Politique

Politique (34)

La situation politique qui prévaut dans notre pays depuis quelques semaines avec sa vague de violence a fait réagir violemment les Evêques catholiques du Togo.

Les réformes constitutionnelles peinent à être concrétisées par les 91 députés de l’hémicycle malgré que le parti au pouvoir et l’opposition affiche leur bonne volonté de comprendre la nécessité des réformes à l’avancée du processus démocratique au Togo.

Les députés togolais sont à l’Assemblée depuis ce matin pour plancher sur le projet de révision constitutionnelle adopté en conseil des ministres la semaine dernière 1992 autour des articles 52, 59 et 60, portant limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin à deux (2) tours.

Dans la nuit du 2ème jour de la manifestation de la coalition de l’opposition, les quartiers Bè et Amoutivé ont reçu la visite des forces de l’ordre et de sécurité débouchant sur des pluies des gaz lacrymogènes jusque dans leurs habitations. Ce qui est grave, dans la matinée du vendredi 8 septembre, les habitants de Bè ont été l’objet de violentes représailles de la part des corps habillés qui n’ont fait la différence entre jeunes et vieillards, femmes et les personnes malades.

Le Togo est secoué depuis le 19 août dernier par une crise politique née de la manifestation du Parti national panafricain de Tikpi Atchadam pour dit-il exiger le retour de la constitution de 1992 et le vote de la diaspora togolaise. Des manifestations ne cessent de se multiplier. Après l’émissaire des Nations Unies pour l’Afrique et du Sahel, Ibn Chambas, c’est au tour du Président de la Commission de la CEDEAO Marcel De Souza de rencontrer les acteurs politiques togolais.

Au moment où les militants de la coalition politique de l’opposition seront dans les rues les 20 et 21 septembre prochains pour réclamer le retour à la constitution de 1992, le vote de la diaspora et autres, ceux de l’Union pour la République (UNIR), parti présidentiel y seront également. Ces derniers vont, quant à eux exprimer leur soutien à leur Président Faure Gnassingbé pour sa politique de paix, d’unité nationale et de développement inclusif.

« 86 personnes ont été interpellées les 6 et 7 septembre en marge des manifestations. Ces personnes ont fait l’objet d’analyses et d’un suivi médical poussés avant d’être remises en liberté histoire de vérifier si elles présentaient des traces de torture », a indiqué M. Sémondji conseillé du président de la république face à la presse ce mercredi.

« 1,5 milliard FCFA, c’est les recettes perdues par le Togo suite aux manifestations politiques publiques des 6 et 7 septembre derniers d’après les évaluations de l’Office togolais des recettes (OTR) », ont annoncé Noupokou Dammipi et Djossou Sémondji, les conseillers du président de la République ce mercredi.

La situation politique au Togo a fait réagir la France par l’entremise de son ministère des Affaires étrangères ce mardi.

 La situation politique au Togo a fait réagir la France par l’entremise de son ministère des Affaires étrangères ce mardi.

Page 1 sur 3