mercredi, 11 octobre 2017 20:46

Politique :Le gouvernement n’apprécie pas les marches de violences dites « pacifiques », les jours ouvrables Spécial

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Quelques bariccades érigées par les manifestants Quelques bariccades érigées par les manifestants

La coalition des quatorze (14) partis politiques compte organiser les manifestations les 12, 13 et 14 octobre, c’est-à-dire jeudi, vendredi et samedi prochains à Lomé et à l'intérieur du pays mais elle se verra obliger de tenir les meetings les 12 et 13 en un lieu fixe et non de marcher.

Le 14, les organisateurs peuvent faire comme bon leur semble, toujours dans le respect de la loi. La décision a été prise par les ministres de la Sécurité Yark Damehame et son collègue en charge de l'Administration territoriale et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi.

Face à la presse mardi à Lomé, les deux (2) membres du gouvernement disent avoir pris cette décision après les multiples dérives émaillées lors des manifestations des 19 août, les 6, 7, 21 septembre, les 4 et 5 octobre derniers, occasionnant d’importants dégâts matériels jusqu'a débouché sur morts d’hommes.

« A part la manifestation du 20 septembre dernier, aucune manifestation n'a été pacifique comme l'a recommandé la loi sur les manifestations. Pourquoi, des Togolais qui ne sont intéressés par la marche doivent subir les dérives ? Nous avons été souples dans cette application mais compte tenu de certaines choses, nous ferons en sorte que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur », a indiqué le ministre de l’Administration territoriale.

Et cette application selon lui se fera en sorte qu’en semaine, « les manifestations se fassent en un lieu fixe » et « en week-end, les manifestants peuvent marcher librement ».

Yark Damehame a condamné les organisateurs de ces marches qui selon lui se passent en donneurs de leçons de démocratie après qu’ils aient monté l’adrénaline et incité la jeunesse à la violence au lieu de parler de paix et de cohésion sociale à cette dernière.

Les deux (2) membres du gouvernement ont condamné avec rigueur les appels à la violence sur toutes ses formes, à la désobéissance civile, au meurtre des autorités et sur leur famille, et sur les responsables des services de sécurité. Ils appellent les organisateurs et leurs militants au sens de responsabilité.

Le gouvernement dit être ouvert au dialogue avec l’opposition pour améliorer les choses et éviter à ce que les choses ne s’empirent davantage.

En rappel, depuis le 19 août dernier, l’opposition réclame le retour de la constitution de 1992 dans sa phase originelle, le vote de la diaspora togolaise. Pour l’heure, les députés de la majorité ont voté le texte introduit par le gouvernement portant limitation des mandats présidentiels et le scrutin à deux (2) tours ouvrant la voie au référendum.

Le 18 octobre prochain la coalition des partis politiques veut aussi marcher devant le siège de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour exprimer leur ras-le-bol dans son soutien au pouvoir de la place d’aller vaille-que-vaille au référendum.

Lu 173 fois Dernière modification le mercredi, 11 octobre 2017 21:11

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