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La nuit du 16 octobre a été dramatique en destruction des biens publics et mortelle dans la ville de sokodé (332 km) de Lomé après une réquisition du Parquet, M. Djobo Mohamed Alassani, imam d’une mosquée de Sokodé! quelques villes comme Agoè, Kpalimé, Bafilo sont rentrées dans la danse des pillages! Les conséquences sont lourdes: "Dans la foulée, des bandes organisées et structurées se sont livrées à des actes de violence inouïe, de pillage, de vandalisme et de destruction de biens publics et privés à Sokodé, Bafilo et dans certains quartiers de Lomé. A Sokodé, deux militaires en faction au domicile d’une personnalité ont été lynchés et exécutés et leurs armes et munitions ont été emportées. Un jeune a également trouvé la mort et une vingtaine de blessés enregistrée parmi les civils et les forces de sécurité", peut-on lire dans un communiqué du gouvernement!

 

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Sur réquisition du Parquet, M. Djobo Mohamed Alassani, imam d’une mosquée de Sokodé, un des dirigeants du parti politique PNP a été interpellé dans la journée du 16 octobre 2017 en fin d’après midi. Cette interpellation est intervenue suite aux incitations et aux appels répétitifs à la violence, au meurtre et à la sédition de la part de cet imam.
Il convient de rappeler, que face à la multiplication des déclarations répréhensibles consécutives aux manifestations violentes du 19 août 2017 et des jours suivants, les autorités judiciaires avaient procédé à un rappel à la loi et exhorté les responsables politiques à s’abstenir de tout comportement susceptible d’exposer leurs auteurs aux poursuites pénales. Par ailleurs, au regard des agissements de l’imam Djobo Mohamed Alassani, de multiples démarches ont été entreprises par des responsables religieux de confession musulmane pour l’amener à s’abstenir des prêches appelant à la violence.
En dépit de ces exhortations, le vendredi 13 octobre 2017, l’imam Djobo Mohamed Alassani s’est livré dans son prêche à des appels au meurtre des militaires et de citoyens togolais. C’est dans ce contexte qu’est intervenue son interpellation pour appel au crime et à la sédition, infractions prévues et punies par les articles 552 et 553 du Code pénal.
Dans la foulée, des bandes organisées et structurées se sont livrées à des actes de violence inouïe, de pillage, de vandalisme et de destruction de biens publics et privés à Sokodé, Bafilo et dans certains quartiers de Lomé. A Sokodé, deux militaires en faction au domicile d’une personnalité ont été lynchés et exécutés et leurs armes et munitions ont été emportées. Un jeune a également trouvé la mort et une vingtaine de blessés enregistrée parmi les civils et les forces de sécurité. Ces actes à visée terroriste, tendent notamment à déstabiliser les institutions de l’Etat et à semer la terreur au sein de la population. Ils nuisent gravement à la cohésion et à la paix sociale et portent atteinte à l’unité nationale. Les auteurs et les commanditaires de ces actes qui ne visent qu’à compromettre l’unité nationale seront recherchés et poursuivis conformément à la loi.
Le gouvernement, présente ses condoléances aux familles éplorées, exprime sa compassion et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés. Le Gouvernement condamne fermement ces attentats extrémistes qui menacent gravement la paix publique, et la coexistence pacifique dans notre pays. Il appelle les populations à la retenue et au calme.
Face à cette situation et au regard des risques persistants de trouble à l’ordre public, le Gouvernement prendra toutes les dispositions appropriées pour assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.
Fait à Lomé, le 17 octobre 2017
Le Gouvernement

Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a échangé avec le Président de la République du Bénin, Patrice Talon, en visite de travail et d’amitié à Lomé Togo le 11 octobre 2017.

La coalition des quatorze (14) partis politiques compte organiser les manifestations les 12, 13 et 14 octobre, c’est-à-dire jeudi, vendredi et samedi prochains à Lomé et à l'intérieur du pays mais elle se verra obliger de tenir les meetings les 12 et 13 en un lieu fixe et non de marcher.

La situation politique au Togo préoccupe les organisations de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. En attendant la venue de la représentante de la secrétaire de la Francophonie le 10 octobre prochain pour une médiation entre les acteurs politiques, dans un communiqué conjoint, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine (UA) et le Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (Unowas) ont exhorté le gouvernement togolais « à fixer une date pour l’organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle » et encouragent « l’opposition à saisir cette occasion pour faire avancer les réformes constitutionnelles ».

 

C'est ce qui ressort d'un communiqué publié ce mercredi.

L’opposition refuse de voter le projet portant modification de la constitution qui fixe la limitation du mandant présidentiel et le scrutin à deux tours au Togo pourtant prôné par l’Accord Politique Global (APG) signé depuis 2006 entre les acteurs politiques.

Communiqué conjoint CEDEAO – Union africaine – Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel

La Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA) et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) suivent de près l’évolution de la situation socio-politique en République Togolaise.

