FORCES DE CHANGEMENT 28 NOVEMBRE 2017

Mes très chers Compatriotes, 

En ces temps difficiles pour notre pays, il nous tient à cœur de faire entendre à nouveau une voix d’expérience qui peut faire avancer la cause de l’espérance.

Nous renouvelons notre engagement infaillible à œuvrer pour une alternance pacifique dans notre pays et qui ne soit pas comprise comme une revanche des uns sur les autres.

C’est avec tristesse et consternation que nous avons observé la profonde détérioration de la situation politique de notre pays depuis le début des manifestations d’Aout 2017. Les confrontations qui ont eu lieu dans les rues de plusieurs villes du Togo, entre notre jeunesse désillusionnée et les forces de l’ordre essayant de maintenir l’ordre public, ont été suivies des conséquences déplorables que nous connaissons malheureusement si bien : pertes de vie humaines, destructions matérielles, et dommages économiques à long terme. 

Je voudrais tout d’abord, en mon nom personnel et au nom de l’Union des Forces de Changement, adresser nos condoléances les plus sincères aux familles des victimes. Nous demandons à Dieu d’entourer leurs proches de l’affection et du courage dont ils ont besoin. Nous souhaitons également de tout cœur un prompt rétablissement aux personnes blessées et notre compassion à ceux qui ont subi des destructions de biens ou des pertes dans leurs activités économiques.

C’est l’occasion pour nous de dire une fois encore haut et fort, que nous déplorons la violence, quelles qu’en soient les justifications a posteriori. Nous sommes opposés à toutes les formes de compétition politique ancrée dans une culture de la violence.

L’UFC et ses leaders ont poursuivi toute leur vie l’idéal de résistance contre l’arbitraire. Cette lutte a souvent été très dure et nous avons connu de façon très personnelle, les conséquences de sa violence physique.

Malgré cela nous restons aujourd’hui, comme toujours, fermement attachés à un idéal de changement et de renouvellement démocratique au Togo. C’est la raison pour laquelle nous avons fait la démarche de nous engager dans un accord de gouvernement avec le régime en place en 2010, accord qui, je le rappelle, demandait au RPT les mêmes concessions qui sont aujourd’hui encore réclamées par les manifestants.

C’est également la raison pour laquelle, nous avons continué à travailler avec abnégation, sans les outils que nous aurions souhaités, à faire avancer petit à petit la cause du bien-être économique des Togolaises et des Togolais. 

Mais, nous ne sommes pas aveugles. Force est de constater que les termes de cet accord ne sont pas entièrement réalisées.

Malgré ces insuffisances, nous avons fait le difficile choix de rester fidèle à notre engagement, conscients du fait que les espérances de changement et notre vision d’un Togo nouveau sont toujours à réaliser.

Cependant nous devons aussi reconnaitre que la situation et le contexte politique de notre pays ont changé, et que rien ne justifierait aujourd’hui un recours irresponsable à la violence. Nous avons déjà erré sur ce chemin sans issue. Il ne mène à rien de bon. Les fondations de la démocratie que nous cherchons à bâtir ensemble ne peuvent se construire que dans un processus consensuel et évolutif. 

Bien sûr, celui-ci n’exclut pas les mouvements de revendication populaires et pacifiques qui ont leur place dans la vie d’une nation en mouvement. Le droit des manifestations publiques et la liberté d’expression des individus doivent être protégés, et nous appelons, comme nous l’avons toujours fait, le Gouvernement à la retenue et au strict respect des libertés fondamentales. 

Mais les forces d’opposition doivent avoir le courage de faire avancer la cause du peuple Togolais sans se laisser prendre en otage par le cycle de la violence. Nous devons avoir le courage de dénoncer fermement les incitations à la haine véhiculées à travers les réseaux sociaux, de même que les actes de violence qui ont été commis au cours des manifestations. 

Nous souhaitons tous qu’une alternance politique voit enfin le jour au Togo.

