samedi, 27 janvier 2018 19:36

2018, l’Année africaine de la lutte contre la corruption

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Partout où vous avez une corruption massive, le développement est en retard Partout où vous avez une corruption massive, le développement est en retard

La corruption est un fléau qui coûte aux économies africaines, selon certaines études, 50 milliards de dollars par an.

Il y a la « petite corruption » et surtout la « grande corruption » qui sévit au sein des élites dirigeantes africaines et dont l’ampleur a « des effets dévastateurs pour le développement économique, corrosifs pour la cohésion sociale et déstabilisateurs pour l’ordre politique », a déclaré le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. C’est cette prise de conscience qui a conduit ce dernier à proposer dans son message du Nouvel An de faire de 2018 Année africaine de la lutte contre la corruption, avec pour mot d’ordre « gagner la lutte contre la corruption, un chemin durable vers la transformation de l’Afrique ».

Cette thématique sera formellement lancée pendant le sommet par les chefs d’Etat, qui souhaitent que l’UA fasse le point sur les progrès réalisés en matière de corruption depuis l’adoption en 2003, il y a quinze ans, de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption (AUCPCC). Elle réfléchira aussi aux nouveaux outils qu’il conviendra de développer pour relever les défis de la corruption contemporaine.

En décembre 2015, sur la base des mêmes constats, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a expliqué que ces fonds « auraient dû être affectés aux secteurs de l'éducation, de la santé, de l'eau et de l'assainissement. Partout où vous avez une corruption massive, le développement est en retard ».

« La détection de la corruption est importante, mais sa prévention est aussi capitale. Il est donc dans l'intérêt de l'Afrique de prévenir la corruption afin de stimuler l'économie et le développement à travers le continent », indique Akinwumi Adesina, président de la BAD.

Une situation déplorable pour la secrétaire exécutive de la CEA qui rappelle que l'Afrique a besoin de ces fonds. « Pour un continent qui a désespérément besoin de ressources financières substantielles pour répondre à ses importants besoins de développement, notamment pour combler son énorme déficit d'infrastructures, une perte considérable de ressources financières à travers diverses formes de corruption est certainement quelque chose qui doit être combattu avec force et fermeté », a exhorté Vera Songwe.

Tous les pays africains sont concernés par la corruption avec la plupart d'entre eux très mal classés dans l'indice de perception de la corruption de l'ONG Transparency International.

Sur ce terrain, les pays comme la Guinée-Bissau, le Tchad, le Kenya et le Nigeria, sont souvent les pires élèves.

Le 30è sommet de l’UA s’ouvre officiellement à Addis Abeba les 28 et 29 janvier

Lu 468 fois Dernière modification le samedi, 27 janvier 2018 19:54

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.