Politique

Politique (84)

Déclaration conjointe de la Coordination du Système des Nations Unies, la délégation de l’Union Européenne et des ambassades de France, de la République Fédérale d’Allemagne, et des Etats-Unis d’Amérique au Togo

COMMUNIQUE DU PARTI UNIR
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Le mercredi 20 septembre 2017 a été la première des deux journées de manifestations organisées par plusieurs partis politiques dont l’Union
pour la République (UNIR). Notre parti salue le climat apaisé qui a prévalu dans la plupart des localités notamment à Lomé où des dizaines de milliers de citoyens d’UNIR ont pu marcher dans la quiétude et le calme pour réitérer leur soutien indéfectible au processus de réformes en cours dans notre pays et soutenir les institutions démocratiques qui doivent demeurer au centre des évolutions souhaitées par le peuple.
Malheureusement, UNIR a appris avec consternation les graves violences survenues dans certaines localités, notamment à Mango, du fait de militants dont le parti n’avait pourtant pas prévu de manifester dans cette ville. Le Parti UNIR condamne avec la dernière rigueur les incidents émaillés de tirs d’armes à feu par des manifestants, et qui ont occasionné le décès d’un enfant. Une perte en vie humaine de trop, car le processus de réformes ne doit en aucun cas aboutir à des blessés, au décès d’innocents concitoyens ou aux destructions et dégradations de biens publics ou
privés.
Le Parti UNIR présente ses sincères condoléances à la famille éplorée et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Le Parti UNIR déplore les exactions et les dégradations de biens et dénonce toutes les formes de violence qui mettent à mal la cohésion sociale et entrainent d’importants dégâts ainsi que des pertes en tous genres.
Le Parti UNIR exprime également son soutien à toutes les personnes qui ont été affectées par ces violences et abus commis par des manifestants.
Le Parti Unir s’insurge contre les nombreux appels à la haine et à la violence ainsi que la diffusion et la propagation, notamment sur les réseaux sociaux, des messages incitant à l’intolérance, au radicalisme et à l’extrémisme.
Le Parti UNIR appelle encore une fois l’ensemble de la classe politique et tous les citoyens de notre pays au sens de responsabilité et au civisme. C’est dans le calme et le respect des institutions démocratiques et de la loi que nous donnerons toutes ses chances au processus de réformes institutionnelles et constitutionnelles pour lesquelles le gouvernement a fait un grand pas le 5 septembre dernier et qui s’est poursuivi par un vote historique à l’Assemblée Nationale le 19 septembre 2017.
Le Parti UNIR rappelle que la consultation du peuple demeure la voie royale d’expression démocratique et exhorte les acteurs politiques à y adhérer sans réserve.
Le Parti UNIR s’inquiète des découvertes de caches d’armes en cours dans certaines villes du Togo et invite instamment le gouvernement à mettre en œuvre tous les efforts en vue de protéger les populations et leurs biens et de maintenir la sécurité et la stabilité dans notre pays.
Le Parti UNIR est viscéralement attaché aux libertés fondamentales notamment la liberté d’association, de réunion et de manifestations publiques pacifiques. Ces libertés doivent toujours s’exercer dans la paix et le respect des textes en vigueur.
Le Parti UNIR continuera de privilégier le dialogue et la concertation comme les meilleurs instruments pour la conduite des réformes politiques engagées par le Président de la République et le gouvernement.

« Le peuple a demandé la limitation du mandat présidentiel et le scrutin uninominal à deux (2) tours, les députés de l’Union pour la République (UNIR) l’ont voté mardi 19 septembre dernier. Ceci traduit notre volonté d’aller au bout des réformes tant souhaitées par le peuple togolais ».

mercredi, 20 septembre 2017 14:44

Politique : 2/3 donne la souveraineté au peuple

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Faute de consensus entre les parlementaires de l’opposition et de la majorité présidentielle par rapport au projet de loi portant modification de la constitution, les députés ont finalement adopté mardi par vote secret la voie référendaire. 62 voix pour et 1 abstention.

En décembre 2002, il est l’un des grands acteurs de la révision de la Constitution de 1992 dont l’opposition réclame aujourd’hui le retour intégrale. Lui, c’est l’ancien président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba et ancien cadre du parti au pouvoir, le RPT.

Le Togo traverse actuellement une situation inquiétante née au lendemain de la manifestation du 19 août 2017 organisée du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam. Des voix s’élèvent au sein de la coalition des partis politique de l’opposition pour exiger le départ pur et simple de Faure Gnassingbé, Président de la République qui rempile un troisième mandat qui court jusqu’en 2020.

La sortie sans pareille des évêques réunis au sein de la Conférence épiscopale demandant au pouvoir d’« opérer urgemment les réformes demandées par le peuple conformément à la Constitution de 1992 » continue de susciter indignation et crispation. D’aucuns estiment que les évêques ont choisi d’être d’un côté d’une partie du peuple contre un autre. La même réflexion est partagée par le Mouvement des jeunes pour la popularisation de la bonne gouvernance (MJPG).

La situation politique qui prévaut dans notre pays depuis quelques semaines avec sa vague de violence a fait réagir violemment les Evêques catholiques du Togo.

Les réformes constitutionnelles peinent à être concrétisées par les 91 députés de l’hémicycle malgré que le parti au pouvoir et l’opposition affiche leur bonne volonté de comprendre la nécessité des réformes à l’avancée du processus démocratique au Togo.

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