Politique

Politique (53)

« Le peuple a demandé la limitation du mandat présidentiel et le scrutin uninominal à deux (2) tours, les députés de l’Union pour la République (UNIR) l’ont voté mardi 19 septembre dernier. Ceci traduit notre volonté d’aller au bout des réformes tant souhaitées par le peuple togolais ».

mercredi, 20 septembre 2017 14:44

Politique : 2/3 donne la souveraineté au peuple

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Faute de consensus entre les parlementaires de l’opposition et de la majorité présidentielle par rapport au projet de loi portant modification de la constitution, les députés ont finalement adopté mardi par vote secret la voie référendaire. 62 voix pour et 1 abstention.

En décembre 2002, il est l’un des grands acteurs de la révision de la Constitution de 1992 dont l’opposition réclame aujourd’hui le retour intégrale. Lui, c’est l’ancien président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba et ancien cadre du parti au pouvoir, le RPT.

Le Togo traverse actuellement une situation inquiétante née au lendemain de la manifestation du 19 août 2017 organisée du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam. Des voix s’élèvent au sein de la coalition des partis politique de l’opposition pour exiger le départ pur et simple de Faure Gnassingbé, Président de la République qui rempile un troisième mandat qui court jusqu’en 2020.

La sortie sans pareille des évêques réunis au sein de la Conférence épiscopale demandant au pouvoir d’« opérer urgemment les réformes demandées par le peuple conformément à la Constitution de 1992 » continue de susciter indignation et crispation. D’aucuns estiment que les évêques ont choisi d’être d’un côté d’une partie du peuple contre un autre. La même réflexion est partagée par le Mouvement des jeunes pour la popularisation de la bonne gouvernance (MJPG).

La situation politique qui prévaut dans notre pays depuis quelques semaines avec sa vague de violence a fait réagir violemment les Evêques catholiques du Togo.

Les réformes constitutionnelles peinent à être concrétisées par les 91 députés de l’hémicycle malgré que le parti au pouvoir et l’opposition affiche leur bonne volonté de comprendre la nécessité des réformes à l’avancée du processus démocratique au Togo.

Les députés togolais sont à l’Assemblée depuis ce matin pour plancher sur le projet de révision constitutionnelle adopté en conseil des ministres la semaine dernière 1992 autour des articles 52, 59 et 60, portant limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin à deux (2) tours.

Dans la nuit du 2ème jour de la manifestation de la coalition de l’opposition, les quartiers Bè et Amoutivé ont reçu la visite des forces de l’ordre et de sécurité débouchant sur des pluies des gaz lacrymogènes jusque dans leurs habitations. Ce qui est grave, dans la matinée du vendredi 8 septembre, les habitants de Bè ont été l’objet de violentes représailles de la part des corps habillés qui n’ont fait la différence entre jeunes et vieillards, femmes et les personnes malades.

Le Togo est secoué depuis le 19 août dernier par une crise politique née de la manifestation du Parti national panafricain de Tikpi Atchadam pour dit-il exiger le retour de la constitution de 1992 et le vote de la diaspora togolaise. Des manifestations ne cessent de se multiplier. Après l’émissaire des Nations Unies pour l’Afrique et du Sahel, Ibn Chambas, c’est au tour du Président de la Commission de la CEDEAO Marcel De Souza de rencontrer les acteurs politiques togolais.

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