Nous sommes tout aussi responsables de l’avenir de nos enfants que le sont nos adversaires politiques. Il nous revient à tous de prévenir le pire. Gardons-nous d’instrumentaliser la détresse et les aspirations de notre jeunesse aux simples fins d’aboutir à des desseins politiques à court terme. Evitons au Togo de devoir réapprendre l’histoire dans le sang, en hypothéquant une génération entière sur l’autel d’ambitions impatientes ou de pulsions révolutionnaires. 

Depuis le début de cette nouvelle crise politique au Togo, plusieurs pays amis se sont investis à travers de discrètes tentatives de médiation en vue d’aider les Togolais à s’asseoir autour d’une même table pour régler les problèmes auxquels notre pays se trouve une énième fois confronté. Je leur adresse au nom de tous nos compatriotes mes vifs remerciements pour leurs efforts de médiation et d’apaisement, et je remercie tout particulièrement les Présidents Nana AKUFFO-ADO du Ghana, Alassane OUATTARA de Côte d’Ivoire et Alpha CONDE de Guinée, pour leur leadership et leur affection pour le Togo. Ma gratitude est également dirigée vers tous ceux qui, de près ou de loin, continuent à œuvrer sans relâche à la recherche d’une solution stable et durable au Togo. 
Dans l’immédiat, nous voyons quatre conditions fondamentales à ce que nous aboutissions ensemble à une solution politique stable et durable :
i) Premièrement, le régime doit accepter le retour aux fondamentaux de la Constitution de 1992.

ii) Le président Faure Gnassingbé doit ensuite accepter le principe de ne pas se représenter à la présidentielle de 2020 afin de laisser le champ libre à une consultation démocratique libre. Il en ressortira grandi évitant ainsi de vivre le sort personnel et collectif dont plusieurs pays africains ont déjà vécu l’exemple tragique.

iii) Troisièmement, l’opposition togolaise doit être unie, et doit développer un projet clair et responsable pour préparer la compétition d’idées à laquelle tous les partis devront prendre part.

iv) Enfin, les partenaires étrangers du Togo devront accompagner ses institutions et sa classe politique afin de préparer à des élections libres, transparentes et acceptées de tous.

L’Union des Forces du Changement :

Permettez-moi enfin de terminer mon propos en évoquant l’avenir de l’UFC et le rôle que notre parti entend jouer dans les consultations politiques de demain. L’UFC a toujours été en première ligne de la lutte pour l’alternance politique au Togo. Mon humble contribution a été de mener cette force d’union, et l’opposition togolaise, pendant un temps vers son objectif ultime. 

Mais l’avenir, de l’UFC, de la contestation politique, et du Togo, devront demain être imaginés et poursuivis par des jeunes hommes et femmes de moins de 80 ans. Des jeunes qui pourront amener à la poursuite de leurs idéaux, avec la même énergie qui a été la nôtre, afin que le Togo puisse redevenir dans un futur proche une terre de fierté et d’excellence en Afrique. 

Le combat politique que j’ai mené tout au long de ma vie et pour lequel j’ai sacrifié tant de choses a toujours eu pour objectif de libérer mes concitoyens du joug de l’oppression et d’améliorer leurs conditions de vie. Je n’ai jamais dévié de cet objectif sacré et je laisse à l’histoire, le soin de porter un jugement sur les choix que j’ai été amené à faire pour le bien de mon pays.

À nos compagnons de lutte, et à la classe politique dans son ensemble, je voudrais dire que le temps des postures et des déclarations fracassantes est révolu. A ce temps doit succéder celui de la vérité et du courage. Celle de reconnaitre les limites de certaines stratégies et celui de travailler fermement pour un compromis acceptable par tous. 

Au Chef de l’Etat actuel, je voudrais également demander le courage d’entendre la voix de son peuple, même lorsque celle-ci est dissonante, et d’y répondre. L’occasion lui est offerte de rentrer dans l’histoire ; je l’exhorte à engager les réformes conformément aux recommandations de la Commission Vérité Justice Réconciliation comme il s’y était engagé.

