samedi, 23 septembre 2017 20:48

Agriculture : Une coopération entre le Togo et Haïti en perspectives Spécial

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Le ministre de l'agriculture (au micro) face à la presse Le ministre de l'agriculture (au micro) face à la presse

Après être imprégnée des expériences togolaises en matière de développement du secteur agricole du 17 au 23 septembre au Togo dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au développement agricole au Togo (PADAT) et du projet d’appui au secteur agricole (PASA), la délégation de la République haïtienne composée de professionnels agricoles du ministère de l’Agriculture, des ressources naturelles et du développement durable (MARNDR), a fait le point le vendredi à Lomé.

La visite de la délégation haïtienne au Togo fait suite après que cette dernière s’est rendue compte que le Projet de transfert de technologie aux agriculteurs (PTTA) est à la fin de sa première phase d’exécution et qu’une deuxième phase élargie à la recherche développement sera mise en vigueur sous la dénomination du Programme d’innovation technologique pour l’agriculture et l’agroforesterie pour 76,8 millions de dollars. C’est pour bien préparer la mise en œuvre de cette seconde phase que la mission a effectué cette visite d’échanges, histoire de s’enquérir des mécanismes et stratégies de mise en œuvre et des effets des projets PASA et PADAT.

Pendant une semaine, ces missionnaires haïtiens accompagnés des experts togolais du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique ont passé au peigne fin les stratégies de mise en œuvre des interventions et partagé les différents mécanismes d’appui au développement des cultures vivrières. Les acteurs des deux (2) pays ont ensemble évalué les mécanismes innovateurs de valorisation de la production agricole et d’amélioration à l’accès aux marchés.

La visite de terrain s’est déroulée dans les régions maritimes, plateaux et centrales. La délégation haïtienne s’est dite émerveillée sur quatre (4) axes.

Le premier axe est celui de l’aspect institutionnel où le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique a adopté une approche sectorielle qui est de nature à renforcer la capacité de pilotage comme étant un service public, qui donne une durabilité dans les entreprises à travers les projets et programmes. Ce qui est contraire à Haïti.

Le deuxième aspect qui a impressionné la mission haïtienne est le domaine de la machine agricole où les promoteurs ont mis au point des machines destinées à moderniser certains produits faits au Togo en l’occurrence le Foufou à base de l’igname (Foufou Mix) et la pâte (PatMix) tandis qu’en Haïti, le Foufou se fait à base d’un arbre véritable avec lequel se fait le Tom-tom, produit similaire au Foufou qui se fait jusqu’ici de manière artisanale.

Le troisième aspect est l’agroalimentaire. Le promoteur Tropic Bio qui fait de la production de l’ananas séché et du jus destinés à l’exportation. Avec son certificat Bio, celui-ci maitrise parfaitement son domaine.

Le quatrième aspect est dans la transformation et beaucoup plus dans l’Entreprise de service et organisation de producteurs (ESOP).

« Au 1er point, contrairement à l’Haïti, nous avons une approche sectorielle mais le Togo a beaucoup plus avancé sur nous. La machine agricole peut être bien un instrument de repiquage pour la modernisation de notre Tom-tom haïtien. Pour le 3ème axe, c’est un type d’expérience que nous allons innovés chez nous en Haïti quant au quatrième aspect se repose sur la transformation et beaucoup plus dans l’ESOP. C’est déjà suffisant pour le Togo et Haïti fassent une coopération sud-sud intersectoriel dans le domaine de l’agriculture », a déclaré Hermann Augustin, chef de la Délégation.

Le ministre togolais de l’Agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique le Colonel Ouro-Koura Agadaz s’est réjoui de cette initiative prise par les deux (2) pays avec la facilitation de la Banque mondiale qui vise à réchauffer les liens séculaires. Aujourd’hui, les résultats que nous saluons au niveau de notre département revêtent naturellement la signature du gouvernement et celle de la Banque mondiale mais les chemins restent à faire », a-t-il précisé.

Faut-il le rappeler, le PASA combine des activités d’urgences pour restaurer le sous-secteur de l’élevage et des actions structurelles de moyen et long termes pour appuyer d’autres sous-secteurs produits à travers des filières mieux organisées avec un accent sur la valorisation des produits agricoles et l’accès aux marchés nationaux et sous-régionaux. Son objectif, renforcer les capacités productives des bénéficiaires du projet dans les filières sélectionnées.

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