mercredi, 07 mars 2018 21:12

Politique : Yark Damehame à la C14 : « Rien que de la surenchère politique à Kparatao »

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Aucune liste des victimes passées à tabac à Kparatao Aucune liste des victimes passées à tabac à Kparatao

C’est du Tic au Tac entre la coalition des 14 partis politiques de l’opposition et le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Yark Damehame. La semaine dernière, la coalition a annoncé la reprise des manifestations sur les 13, 14, 15 et 17 mars prochains à Lomé et dans les autres villes de l’intérieur pour la simple raison que des « populations de Kparatao (Sokodé), ont été passées à tabac dans la nuit du 24 au 25 février par des militaires en violation des mesures d’apaisement » et la « nomination des présidents de la Commission électorales locales indépendantes (CELI) ».

En conférence de presse ce mercredi à Lomé, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Yark Damehame accompagné de son collègue de la Communication Guy Madjé Lorenzo ont apporté un « démenti » formel dans l’affaire de Kparatao qui, selon eux est sans « preuves justificatives ».

Yark Damehame dit être surpris d’entendre la coalition demander au gouvernement « la poursuite des auteurs des actes de violences exercées sur les populations de Kparatao qui ont été passées à tabac sans ménagement dans la nuit du 24 au 25 février en violation des mesures d’apaisement ».

« Je ne sais pas ce qui s’est passé à Kparatao. Les responsables de la coalition de l’opposition disent avoir reçu l’information. Je leur ai posé la question de qui vienne l’information, est-ce que c’est une, deux ou trois victimes ? Je leur ai demandé de me donner la liste des victimes qui ont été passées à tabac à Kparatao comme preuves. Elle est incapable de nous fournir des preuves », réaffirme-t-il.

Selon lui, tout est parti d’un audio qu’un jeune du milieu a balancé sur les réseaux sociaux précisément sur whatsapp et qui a fait le tour du monde. Il a été dénoncé par ses camarades qui ont bien voulu le frapper. N’eut été l’intervention du chef canton de Kparatao, il serait frappé. Malheureusement, cette fausse information a été reprise par certains journaux sans « vérification ».

« Le jeune en question a été conduit chez le chef canton avec son papa. Sinon, à ma connaissance, il n’y a rien eu à Kparatao. S’il avait eu quelque chose comme le prétendent certains, des images devraient circuler depuis sur les réseaux, ce qui n’a pas été le cas. Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus un jouet pour des gens. Quelqu’un est dans sa chambre, il parle, insulte et balance, ça fait le tour du monde et ce n’est pas bien pour l’image de notre pays », a dit M. Yark Damehame.

Guy Madjé Lorenzo, dans son développement a quant à lui exhorté les journalistes à plus de professionnalisme et de retenu dans l’exercice de leur fonction pour éviter de désinformer les informations.

Sur la question de la nomination des présidents de CELI comme deuxième raison de la reprise des manifestation de l’opposition, les deux (2) représentants du gouvernement a fait savoir que cette nomination rentre dans le cadre des élections locales annoncées depuis l’année dernière et qui devait se tenir en juin 2018.

Lu 315 fois Dernière modification le mercredi, 07 mars 2018 21:22

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.