Les trois organisations prennent acte en particulier de l’adoption du projet de loi constitutionnelle visant à modifier les articles pertinents de la Constitution togolaise. Elles observent que c’est une étape importante pour mettre le Togo en conformité avec les normes démocratiques reflétant les meilleures pratiques en Afrique de l’Ouest.

Elles appellent le gouvernement à fixer une date pour l’organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle.

Elles encouragent l’opposition à saisir cette occasion pour faire avancer les réformes constitutionnelles.

La CEDEAO, l’UA et l’UNOWAS font appel à tous les acteurs politiques togolais pour poursuivre le dialogue sur cette question importante de manière pacifique, conformément aux aspirations légitimes du peuple togolais.

Les trois organisations demandent à tous les acteurs de faire preuve de retenue afin de préserver la paix et la cohésion dans le pays car le Togo est leur patrimoine commun.

Depuis que l’opposition demande le retour de la Constitution de 1992 dans sa version originelle exigeant le départ du chef de l’Etat Faure Gnassingbé, il a laissé le soin aux autres de se prononcer. Ce dimanche en meeting à la place de l’indépendance à Notsè, (90km au nord de Lomé), Komi Selom Klassou cadre de du parti au pouvoir n’est pas passé par quatre (4) chemins pour répondre à l’opposition. Il persiste et signe estimant que « la loi ne dispose que pour l’avenir ».

Déclaration conjointe de la Coordination du Système des Nations Unies, la délégation de l’Union Européenne et des ambassades de France, de la République Fédérale d’Allemagne, et des Etats-Unis d’Amérique au Togo

COMMUNIQUE DU PARTI UNIR
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Le mercredi 20 septembre 2017 a été la première des deux journées de manifestations organisées par plusieurs partis politiques dont l’Union
pour la République (UNIR). Notre parti salue le climat apaisé qui a prévalu dans la plupart des localités notamment à Lomé où des dizaines de milliers de citoyens d’UNIR ont pu marcher dans la quiétude et le calme pour réitérer leur soutien indéfectible au processus de réformes en cours dans notre pays et soutenir les institutions démocratiques qui doivent demeurer au centre des évolutions souhaitées par le peuple.
Malheureusement, UNIR a appris avec consternation les graves violences survenues dans certaines localités, notamment à Mango, du fait de militants dont le parti n’avait pourtant pas prévu de manifester dans cette ville. Le Parti UNIR condamne avec la dernière rigueur les incidents émaillés de tirs d’armes à feu par des manifestants, et qui ont occasionné le décès d’un enfant. Une perte en vie humaine de trop, car le processus de réformes ne doit en aucun cas aboutir à des blessés, au décès d’innocents concitoyens ou aux destructions et dégradations de biens publics ou
privés.
Le Parti UNIR présente ses sincères condoléances à la famille éplorée et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Le Parti UNIR déplore les exactions et les dégradations de biens et dénonce toutes les formes de violence qui mettent à mal la cohésion sociale et entrainent d’importants dégâts ainsi que des pertes en tous genres.
Le Parti UNIR exprime également son soutien à toutes les personnes qui ont été affectées par ces violences et abus commis par des manifestants.
Le Parti Unir s’insurge contre les nombreux appels à la haine et à la violence ainsi que la diffusion et la propagation, notamment sur les réseaux sociaux, des messages incitant à l’intolérance, au radicalisme et à l’extrémisme.
Le Parti UNIR appelle encore une fois l’ensemble de la classe politique et tous les citoyens de notre pays au sens de responsabilité et au civisme. C’est dans le calme et le respect des institutions démocratiques et de la loi que nous donnerons toutes ses chances au processus de réformes institutionnelles et constitutionnelles pour lesquelles le gouvernement a fait un grand pas le 5 septembre dernier et qui s’est poursuivi par un vote historique à l’Assemblée Nationale le 19 septembre 2017.
Le Parti UNIR rappelle que la consultation du peuple demeure la voie royale d’expression démocratique et exhorte les acteurs politiques à y adhérer sans réserve.
Le Parti UNIR s’inquiète des découvertes de caches d’armes en cours dans certaines villes du Togo et invite instamment le gouvernement à mettre en œuvre tous les efforts en vue de protéger les populations et leurs biens et de maintenir la sécurité et la stabilité dans notre pays.
Le Parti UNIR est viscéralement attaché aux libertés fondamentales notamment la liberté d’association, de réunion et de manifestations publiques pacifiques. Ces libertés doivent toujours s’exercer dans la paix et le respect des textes en vigueur.
Le Parti UNIR continuera de privilégier le dialogue et la concertation comme les meilleurs instruments pour la conduite des réformes politiques engagées par le Président de la République et le gouvernement.

« Le peuple a demandé la limitation du mandat présidentiel et le scrutin uninominal à deux (2) tours, les députés de l’Union pour la République (UNIR) l’ont voté mardi 19 septembre dernier. Ceci traduit notre volonté d’aller au bout des réformes tant souhaitées par le peuple togolais ».

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