lundi, 05 février 2018 15:04

Politique: l’opposition se réserve le droit de manifester

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Alors que le dialogue inter togolais est annoncé pour le 15 février prochain, l’opposition togolaise ne semble pas d’avis avec la recommandation de suspension des manifestations de rues voulue par les émissaires des présidents ghanéen et guinéen.

Pour parvenir à une solution à la crise sociopolitique que traverse le Togo, un dialogue pourrait être ouvert le jeudi 15 février prochain selon un communiqué signé en fin de semaine dernière par le ministre ghanéen de la sécurité, Albert Kan-Dapah et le ministre d’État guinéen, Tibou Kamara, émissaires des présidents ghanéen et guinéen qui ont mené des consultations à Lomé. Dans le communiqué, les médiateurs demandaient aux acteurs de mettre une pause aux manifestations publiques de rue.

Cette recommandation ne semble pas être digérée par les acteurs de l’opposition togolaise. Reçue dans une émission radiodiffusée lundi, Brigitte Adjamagbo-Johnson, la coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition n’entend pas laisser cette décision aux médiateurs. « Le droit de manifester est réservé aux Togolais. Nous restons les seuls à déterminer comment utiliser ce droit… Que les gens ne s'imaginent pas que parce qu'il y a ce communiqué, plus aucun Togolais n'a plus le droit d'user du droit de manifester » a-t-elle déclaré.

Mme Johnson a, lors de son intervention, appelé le pouvoir à mettre en œuvre des mesures d’apaisement avant l’ouverture de ce dialogue.

Lu 350 fois Dernière modification le lundi, 05 février 2018 15:08

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