mardi, 20 mars 2018 21:19

Union africaine : Faure Gnassingbé à Kigali pour un sommet de toutes les controverses sur le traité de libre-échanges

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
La signature de 22 pays est requise pour la création effective de la zone de libre-échange La signature de 22 pays est requise pour la création effective de la zone de libre-échange

Faure Gnassingbé, président du Togo, président en exercice de la CEDEAO devrait faire partie des 27 chefs d'État et de gouvernement qui ont confirmé leur présence  à la rencontre de Kigali, au Rwanda au sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), du 17 au 21 mars. Les chefs d’État africains doivent signer l’accord-cadre de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), à l’occasion du projet ambitieux, dont les modalités ne font pas encore totalement l’unanimité.

La signature de 22 pays est requise pour la création effective de la zone de libre-échange, un des importants  projets de l’Union africaine. S’il est ratifié, le traité a pour ambition  d’intégrer les 54 pays africains dans une zone de libre-échanges commerciaux. Il vise aussi à regrouper à terme les différentes zones régionales commerciales, à savoir la SADC, la communauté de développement de l'Afrique australe, la CEDEAO, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest.

Pour le moment, le Nigéria du président Muhammadu Buhari par un communiqué annonce son absence à cette rencontre continentale. « Monsieur le président ne voyagera plus vers Kigali pour cet événement parce que certains actionnaires nigérians ont fait savoir qu’ils n’ont pas été consultés », explique ainsi le texte, qui met en avant « quelques réticences quant aux conditions de ce traité ». Muhammadu Buhari, a dû se plier aux desideratas des plus grandes organisations syndicales du pays. 

A peine  16% du commerce des pays africains s'effectue avec d'autres pays du continent loin derrière l’Asie (autour de 50 %) et l’Europe (près de 70 %). Ajoutons que la création de cette Zone de libre-échange continentale (Zlec), concerne tous pays membres de l'Union africaine avec un PIB cumulé de 2.500 milliards de dollars.

Ce projet, un des étendards de l’agenda 2063 de l’UA, est en discussion depuis 2012 et avoisinerait 2 500 milliards de dollars de PIB cumulés. Les autres zones de libre-échange viennent formaliser des zones où le flux des échanges est déjà présent. Cela va stimuler les échanges.

Lu 212 fois Dernière modification le mardi, 20 mars 2018 22:11

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.