Politique

Politique (53)

Agbeyom Kodjo, l’ancien premier ministre n’est pas du tout d’accord avec le regain de violences au pays depuis quelques jours. Il dénonce également la présence des milices dans les artètes de la capitale.

Edem Kodjo (né Édouard Kodjovi Kodjo le mai 1938 à Sokodé, Togo) est une personnalité politique togolaise. Secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) de 1978 à 1983, il fut Premier ministre du Togo à deux reprises, du avril 1994 au août 1996, puis du juin 2005 au septembre 2006. En 2009, à l'âge de 71 ans, Edem Kodjo fait publiquement ses adieux à la politique. Il est désigné comme Facilitateur de l'Union africaine (UA) pour le dialogue politique en cours en RD Congo en 2016. Edem Kodjo est le Président de la Fondation PAX AFRICANA.

C’est au nom de cette fondation, que l’ancien premier ministre togolais se porte volontaire pour convoquer un dialogue entre les acteurs politiques togolais au moment où sa nation est sous le coup de la violence inouïe, des destructions des biens publics et privés, des arrestations des jeunes !!!

« Ce n’est pas seulement de l’extérieur que peut venir la solution. Nous sommes prêts aussi à apporter notre modeste contribution à la réalisation de ce grand idéal », peut-on lire dans une déclaration de la Fondation PAX AFRICANA ce vendredi.

Depuis le déclenchement de la crise politique le 19 août 2017 au Togo, le Secrétaire général de l’ONU, l’OIF, la CEDEAO, l’UA, les représentants diplomatiques, et les acteurs politiques eux-mêmes appellent à un dialogue.

Mais qui va convoquer ce dialogue ? Voilà, une porte de sortie !!!

Lire la déclaration de PAXAFRICANA

Ce n’est pas seulement de l’extérieur que peut venir la solution. Nous sommes prêts aussi à apporter notre modeste contribution à la réalisation de ce grand idéal.

Il est temps de prendre le taureau par les cornes et d’aller courageusement vers les voies d’un dialogue républicain et fécond, susceptible de nous éloigner de cette crise qui se prolonge et s’éternise.

Le Togo mérite ce courage et temps presse.

 

Edem KODJO

Président de la Fondation PAX AFRICANA

Plusieurs fois Médiateur de l’Union Africaine (UA)

De la CEDEAO, de l’OIF

Les évènements violents politiques de ces jours-ci à Lomé et dans certaines villes du Togo ont fait de nouveau réagir les chancelleries accréditées dans le pays.

Au cours de cette semaine, on dénombre environs 7 morts, plusieurs blessés, la destruction des édifices publics et privés, de nombreuses arrestations des jeunes acquis à l’opposition.

« Elles déplorent les actes de violence, de provocation et d'intimidation de ces derniers jours et les pertes humaines », peut-on lire dans une déclaration conjointe de la Délégation de l'Union européenne, de la Coordination du Système des Nations Unies et des Ambassades de la République Fédérale d’Allemagne, de France et des Etats-Unis d’Amérique au Togo.

« Elles réitèrent leur appel à toutes les forces politiques du Togo à engager rapidement un dialogue apaisé, sincère et constructif, seule voie pour sortir le pays de la crise actuelle », conclu la déclaration.

Le 22 septembre dernier, les représentants diplomatiques ont appellé également les uns et les autres au calme et à la retenue.

Lire la Déclaration conjointe de la Délégation de l'Union européenne, de la Coordination du Système des Nations Unies et des Ambassades de la République Fédérale d’Allemagne, de France et des Etats-Unis d’Amérique au Togo

La Délégation de l'Union européenne, la Coordination du Système des Nations Unies et les Ambassades d'Allemagne, de France et des États-Unis d'Amérique suivent avec préoccupation la situation politique au Togo. Elles déplorent les actes de violence, de provocation et d'intimidation de ces
derniers jours et les pertes humaines. Elles expriment leurs sincères condoléances et leur compassion aux familles éprouvées.
Elles réitèrent leur appel à toutes les forces politiques du Togo à engager rapidement un dialogue apaisé, sincère et constructif, seule voie pour sortir le pays de la crise actuelle.


Lomé, le 20 octobre 2017

C’est tout simplement triste les évènements de violences qui se déroulent au Togo avec ses conséquences de morts et de destructions de biens publics et privés.

La situation de crise politique qui a prévalu dans certaines villes du Togo depuis le 16 octobre dernier avec ses coloraires de dégâts matériels et humains laissent perplexe la communauté internationale. "Rien ne justifie les appels, les incitations et le recours à la violence. Rien ne se résout dans le sang versé, mais par le dialogue"’,a écrit ce mercredi Michaëlle Jean, la secrétaire générale de la Francophonie sur son compte Twitter face à la situation qui a encore dégénéré ce matin dans les différents quartiers de la capitale. Les Forces de sécurité et les jeunes se sont affrontés violemment!

La nuit du 16 octobre a été dramatique en destruction des biens publics et mortelle dans la ville de sokodé (332 km) de Lomé après une réquisition du Parquet, M. Djobo Mohamed Alassani, imam d’une mosquée de Sokodé! quelques villes comme Agoè, Kpalimé, Bafilo sont rentrées dans la danse des pillages! Les conséquences sont lourdes: "Dans la foulée, des bandes organisées et structurées se sont livrées à des actes de violence inouïe, de pillage, de vandalisme et de destruction de biens publics et privés à Sokodé, Bafilo et dans certains quartiers de Lomé. A Sokodé, deux militaires en faction au domicile d’une personnalité ont été lynchés et exécutés et leurs armes et munitions ont été emportées. Un jeune a également trouvé la mort et une vingtaine de blessés enregistrée parmi les civils et les forces de sécurité", peut-on lire dans un communiqué du gouvernement!