Le dialogue politique annoncé doit se dérouler dans un climat apaisé. Il importe que les personnes interpelées dans le cadre des manifestations soient relaxées. Une attention particulière doit être apportée aux villes de Sokodé, Bafilo et Mango afin que le calme puisse y revenir pour que la vie reprenne son cours normal. 

Mes biens aimés concitoyens, chers compatriotes, ne nous méprenons pas. Le véritable combat pour l’émancipation de notre peuple est encore devant nous. C’est celui de la lutte contre la pauvreté et d’un partage équitable des richesses de notre pays.

A cet instant de notre histoire, nous formons le vœu que tous les acteurs politiques dans un dépassement de soi et un esprit de sagesse fassent le pari du meilleur et du bien pour le peuple Togolais

Je garde une confiance sans faille dans la générosité et le génie créateur de notre peuple et des acteurs politiques pour la réussite du dialogue annoncé.

Vive la démocratie,

Que Dieu bénisse le Togo. 

Ablodé ! Ablodé ! Ablodé !

dimanche, 26 novembre 2017 20:31

Politique : La loi Bodjona sera-t-elle révisée ?

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C’est à travers un grand meeting sur l’aire de jeu d’Adéwui (Lomé) que le Collectif des jeunes pour le développement (CJD), le Mouvement des jeunes pour la paix (MJP) et ses associations affiliées ont exprimé leur ras-le-bol face à la situation sociopolitique que vit le Togo depuis plus de trois (3) mois avec à la clé des morts d’hommes, des blessés et plusieurs arrestations sans oublier les réfugiés.

Le processus du dialogue est en cours au Togo en vue de trouver une solution durable et efficace à la crise qui secoue le pays depuis trois semaines.

mardi, 21 novembre 2017 21:20

Diplomatie : Faure Gnassingbé à Abuja

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Comme annoncé lundi à Abidjan au cours d’une visite de travail avec son homologue Allasane Ouattara, le chef de l’état togolais, président en exercice de la Cédéao, Faure Gnassingbé, a effectué mardi une visite de quelques heures à Abuja, la capitale du Nigeria. Le pays abrite le siège de l’organisation régionale.

La plateforme digitale du parti de la majorité présidentielle Union pour la République (UNIR), www.unionpourlarepublique.com, qui se veut désormais un espace convivial d’échanges, de discussions, d’opportunités et d’engagement citoyen autour des valeurs de paix, d’union et de développement qu’il défend a été lancée ce mardi à Lomé par les membres du bureau exécutif.

A en croire Faure Gnassingbé, chef de l’État togolais, président en exercice de la CEDEAO, sur son compte Twitter sa présence en terre ivoirienne ce lundi s'inscrit dans le cadre d'une visite de travail et d'amitié au cours de laquelle il a eu à discuter avec son homoloque ivoirien Alassane Ouattara des questions liées à la coopération entre les deux pays ainsi que des défis sous-régionaux.

Selon les informations parvenues à notre rédaction ce lundi, quelques jours après son premier Congrès Statutaire tenu à Tsévié les 28 et 29 octobre derniers, le parti de la majorité présidentielle, l’Union Pour la République (UNIR) se met en ordre de bataille pour les échéances à venir notamment le Référendum et les élections législatives de 2018 et la présidentielle de 2020.

La déclaration des leaders des 14 partis politiques ayant sanctionnée le 3ème et dernier jour de la manifestation de rue de ce samedi à Lomé et dans certaines villes de l’intérieur, s’est exclusivement adressée aux forces de défense et de sécurité.

Comme on peut s’y attendre, les rues de Lomé ont ressenti ce jeudi la chaleur des militants de la coalition composée de 14 partis politiques qui réclament le retour à la Constitution de 1992, le départ de Faure Gnassingbé et la libération des prisonniers politiques.

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