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dimanche, 02 juillet 2017 03:36

Le Togo en 116 communes: voici la répartition

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Le projet de loi adopté à l'assemblée nationale le 23 juin reconfigure le Togo en 116 communes.

Les députés ont adopté vendredi le projet de loi relatif à la création de communes au cours de la 10eme séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2017 sous la direction du président de l’Assemblée Nationale, Dama DRAMANI.

L’opposition togolaise connait une énième fois un regroupement de 11 partis politiques (ANC, CDPA, DSA, PSR, UDS, ADDI, FDR, Togo autrement, Les Démocrates, MCD, Parti des Togolais), pour arracher les réformes constitutionnelles et institutionnelles exigées par l’Accord Politique Global (APG) signé en 2006.

Si pour le chef de file de l’opposition, Jean Pierre Fabre, les réformes consensuelles doivent être faites à l’assemblée nationale, le pouvoir UNIR de son côté ne se retrouve pas dans cette vision car faute de l’éternel consensus à l’hémicycle, Faure Gnassingbé propose que ce dossier soit plutôt traité par les intellectuels et universitaires sous forme d’une proposition concensuelle à sous mettre à l’assemblée nationale ou au peuple !

"si on uniformise toutes les constitutions en disant que tout doit être limité à deux mandats, il y aura des problèmes ici ou là, parce que nous n’avons pas les mêmes situations, nous n’avons pas les mêmes histoires…", a estimé Faure Gnassingbé.

Par ailleurs, l’avènement de limitation des mandats aurait fait ses preuves dans certains cas, mais va engendrer des drames dans d’autres cas, selon le chef de l'Etat togolais. Dans cette situation Faure Gnassingbé craint ce qu’il appelle "un enjeu de pouvoir" et en appelle à l’expertise des érudits et de la société civile. « Mon souhait en tant qu’Africain, c’est que ce débat soit mené par nos intellectuels, des universitaires et qu’ils puissent nous donner des pistes de réflexion », a-t-il préconisé.

 

Depuis janvier 2017, le gouvernement a mis en place la Commission de réflexion sur les réformes avec pour résultats attendus, la proposition d’un texte consensuel sur les réformes à opérer.

Selon les responsables politiques des 11 partis réunis ce jeudi, cette commission est jugée illégale à l’esprit de l’APG ; c’est pourquoi, ils prétendre appeler les populations à prendre leur responsabilité.

Pour le parti Alliance nationale pour le changement (ANC), il revient aux responsables politiques de l'opposition de mobiliser le peuple pour que ce dernier s'approprie la lutte pour sa souveraineté. « Les Togolais doivent mettre la pression sur les députés afin d'avoir les réformes », a-t-il martelé son président Jean Pierre Fabre.

« Seul le peuple togolais peut constituer ce rapport de forces qui continue de faire défaut dans la lutte », laissé entendre le président des Forces démocratiques pour la République (FDR), Me Apevon Dodji.

A en croire Aimé Gogué, président du parti ADDI, leur démarche unitaire doit normalement faire bouger les choses. «  Nous devons maintenir la pression », a-t-il affirmé.

Le peuple dans ce combat de lutte démocratique s'est sacrifié à plusieurs reprises mais enfin de compte, il est le seul perdant. Entendra t-il le son de la trompette ou prefera t-il la voie démocratique du referendum?