mercredi, 20 décembre 2017 21:55

Budget : Que retenir de la loi de finances 2018 ?

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44,5% des ressources aux dépenses orientées vers les secteurs sociaux 44,5% des ressources aux dépenses orientées vers les secteurs sociaux

La loi de finances 2018 voté par les parlementaires togolais ce mardi, s’équilibre en ressources et en charges à 1.321,9 milliards de FCFA.


Par rapport au collectif budgétaire 2017, les recettes fiscales et non fiscales connaissent une hausse respectivement de 46,3milliards de FCFA passant de 614,0 milliards à 660,3 milliards de FCFA et de 23,2milliards de FCFA passant de 53,3 milliards à 76,5 milliards de FCFA en 2018.
Les recettes budgétaires enregistrent une augmentation de 38,9 milliards de FCFA pour atteindre 853,0 milliards de FCFA, contre 814,1 milliards de FCFA en 2017.
Les recettes budgétaires liquides augmentent de 59,0 milliards passant de 503,0 milliards de FCFA à 562,0 milliards de FCFA, tandis que les recettes budgétaires non liquides connaissent une baisse de 12,7 milliards passant de 111,0 milliards à 98,3 milliards de FCFA.
Quant aux dépenses budgétaires, comparativement au collectif budgétaire 2017, elles ont augmenté de 47,3 milliards de FCFA pour ressortir à 925,5milliards de FCFA contre 878,2 milliards de FCFA en 2017. Cette augmentation résulte principalement des mesures nouvelles relatives aux dépenses ordinaires à hauteur de 46,1 milliards de FCFA.
Il en découle un solde budgétaire déficitaire de 72,5 milliards de FCFA entièrement financé par le solde excédentaire des opérations de trésorerie dont les ressources et les dépenses se chiffrent respectivement à 465,5 milliards de FCFA et à 393,0 milliards de FCFA contre 589,6 milliards de FCFA et de 525,5 milliards de FCFA en 2017.

« L’adoption de la présente loi de finances pour la gestion 2018 permet au Gouvernement, d’une part, de renforcer la mobilisation des recettes et d’autre part, de poursuivre la maitrise des dépenses en limitant le déficit à 2,45% contre une norme communautaire inférieure ou égale à 3% ; ce qui permet de contenir l’évolution du taux d’endettement de notre pays qui est projeté à 52,8% en 2021 », a expliqué Sani Yaya, Ministre de l’Economie et des Finances.

La loi de finances pour la gestion 2018 consacre 44,5% des ressources aux dépenses orientées vers les secteurs sociaux dont une bonne part sera réalisée dans le cadre du Programme d’Urgence de Développement Communautaire(PUDC) et du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV). Les secteurs sociaux qui seront couverts sont entre autres: l’éducation, la santé, le développement socioéconomique à la base à travers la réalisation rapide des projets d’infrastructures socio-économiquesen milieu rural et semi-urbain.


Dans ce cadre, les actions du Gouvernement seront orientées vers la réalisation des écoles, des instituts de formation en agropastorale, des centres de santé, des points d’eau potable et l’assainissement de base ainsi que la construction des routes, des pistes rurales, l’aménagement hydro-agricoles, des infrastructures de stockage et de transformation des produits agricoles, l’électrification rurale grâce à toutes les sources d’énergie.
S’agissant particulièrement de l’énergie, les initiatives présidentielles CIZO et l’installation des centrales photovoltaïques contribueront à donner plus d’accès à l’électricité aux populations vulnérables ; ce qui favorisera le développement des zones rurales.


Le développement de l’agriculture donnera à notre économie l’impulsion nécessaire à la création de richesses et d’emplois viables à la jeunesse. L’enjeu principal est d’accroître la production agricole pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, réduisant ainsi le déficit de la balance commerciale constitué en grande partie des importations croissantes de produits alimentaires de base.
« La mise en place du programme Agropoles, avec l’aide de nos partenaires au développement, répond à cet impératif et permet surtout de passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture commerciale », a indiqué Sani Yaya.


L’adoption de cette loi de finances 2018, marque également la volonté du Gouvernement de poursuivre le remboursement de la dette intérieure commerciale en vue de dynamiser l’activité économique à travers le secteur privé.

Lu 529 fois Dernière modification le mercredi, 20 décembre 2017 22:22

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