samedi, 16 septembre 2017 21:41

Politique : Le mode de scrutin selon la majorité au pouvoir et l’opposition Spécial

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Mode de scrutin à deux tours pour calmer la situation Mode de scrutin à deux tours pour calmer la situation

Les réformes constitutionnelles peinent à être concrétisées par les 91 députés de l’hémicycle malgré que le parti au pouvoir et l’opposition affiche leur bonne volonté de comprendre la nécessité des réformes à l’avancée du processus démocratique au Togo.

Comme on peut s’y attendre, l’égoïsme et la méfiance ont de nouveau plané sur le parlement hier à l’étude du projet de loi constitutionnelle du gouvernement autour des articles 52, 59 et 60, portant limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin à deux (2) tours.

Cet article 60 de la constitution faisait partie intégrale des recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), de l’Accord Politique global (APG) et de la conclusion du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC). Son application est pourtant très réclamée par l’opposition pour un processus électoral équitable mais coup de tonnerre depuis quelques jours, le chef de file de l’opposition balaie des mains de revers son contenu.

Tout porte à croire que son objectif, l’APG tant défendu ces quelques jours sur tous les médias du monde n’est plus la priorité du peuple mais de chasser le président Faure Gnassingbé pour prendre sa place.

Il faut rappeler que la constitution actuellement en vigueur dans notre pays est celle du 14 octobre 1992.

L’article 60 vu par la majorité et l’opposition

Situation actuelle : Art. 60 : L'élection du Président de la République a lieu au scrutin
uninominal majoritaire à un (1) tour. Le Président de la République est élu à la majorité des suffrages exprimés.

L’opposition réclame un retour au texte de 1992 qui stipule que : « L'élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le 15è jour, à un second tour. Seuls peuvent se présenter au second tour, les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix au premier tour. En cas de désistement ou de décès de l'un ou l'autre des deux candidats, entre les deux tours, les suivants se présentent dans l'ordre de leur classement. Au second tour, est déclaré élu, le candidat qui a recueilli le plus grand nombre de voix ». Pour Jean-Pierre Fabre, « Le problème de l’opposition, c’est le mode de scrutin à un tour ». Pour lui donc, il faut « retourner au mode de scrutin à deux tours pour calmer la situation au sein de la véritable opposition togolaise ». (Meeting mai 2016).

Il réclame donc un mode de scrutin à deux tours juste pour « calmer la situation au sein de la véritable opposition togolaise ».

Quant à la majorité, elle rappelle que le gouvernement finance les élections sur le budget de l’Etat. Une réponse aux sanctions infligées au Togo par les partenaires en développement au milieu des années 1990 et un « gage d’indépendance ». Une élection à un tour n’est pas anti démocratique. Plusieurs pays africains et même occidentaux optent pour ce mode de scrutin. L’importance est donc la garantie de transparence. D’ailleurs, Jean-Pierre Fabre a toujours estimé qu’il était en mesure de battre Faure Gnassingbé dans les Urnes sans le soutien de ses autres camarades de l’opposition. Il estime toujours avoir été le vainqueur des scrutins de 2010 et de 2015. Donc il est clair que le retour à un scrutin à deux tours n’est pas la raison de la défaite de l’opposition aux différentes présidentielles. Enfin le président Faure Gnassingbé a toujours été élu autour de 60% lors des scrutins de 2005, 2010 et 2015.

Lu 546 fois Dernière modification le samedi, 16 septembre 2017 21:49

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