vendredi, 02 février 2018 14:47

Politique : 23, 26 janvier et enfin le 15 février. Pariez sur le dialogue inter-togolais !

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Les togolais peuvent pousser un ouf de soulagement pour un dialogue annoncé par le gouvernement depuis le 06 novembre 2017 afin de trouver une issue favorable à la crise politique amorcée depuis le 19 Aout?

Après l’échec cuisant de l’annonce des leaders de la coalition des 14 partis politiques à Conakry pour la tenue du dialogue du 23 au 26 janvier dernier, une nouvelle date du 15 février vient d’être avancée par les ministres guinéen Tibou Kamara et ghanéen, Albert Kan-Daapah après les consultions du pouvoir et de l’opposition.

Désormais les acteurs politiques togolais doivent se retrouver et débattre tête-à-tête des réels problèmes prioritaires dans un esprit d’apaisement à savoir les cas des personnes arrêtées dans les affaires des incendies de Lomé et de Kara, la situation des personnes détenues dans le cadre des récentes manifestations de la coalition.

Le communiqué sanctionnant les consultations précisent que les bords politiques ont convenu de la suspension des manifestations publiques de rue à compter de la publication de la date du dialogue et ce jusqu'à sa tenue et pendant son déroulement.

Les manifestations prévues demain samedi par la coalition et le mouvement des femmes du parti au pouvoir pourront être suspendues.

L’opposition togolaise réclame depuis le 19 aout un retour à la constitution de 92 et le vote de la diaspora togolaise.

La crise qui a duré 6 mois a fait perdre 80 à 100 milliards FCFA des recettes fiscales à l’Etat togolais

Selon le Fonds Mondial International (FMI), des signes d’hésitation sont à relever de la part des investisseurs privés nationaux et étrangers. La preuve, les banques sont obligées de se financer entre elles, la capacité de l’Etat à emprunter sur les marchés sous régionaux est faible, la souscription des obligations est en baisse depuis septembre 2017.

On peut se rappeler qu’en septembre 2017, selon l’Agence UMOA-Titres (AUT), le Togo n’a enregistré que 22 soumissions, des émissions simultanées des Obligations Assimilables du Trésor à 3 ans, 5 ans et 7UMO, alors qu’auparavant, les titres togolais suscitaient plus d’intérêt. Seulement 16,34 milliards récoltés contre 30 milliards sollicités, soit un taux de couverture de moins de 55%. Le pays avait pourtant convaincu les investisseurs qui ont souscrit respectivement à environ 151 % et 110% aux deux dernières sorties sur le marché de l’UMOA. Tout récemment, en début d’année 2018, le trésor public togolais avait émis des Bons Assimilables du Trésor (BAT) d’un montant de 15 milliards de FCFA et n’a levé 5,13 milliards de FCFA le 12 janvier dernier au même moment le trésor public béninois, a collecté avec succès 19,998 milliards FCFA sur le marché financier sollicitant que 20 milliards FCFA, ce qui donne un taux de couverture du montant mis en adjudication de 99,99%. « Les perspectives macroéconomiques se sont modérément affaiblies.

Ainsi, la croissance en 2018 a été révisée à la baisse à 5 % (au lieu de 5,3 % dans les projections précédentes); elle devrait progressivement s’élever à 5,4 % d’ici à 2021 », lit-on dans le rapport du FMI.

« Si le mécontentement public persiste, les autorités pourraient faire face à des pressions croissantes pour ralentir l'ambitieux programme d'assainissement des finances publiques. Les troubles politiques pourraient également entraver les investissements privés et éroder le soutien politique et social nécessaire pour les réformes structurelles », a averti le nouveau chargé de mission du FMI pour le Togo, Ivohasina Fizara Razafimahefaune en fin de mission fin octobre 2017.

Joseph G.

Lu 537 fois Dernière modification le vendredi, 02 février 2018 14:56

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