lundi, 02 octobre 2017 13:30

Politique:Sélom Klassou : « retourner à la constitution de 1992, c’est faire preuve de légèreté » Spécial

Écrit par
Évaluer cet élément
(1 Vote)
Klassou selom Klassou selom

Depuis que l’opposition demande le retour de la Constitution de 1992 dans sa version originelle exigeant le départ du chef de l’Etat Faure Gnassingbé, il a laissé le soin aux autres de se prononcer. Ce dimanche en meeting à la place de l’indépendance à Notsè, (90km au nord de Lomé), Komi Selom Klassou cadre de du parti au pouvoir n’est pas passé par quatre (4) chemins pour répondre à l’opposition. Il persiste et signe estimant que « la loi ne dispose que pour l’avenir ».

Pour le Premier ministre, tous les Togolais qui sont en train de compétir sachent que le mandat présidentiel est de cinq (5) ans renouvelable une seule fois mais la rétroactivité non, puisque dit-il sous cette même constitution de 1992 révisée, l’opposition est allée aux élections présidentielles de 2003 et de 2005, aux élections législatives de 2007, aux élections présidentielles de 2010, aux élections législatives de 2013 et aux élections présidentielles de 2015 sans pouvoir se prononcer.

« Et dire aujourd’hui de retourner à la constitution de 1992 originelle, c’est faire preuve d’une certaine légèreté dans la lecture des lois et surtout de la constitution », a-t-il soutenu.

Pour s’en convaincre, Komi Sélom Klassou cite la constitution française de 1958 qui selon lui a été modifié plus de 24 fois soit par voie parlementaire ou par référendaire et en Allemagne depuis 1949, plus de 40 fois par les mêmes voies. « Donc le Togo n’innove rien à la matière. Lorsqu’on se dit démocrate, il faut se plier au droit et à UNIR avec à sa tête le chef de l’Etat Faure Gnassingbé, nous sommes prêts à aller vers le vrai peuple pour qu’il se prononce sur ce qu’il souhaite », a-t-il indiqué.

Le chef du gouvernement dans son manteau du parti UNIR a rappelé aux militants et sympathisants que la toute première constitution au Togo date du 14 avril 1961 et non celle de 1992 qui stipule en son article 33 que « Le Président de la République est élu au suffrage pour 7 ans. Il est rééligible », et dans son alinéa 2, « Le Président de la République est élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour ».

« En clair, une constitution n’est pas quelque chose immuable mais la volonté et l’expression d’une génération et au fil du temps compte tenu des préoccupations, d’autres peuvent apporter des modifications. Au lieu que des gens disent la vérité aux peuples, ils sont partis faire des replis identitaires religieux en faisant croire que Faure Gnassingbé ne veut pas faire des réformes dans notre pays alors qu’il est le premier à souhaiter et à travailler pour son effectivité », a-t-il précisé.

Après avoir passé aux peines fins des derniers évènements depuis le 19 août passant par ce pourquoi, les réformes contenues dans l’Accord politique global (APG) ne sont toujours pas réalisées depuis 2006, faute de l’opposition, le Premier ministre a appelé toute la population de la préfecture de Haho à faire la part des choses et à ne pas céder aux fausses informations que font passer l’opposition.

Etaient présents à ce grand meeting, les cadres de UNIR, le président des chefs traditionnels du Togo Agokoli IV et certains membres du gouvernement.

J.A

Lu 195 fois Dernière modification le lundi, 02 octobre 2017 14:13

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.