dimanche, 11 février 2018 17:26

Politique : « Il faut aller à un dialogue perdant perdant » pour un seul gagnant le TOGO », Jean Luc Homawoo

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Ce qui urge, c’est les élections uninominales majoritaires à deux tours et la limitation des mandats à tous les postes électifs Ce qui urge, c’est les élections uninominales majoritaires à deux tours et la limitation des mandats à tous les postes électifs

Le 15 février prochain, les acteurs politiques togolais sont appelés à s’asseoir autour d’une table pour un dialogue dite « mature », afin de régler la crise politique qui secoue le pays depuis le 19 août 2017.

 

L’Union européenne, les ambassades de France, d’Allemagne et des Etats-Unis ainsi que le SNU (Système des Nations Unies) en se félicitant de l’ouverture prochaine du dialogue politique au Togo, exhortent les acteurs à plus de sérénité et de bonne foi dans les échanges. Les hommes d’églises, les partis politiques, la société civile ont également appelé le pouvoir et l’opposition à un sursaut d’orgueil, ouvrant la voie à un Togo paisible, pour un développement socioéconomique harmonieux. Ce dimanche, c’est autour du « Mouvement les Templiers » d’apporter loin son coup de gueule, en invitant la classe politique à un dialogue inclusif avec la prédisposition de chacun à arracher pacifiquement quelque chose au profit de son adversaire. « Il faut un dialogue inclusif avec la prédisposition de chacun à arracher pacifiquement quelque chose au profit de son adversaire. Ce dernier, également, doit accepter de concéder". C'est ce que nous qualifions de « dialogue perdant perdant » pour un seul gagnant le TOGO, cher à nous tous », indique Jean Luc Homawoo, Maréchal du Mouvement les Templiers ».

 

Il y a quelques jours, vous avez séjourné aux Etats-Unis. Avez-vous échangé avec la diaspora sur la crise politique au Togo?

Jean Luc Homawoo : Evidemment, j’ai effectué un voyage éclair aux USA pour des raisons personnelles et privées mais j'ai eu par la même occasion, à faire des échanges informels avec quelques-uns de nos compatriotes de la diaspora qui voulaient se renseigner et me prêter oreilles sur les dessous et les dessus de la crise politique togolaise. Je peux avouer que grand nombre de nos concitoyens vivant à l’étranger n'ont qu'un seul son de cloche; celui de l’intoxication et de dénigrement des valeurs démocratiques et républicaines, pire, ils font une confusion entre la vie politique et le développement social. Mais à force d’expliquer l’essence de la crise, les tenants et aboutissants, certains ont fini par comprendre que Zorro est un Zéro et Superman a fini en minima. Le cavalier a abandonné le cheval pour un coin quelque part dans le maquis .Pour combien de temps? Le superman traine à nouveau ses menottes de kodjindji à la plage pour un nouveau mandat de cinq ans pour que son titre de chef de file de l'opposition lui soit éternellement préservé !

 

Comment vous avez reçu " aux templiers" l'annonce du dialogue?

Jean Luc Homawoo : C'est une surprise et en même temps une satisfaction car les gens ont fini par comprendre et accepter notre appel, lancé dès le lendemain de cette crise. Rappelez- vous dès, le 19 Août 2017, j'étais l'un des tout premiers à avoir appelé au dialogue afin qu’on épargne de notre chère nation, une situation regrettable et irréversible, qui ne ferait que des victimes supplémentaires et gratuites ; mais aussi et surtout alourdirait les souffrances de nos mères, sœurs et frères qui se battent pour leur pain quotidien.

 

Au Templier, qui sont ceux qui peuvent participer au dialogue?

Jean Luc Homawoo : En fait le problème togolais n'est pas qui ou ceux qui devraient participer aux assises. C'est plutôt le caractère de certains responsables et leurs comportements sympathiques qui devraient concourir aux débats de façon sereine et responsable pour aboutir à une conclusion fertile. Normalement, un certain chef de file de l’opposition devrait être l'un des plus doué pour ces assises mais fort est de constater, sa vulgarité, toujours la menace quand, il est contredit dans sa thèse. Notre souhait, c’est que cette assise ne ressemble pas aux précédentes. Que chacun fasse balle à terre en laissant de côté des revendications irréalistes pour une heureuse sortie de crise. Au cas contraire je me ferai le devoir en tant que maréchal du " Mouvement les Templiers" de faire la propagande et la mise en application effective de l'article 4 de la constitution de 92 ; je cite : « la souveraineté appartient au peuple. Il l'exerce par ses représentants et par voie de référendum. Aucune section du peuple, aucun corps de l'Etat ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice. L'initiative du référendum appartient, concurremment, au peuple, au président de la république ». En cas d’échec du dialogue, un référendum, peut être organisé sur la demande d'au moins 500.000 électeurs ... Sa régularité sera appréciée par la Cour constitutionnelle. Fin de citation.

 

Quelles sont les propositions probables que « les Templiers » peuvent faire aux acteurs politiques?

Jean Luc Homawoo : Ce qui urge aujourd'hui, c’est que nous ayons des élections uninominales majoritaires à deux tours et la limitation des mandats à tous les postes électifs (président, député, maire etc...) voilà les revendications de l'opposition et auxquelles le gouvernement a favorablement répondu depuis le début de la crise c’est-à-dire le 05 septembre 2017. C'est déjà un acquis important que l’opposition devait officiellement entériner lors du dialogue. Ensuite, il y a des problèmes sociaux tels que le chômage des jeunes, les revendications des acteurs de l'éducation, les problèmes des fonctionnaires de l’Etat, les problèmes des hôpitaux, des dispensaires.... Bref des problèmes d’intérêt général sur lesquels le pouvoir et l'opposition doivent débattre en toute honnêteté et franchise en vue de trouver des solutions adéquates, appropriées et durables, au développement socioéconomique du pays. N’oublions pas, que la crise durant les 7 mois, a fait perdre au moins 80 à 100 milliards FCFA des recettes à l’Etat. C’est inquiétant surtout pour le secteur privé, le pourvoyeur d’emplois au pays. C’est pourquoi, j’invite, chaque participant à chercher, à construire et non de continuer par détruire avec le radicalisme tous les efforts consentis par le gouvernement et les partenaires depuis quelques années. Pour une sortie de crise, nous l'avons toujours dit sur les médias ; "Il faut un dialogue inclusif avec la prédisposition de chacun à arracher pacifiquement quelque chose au profit de son adversaire. Ce dernier, également, doit accepter de concéder". C'est ce que nous qualifions de « dialogue perdant perdant » pour un seul gagnant le TOGO, cher à nous tous.

Je vous remercie !

 

Propos recueillis par Joseph G.

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