jeudi, 01 février 2018 17:18

L’ANC indexe une fois encore le pouvoir togolais pour arrestations arbitraires. Spécial

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Alors que la coalition des 14 partis politiques de l’opposition manifeste dans les rues depuis mercredi, le bureau de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) dirigée par Jean-Pierre Fabre a sorti le 30 janvier un communiqué dans lequel elle condamne des arrestations arbitraires et des rafles.

Des militants de l’opposition seraient arrêtés et conduits vers des destinations inconnues. C’est ce qu’on apprend à la lecture d’une déclaration signée par le vice président de l’ANC, Patrick LAWSON-BANKU. « L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) constate avec réprobation, la recrudescence des arrestations arbitraires et des rafles perpétrées au Togo par les forces de défense et de sécurité et, particulièrement, dans la ville de Lomé et ses environs », lit-on.

Pour l’ANC, ces actions n’ont pour but que de fragiliser l’opposition en quête d’alternance au sommet de l’Etat et des institutions de la République.

« Ces forfaits, délibérément planifiés et exécutés les jours précédant les manifestations publiques pacifiques, organisées par le regroupement des 14 partis politiques de l’opposition, ont pour but, à l’évidence, de démobiliser les populations et de les empêcher de prendre part aux manifestations. De fait, les personnes raflées sont embarquées vers des destinations inconnues, où elles sont soumises à des traitements inhumains et dégradants….L’ANC dénonce et condamne fermement ces pratiques abusives et illégales et demande aux autorités togolaises d’y mettre fin immédiatement. Elle demande à la communauté internationale et notamment aux Chefs d’Etat chargés de la médiation dans la crise togolaise, de porter une attention particulière aux exactions incessantes du pouvoir RPT/UNIR qui aggravent la crise », lit-on dans la note d’information.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition est dans les rues depuis ce 31 janvier. Elle réclame entre autres le retour à la Constitution originelle du 14 Octobre 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger ; la libération de tous les prisonniers politiques ; l’arrêt des persécutions, des arrestations, des poursuites et des violences à l’encontre des militants et dirigeants des partis politiques de l’opposition.

Lu 297 fois Dernière modification le jeudi, 01 février 2018 18:01

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