 

LIRE LE COMMUNIQUE


Sur réquisition du Parquet, M. Djobo Mohamed Alassani, imam d’une mosquée de Sokodé, un des dirigeants du parti politique PNP a été interpellé dans la journée du 16 octobre 2017 en fin d’après midi. Cette interpellation est intervenue suite aux incitations et aux appels répétitifs à la violence, au meurtre et à la sédition de la part de cet imam.
Il convient de rappeler, que face à la multiplication des déclarations répréhensibles consécutives aux manifestations violentes du 19 août 2017 et des jours suivants, les autorités judiciaires avaient procédé à un rappel à la loi et exhorté les responsables politiques à s’abstenir de tout comportement susceptible d’exposer leurs auteurs aux poursuites pénales. Par ailleurs, au regard des agissements de l’imam Djobo Mohamed Alassani, de multiples démarches ont été entreprises par des responsables religieux de confession musulmane pour l’amener à s’abstenir des prêches appelant à la violence.
En dépit de ces exhortations, le vendredi 13 octobre 2017, l’imam Djobo Mohamed Alassani s’est livré dans son prêche à des appels au meurtre des militaires et de citoyens togolais. C’est dans ce contexte qu’est intervenue son interpellation pour appel au crime et à la sédition, infractions prévues et punies par les articles 552 et 553 du Code pénal.
Dans la foulée, des bandes organisées et structurées se sont livrées à des actes de violence inouïe, de pillage, de vandalisme et de destruction de biens publics et privés à Sokodé, Bafilo et dans certains quartiers de Lomé. A Sokodé, deux militaires en faction au domicile d’une personnalité ont été lynchés et exécutés et leurs armes et munitions ont été emportées. Un jeune a également trouvé la mort et une vingtaine de blessés enregistrée parmi les civils et les forces de sécurité. Ces actes à visée terroriste, tendent notamment à déstabiliser les institutions de l’Etat et à semer la terreur au sein de la population. Ils nuisent gravement à la cohésion et à la paix sociale et portent atteinte à l’unité nationale. Les auteurs et les commanditaires de ces actes qui ne visent qu’à compromettre l’unité nationale seront recherchés et poursuivis conformément à la loi.
Le gouvernement, présente ses condoléances aux familles éplorées, exprime sa compassion et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés. Le Gouvernement condamne fermement ces attentats extrémistes qui menacent gravement la paix publique, et la coexistence pacifique dans notre pays. Il appelle les populations à la retenue et au calme.
Face à cette situation et au regard des risques persistants de trouble à l’ordre public, le Gouvernement prendra toutes les dispositions appropriées pour assurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.
Fait à Lomé, le 17 octobre 2017
Le Gouvernement

Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a échangé avec le Président de la République du Bénin, Patrice Talon, en visite de travail et d’amitié à Lomé Togo le 11 octobre 2017.

La coalition des quatorze (14) partis politiques compte organiser les manifestations les 12, 13 et 14 octobre, c’est-à-dire jeudi, vendredi et samedi prochains à Lomé et à l'intérieur du pays mais elle se verra obliger de tenir les meetings les 12 et 13 en un lieu fixe et non de marcher.

La situation politique au Togo préoccupe les organisations de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. En attendant la venue de la représentante de la secrétaire de la Francophonie le 10 octobre prochain pour une médiation entre les acteurs politiques, dans un communiqué conjoint, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine (UA) et le Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (Unowas) ont exhorté le gouvernement togolais « à fixer une date pour l’organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle » et encouragent « l’opposition à saisir cette occasion pour faire avancer les réformes constitutionnelles ».

 

C'est ce qui ressort d'un communiqué publié ce mercredi.

L’opposition refuse de voter le projet portant modification de la constitution qui fixe la limitation du mandant présidentiel et le scrutin à deux tours au Togo pourtant prôné par l’Accord Politique Global (APG) signé depuis 2006 entre les acteurs politiques.

Communiqué conjoint CEDEAO – Union africaine – Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel

La Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA) et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) suivent de près l’évolution de la situation socio-politique en République Togolaise.

Les trois organisations prennent acte en particulier de l’adoption du projet de loi constitutionnelle visant à modifier les articles pertinents de la Constitution togolaise. Elles observent que c’est une étape importante pour mettre le Togo en conformité avec les normes démocratiques reflétant les meilleures pratiques en Afrique de l’Ouest.

Elles appellent le gouvernement à fixer une date pour l’organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle.

Elles encouragent l’opposition à saisir cette occasion pour faire avancer les réformes constitutionnelles.

La CEDEAO, l’UA et l’UNOWAS font appel à tous les acteurs politiques togolais pour poursuivre le dialogue sur cette question importante de manière pacifique, conformément aux aspirations légitimes du peuple togolais.

Les trois organisations demandent à tous les acteurs de faire preuve de retenue afin de préserver la paix et la cohésion dans le pays car le Togo est leur patrimoine commun.

Page 1 sur 4