vendredi, 16 mars 2018 14:42

Assurance maladie: L’INAM souhaite étendre la couverture maladie aux exclus du système

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Les conditions de cette disposition pourront se mettre en œuvre dans les prochains mois Les conditions de cette disposition pourront se mettre en œuvre dans les prochains mois

La couverture santé universelle apparaît comme le premier élément du socle de la protection sociale. 6 ans après sa création, l'Institut Nationale d'Assurance Maladie (INAM) sent le besoin ferme d’étendre la couverture maladie au-delà des 320 000 bénéficiaires actuellement.

Il s’agit des Veuves/veufs et orphelins d’assurés décédés, des secondes épouses, des enfants supplémentaires dont la taille de ménage dépasse 4 enfants. Les enfants de plus de 21 ans devront aussi continuer à bénéficier de la prise en charge jusqu’à l’âge de 26 ans. « Les conditions de cette disposition pourront se mettre en œuvre dans les prochains mois », a indiqué, Myriam Dossou, Directeur Général de l’INAM au cours d’un échange ce vendredi à Lomé avec les assurés et les populations pour recueillir leurs apports et suggestions relatifs à l’élargissement de la couverture aux exclus du système.

A la fin, la rédaction horizon news a recueilli quelques propos du DG Myriam Dossou.

Horizon news : Quelle est la nécessité de vouloir étendre la couverture maladie aux exclus du système

Myriam Dossou : L’INAM a commencé avec un régime qui couvre 06 personnes. L’assureur principal, sa conjointe ou son conjoint et 4 enfants bénéficiaires, donc, au total 6 bénéficiaires lorsqu’on a un cotisant. Il est bien connu qu’il existe des familles où on n’a plus que 06 membres et aujourd’hui nous sommes dans la protection sociale qui n’est pas exclusive mais inclusive. Nous avons mené une réflexion à la demande de la plupart de nos assurés (les retraités et les actifs) pour voir dans quelle mesure l’INAM peut intégrer la plupart des exclus du régime notamment les enfants de plus de 21 ans, les secondes et troisièmes épouses, les enfants au-delà du 4è enfant et puis il y a également une question sur les bénéficiaires de pension et de réversion. Toutes ces problématiques méritaient que nous échangions avec nos bénéficiaires et les populations, je dirai, les assurés qui sont concernés pour pouvoir enrichir notre réflexion afin que la mise en œuvre se fasse de façon assez efficace et sans heurt.

Etes-vous satisfaites des propositions des uns et des autres ?

Myriam Dossou : Absolument, parce qu’ils sont demandeurs et parce que cela fait plusieurs années que la question nous revient. On voit des gens qui arrivent avec un enfant qui vient de passer les 21 ans, n’a jamais été malade mais a 22 ans tombe malade, malheureusement, il n’est plus sous la couverture. Voilà, pourquoi, aujourd’hui, nous nous sommes mis ensemble pour réfléchir. Nous avons effectué des études actuarialles pour savoir comment gérer cette catégorie de personnes et nous allons passer ensuite à la phase de mise en œuvre en prenant soin de passer les différentes étapes pour formaliser cette volonté qui est au plus haut niveau exprimé. Le Chef de l’Etat, nous a demandé d’écouter les bénéficiaires, les assurés et de prendre en compte leur préoccupation et interrogation afin qu’on puisse les porter dans un cadre de solutionnement.

 Faut-il parler d’une réforme au niveau de l’INAM ?

Myriam Dossou : Ce n’est pas une reforme mais plutôt un processus d’écoute permanente de recherche de solutions et d’inclusion sociale.

Propos recueillis par GADAH Joseph

Lu 478 fois Dernière modification le samedi, 17 mars 2018 17:27

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