jeudi, 14 septembre 2017 21:50

Répression à Bè : Les communautés Bè, Aflao et Agoényivé très remontées contre les corps habillés Spécial

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Quelques bariccades érigées par les manifestants Quelques bariccades érigées par les manifestants

Dans la nuit du 2ème jour de la manifestation de la coalition de l’opposition, les quartiers Bè et Amoutivé ont reçu la visite des forces de l’ordre et de sécurité débouchant sur des pluies des gaz lacrymogènes jusque dans leurs habitations. Ce qui est grave, dans la matinée du vendredi 8 septembre, les habitants de Bè ont été l’objet de violentes représailles de la part des corps habillés qui n’ont fait la différence entre jeunes et vieillards, femmes et les personnes malades.

Cette situation n’a pas été du goût des communautés Bè, Aflao et Agoenyivé regroupées au sein de l’association Renaissance action pour le développement du Golfe (RAD-Golfe).

Face à la presse ce jeudi à Lomé, cette association dit ne pas comprendre l’Etat togolais qui est censé assurer la sécurité et la protection des fils et filles, devenir menaçant pour son peuple en brandissant des fusils chargés et d’autres instruments de répression avec l’intention de faire du mal à certains catégories de citoyens considérés comme hostiles à sa politique.

« Nous protestons contre le fait que les populations résidant dans certains quartiers de la capitale notamment Bè soient assimilées à des militants d’un parti politique donné pour subir des actes qui ressemblent à des punitions suite aux débordements des manifestations des partis politiques », a déploré Yaovi Adodo, Président de RAD-Golfe.

M. Adodo a condamné avec la dernière rigueur ces actes de violations de domiciles, d’atteinte à l’intégrité physique, morale et psychologique sur des populations qui selon lui aspirent à une vie paisible malgré leur misère.

Les trois (3) communautés n’ont pas été du tout d’accord avec les forces de l’ordre et de sécurité qui ont profané leurs forêts sacrées.

« Depuis la nuit des temps, ces lieux qu’abritent les divinités de nos ancêtres, constituent des espaces et sources d’inspiration de nos communautés issues des peuples Ewé, du Togo, Bénin, Ghana et Nigeria. Nous n’accepterons pas que les corps habillés viennent profaner ces lieux. Ce n’est pas l’Etat qui subira les conséquences mais les individus qui y ont pénétré. Et les conséquences peuvent s’écouler de génération en génération », a averti Emile Dadzi, l’un des responsables de RAD-Golfe.

Les communautés Bè, Aflao et Agoènyivé appellent à la responsabilité du gouvernement à prendre des mesures idoines pour éviter à l’avenir ces genres de comportements avant d’inviter les populations des trois localités à éviter d’entrer en contact avec les forces de l’ordre et de sécurité.

Ces actes, selon les responsables de cette association ne resteront pas impunis. Pour eux, une commission chargée de recenser les victimes au sein des membres de la communauté Bè et autres travaillera avec le concours des huissiers de justice en vue d’évaluer les dégâts humains et matériels causés par les forces de l’ordre et de sécurité pour que réparation soit faite. Une plainte contre X sera déposée pour toutes fins utiles.

Ce n’est pas la première fois que ces actes ont lieu à Bè. De par le passé, ce quartier a été le terrain d’affrontements entre corps habillés et jeunes.

J.A

Lu 566 fois Dernière modification le jeudi, 14 septembre 2017 22:06

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